Telos

 

Je peux être contacté au travers de mon adresse mail dominique@liberterre.fr ou au travers de la robotique FaCIAbook dont mon identifiant est Tambours de Xochipelli.

Les Tambours de Gaïa se sont réveillés. Les entendez-vous bien?

 

Décodage du double tabou imposé sur les substances guérisseuses, visionnaires et sacrées

L’objectif déclaré, et transparent, de mon blog “Xochipelli”, est de mettre en lumière, fondamentalement, le tabou qui prévaut, depuis très longtemps, sur les substances et préparations guérisseuses, visionnaires et sacrées de la Biosphère Gaïenne,

que nous offrent les champignons, les plantes, les animaux, les minéraux…

Dans cette présente déclaration d’intention, je me fonde essentiellement sur la mise en exergue du tabou inversé, ou double tabou, ainsi qualifié par le Métahistorien John Lash – dont j’ai traduit l’intégralité de l’oeuvre écrite, sur mon site Liberterre et en publications. Ce double tabou a été imposé, par des psychopathes déments, à une partie de l’humanité d’alors, à savoir durant l’émergence de certaines tribus, ou sociétés, environ un millier d’années avant notre Ere, que l’on hésiterait, d’ailleurs, à qualifier de civilisations – du moins eu égard à leurs organes de contrôle. 

Cette déclaration d’intention est, également, agrémentée de quelques éclairages étymologiques qui se fondent sur les recherches de certains linguistes, ou sur les découvertes et thèses de l’archéologue Maria Gimbutas, quant à l’existence d’une langue qualifiée de Proto-Indo-Européenne, une langue-mère originelle. Originelle, bien sûr, dans le sens d’un espace-temps strictement circonscrit à l’une des expressions de l’humanité sur cette planète. Un espace-temps d’autant plus circonscrit, à mes yeux, que je n’accorde aucun “crédit”

– du latin “credo”, croire, croyances –

… pour en arriver au concept moderne de finance mafieuse

créant de l’argent ex nihilo pour le prêter très cher aux pauvres

aux délires des néo-darwiniens quant à leur conception de “l’évolution” de l’animal humain et de l’intégralité de la biosphère,

une conception issue de cerveaux très endommagés

par la pathologie de la pensée linéaire occidentale

Lynn Margulis, l’une des biologistes les plus géniales du siècle passé, presque inconnue dans notre pays, malgré qu’elle ait prouvé la validité du concept d’endosymbiogenèse

et dont, bien sûr, aucun ouvrage n’a été traduit en français,

pour ne pas fâcher les fondamentalistes,

l’imposition d’un tabou?

avait qualifié les néo-darwiniens de petite secte religieuse en voie d’extinction. Les délires néo-darwiniens constituent, très certainement, l’une des mutations pseudo-scientifiques les plus destructrices du syndrome du tabou inversé.

 

Wachuma, cactus sacré du Pérou, de la Bolivie, d'Equateur...

Wachuma, cactus sacré du Pérou, de la Bolivie, d’Equateur…

 

Ce tabou inversé se décline, tout simplement, comme suit: il est strictement interdit d’utiliser des substances guérisseuses, visionnaires et sacrées et, de plus, il est strictement interdit d’en connaître l’existence même. Selon le Métahistorien John Lash qui – dans la voie ouverte par le mythologiste Joseph Campbell, a étudié la grande majorité des mythologies des peuples de la planète –

ce tabou inversé est unique au monde.

De tous temps, et dans toutes sociétés humaines, il semblerait que les tabous aient existé mais ils étaient très clairement stipulés afin que les individus puissent les respecter –

ou les briser eu égard aux inclinations dissidentes qui paraissent caractériser la frange la plus innovatrice de l’espèce humaine!

Par exemple, dans certaines sociétés Indigènes, la femme ayant ses fleurs n’est pas autorisée à participer à des rencontres sociales et à des cérémonies rituelles ou initiatiques. Le tabou, dans ce cas, est simplement dicté et il peut être respecté – ou rompu. Dans certaines sociétés Amérindiennes, il est interdit aux membres du Clan du Castor de consommer du castor car celui-ci est leur totem, leur animal-emblème.

Pour ce clan, les castors sont perçus comme des formes assumées par des guides de la tribu ou des ancêtres non-humains.

Ce tabou clairement énoncé peut être respecté ou rompu – et il est, d’ailleurs, rompu lors de cérémonies rituelles de gratitude envers les castors. Dans ce cas, le caractère sacré du castor est maintenu

tant bien même sa chair est communiée lors de rituels de pouvoir.

« Traditionnellement, la finalité d’un tabou est de préserver la frontière entre le sacré et le profane, mais cette frontière est néanmoins poreuse. La vache sacrée, de la religion Hindoue, vagabonde dans les rues de l’Inde d’une façon routinière et nonchalante. La vache ne peut pas être sacrifiée: c’est le tabou. Mais en raison d’une conscience claire du tabou – une transparence complète – la présence de la vache dans le monde ordinaire – profane – éveille l’esprit à un autre monde, un royaume dont les choses possèdent une valeur différente et connectée à la dimension sacrée de la vie. Les valeurs sacrées et profanes coexistent et interagissent et ce modus operandi se perçoit dans la fonction des tabous et des objets interdits ». (John Lash. Le Paradis Reconquis. Collection Liberterre. Editions Voix des Semences).

Quelle est l’origine de ce tabou inversé frappant de malédiction les substances guérisseuses, visionnaires et sacrées? Aujourd’hui, nul érudit n’en a évoqué la présence dans les écritures cunéiformes des tablettes d’argile – remontant à 3200 ans avant notre Ere – qui recueillent l’histoire de la civilisation Sumérienne. On peut donc affirmer que sa seule présence est exprimée dans les livres de la Bible,

– du Grec “Byblos”, livre, tout bonnement –

la source des trois religions prétendument monothéistes,

car Elohim ne serait-il pas le pluriel de El?

mais d’où venaient donc ces dieux circulant en “chariots de feu”?

de la même galaxie que celui qui est venu sauver l’humanité du péché capital?

le syndrome de la Rédemption… le syndrome de la Croyance Croix/Croisade

Credo, ergo sum

et certains, même, sont partis en Croisade pour Sauver le Climat!!!

et plus particulièrement exaltée dans le livre de la Genèse.

« La prohibition Biblique “Tu ne connaîtras pas” constitue un acte clair et délibéré de déni. Elle détermine la dynamique particulière du tabou inversé, la manière dont il occulte ce qu’il interdit. Exprimé en termes plus explicites, le tabou stipule que “tu ne connaîtras pas” ce que tu es interdit de posséder. Le tabou est empreint d’une double malédiction: à l’encontre du partage de la chose frappée de tabou et à l’encontre de la connaissance même de son existence permettant de le partager. Telle est la prohibition extraordinaire, et déconcertante, stipulée dans la Genèse, le premier livre de la Bible ». (Op. cit.)

“Ne mange pas du fruit défendu”. C’est l’un des plus vieux tabous au monde et cet interdit frappe l’Arbre de la Connaissance: “Tu ne connaîtras pas”. Quelle est donc la nature du fruit défendu? Bien évidemment pas la pomme!!

Mais bien plutôt le cannabis, le champignon, le lotus bleu… ou le mythique Soma

J’ai passé des journées entières à compulser les reproductions numérisées des Manuscrits du Moyen Age, d’un grand nombre de bibliothèques numériques d’Europe… et j’y ai retrouvé des enluminures dans lesquelles Eve tend le Champignon à Adam! La très célèbre pomme d’Adam…

et cela fait 2700 ans que les théocrates nous jettent l’anesthésiante pommade

– du latin, “pomus”, pomme –

Cela fait, ainsi, 2700 ans que les théocrates anesthésient l’humanité avec leur mythe, destructeur et stérile, plaçant Adam et Eve dans un “Paradis” dont ils ont été chassés parce qu’Eve a consommé le fruit défendu, offert par le Serpent, et qu’elle a incité, à en faire de même, Adam, son époux,

ou du moins celui qui pourvut la côte saignante dont elle fut forgée…

faut-il vous l’envelopper papier/cadeau ou est-ce pour consommer de suite?

Yahvé/Jehovah/Yaldabaoth expulse Adam et Eve lorsque ces derniers – après avoir consommé du fruit défendu de l’Arbre de Connaissance – s’aperçoivent qu’ils sont nus, évidemment. Yahvé instaure la guerre entre les deux genres humain – et entre la femme et sa semence; il les condamne aux labeurs forcés – à perpétuité; il maudit le serpent –

le très célèbre Lucifer, du latin “Lux Ferris”, Porteur de Lumière

il condamne la femme à souffrir dans l’accouchement et parfois à en mourir;

le “travail” de la femme donnant naissance…

du latin “trepalium”, instrument de torture à trois pieux

il la condamne à être assujétie à son époux; il condamne les deux, et leur descendance, à “travailler” le sol à la sueur de leur front – couvert de la poussière vers laquelle ils retourneront à leur mort.

C’est tout un programme… et cela friserait même l’envoûtement

pour ne pas dire le génocide

Yahvé n’est pas content du tout et il a peur. «Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal». «Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’Arbre de Vie, d’en manger, et de vivre éternellement». Genèse 3:22 introduit, ainsi, un autre motif de ce mythe dévastateur – à savoir un second arbre. C’est pour cela que Yahvé expulse ces deux dissidents du Paradis dont ils étaient les gardiens: pour contrecarrer une autre violation potentielle de sa volonté divine.

Il est à noter, ici, que selon la Genèse, la consommation du fruit du second arbre, l’Arbre de Vie, n’est pas prohibée.

« Pourquoi Dieu est-il si effrayé que la consommation du premier entraîne la consommation du second? Sans doute parce que la réalisation obtenue, au travers de la consommation du fruit de l’Arbre de Connaissance, génère la reconnaissance de la nature de l’Arbre de Vie. Le fruit défendu donne aux parents originels l’accès à la source biologique même de leur existence, “l’Arbre de Vie”. Comme cet arbre ne pouvait être atteint que si le fruit de l’autre arbre était consommé, son accès n’avait pas besoin d’être dénié. Sans le fruit défendu pour ouvrir leur vision, Adam et Eve pouvaient profiter de l’Arbre de Vie pour la nutrition, pour se sustenter, mais non pas pour accéder à ses secrets les plus profonds, non pas pour atteindre le secret de la vie elle-même. L’Arbre de Connaissance confère la sagesse qui ouvre la voie au secret de l’immortalité, représenté par l’arbre de vie (en termes modernes, l’ADN, le génome humain, l’évolution ontogénétique et phylogénétique). » (Op. cit.)

J’invite toutes celles et ceux, qui seraient intéressés par l’intégralité du décodage de ce mythe pernicieux, à consulter le premier très long chapitre, ou l’ouvrage, sus-cités.

Que le fruit défendu – à savoir les substances guérisseuses, visionnaires et sacrées – donne accès aux secrets de la vie n’étonnera pas ceux qui ont eu le courage de plonger dans le monde des enthéogènes. Les Ayahuasqueros de l’Amérique Latine affirment que grâce à l’Ayahuasca, ils peuvent percevoir le niveau moléculaire des plantes de l’Amazonie dont ils utilisent certaines – parmi des dizaines de milliers – pour guérir. Lorsque les Occidentaux leur demandent comment ils peuvent connaître les propriétés guérisseuses, de certaines plantes Amazoniennes, que l’on vient juste de découvrir grâce à une technologie hyper-moderne et sophistiquée, ils répondent invariablement que c’est grâce à la Madre Yagé. (Jérémy Narby. Le Serpent Cosmique).

Certains chercheurs, et Prix Nobel, de la biologie moderne ont récemment eu le courage de reconnaître que c’est grâce à l’usage de substances psychoactives (Champignons Psilocybes, LSD…) qu’ils ont réalisé les découvertes qui les ont rendus célèbres.

La mise en place de la confiscation des richesses visionnaires de la Biosphère Gaïenne – qui sera l’un des thèmes fondamentaux abordés dans ce blog – a été le fait d’une petite clique démente de théocrates qui se sont arrogé le droit de jouer les intermédiaires entre l’Humanité et l’Altérité et qui, pour ce faire, ont inventé des religions,

du latin “religare”, lier, du Grec “lugo”, attacher une branche,

en connotation avec le Sanskrit “raggu”, corde, ce qui lie

ceux qui se réfugient derrière une prétendue étymologie du terme religion avec le latin “legere” pour lire, lecture, loi, etc, ne sont que des lâches qui font perdurer les objectifs fondamentaux de toutes les religions institutionnelles :

mettre l’espèce humaine en esclavage

en prétendant que les êtres humains ne pouvaient plus réaliser cette connexion par eux-mêmes parce qu’ils avaient chuté!

L’envoûtement de la Chute Originelle et du Péché Capital…

2700 ans plus tard, le “système” fonctionne encore, clopin-clopant parfois…

« Selon l’interprétation habituelle, le mythe affirme que les parents originels furent chassés du Paradis pour avoir consommé du fruit défendu – c’est à dire pour un acte de désobéissance. Ce que le mythe n’explicite pas, c’est qu’en fait l’état paradisiaque était induit par l’acte de consommation et que la Chute résulta du fait que la plante qu’ils mangèrent leur fut supprimée. L’Eden est un espace, le paradis naturel sur Terre, mais la conscience d’y être présent procède du fruit défendu qui y croît. C’est le premier facteur occulté dans le message déguisé du mythe.

Le langage du mythe de l’Eden utilise une syntaxe mensongère et délibérément pervertie: elle nous conduit à présumer que la cause de la Chute fut un acte de désobéissance alors qu’en réalité la Chute se manifeste non pas parce qu’Adam et Eve désobéirent mais parce qu’ils n’ont plus le droit de posséder ce pour quoi ils ont été punis d’avoir profité. Leur punition est une perte de l’accès à la chose même qui leur révèle qu’ils vivent en fait dans le Paradis. C’est le second facteur occulté dans le message déguisé ». (Op. cit.)

La Chute n’est pas la punition pour avoir consommé du fruit défendu, c’est la conséquence de l’interdiction de manger le fruit, une fois qu’il a été goûté.

L’interdiction de manger le fruit, c’est la prohibition de la connaissance de l’existence – et du partage – des substances guérisseuses, visionnaires et sacrées,

que nous offrent les champignons, les plantes, les animaux, les minéraux…

Le qualificatif “guérisseuse” me met dans tous mes émois, surtout lorsque j’en découvre la définition chez Wikipedia – l’un des organes majeurs de désinformation à la botte des Autorités: « Un guérisseur est une personne, généralement dépourvue de diplôme médical, qui guérit, ou prétend guérir, en-dehors de l’exercice légal scientifique de la médecine, par des moyens empiriques ou magiques, en vertu de dons particuliers supposés ou à l’aide de recettes personnelles. »

tous les poncifs les plus sordides ont été concentrés en quatre lignes seulement

quel est l’imbécile consommé qui a pu rédiger un tel torchon diffamatoire?

vraisemblablement une crapule soudoyée par le Conseil de l’Ordre des Médecins,

ou le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, ou le Conseil …

tous Ordres créés par le Maréchal Pétain en 1941

celui-là même qui initia la destruction généralisée de l’herboristerie

La racine – l’étymologie – des termes guérisseur, guérison, guérir est, pour moi, l’une des plus fascinantes qui soient. Sa racine Indo-Européenne est “wer” et sa racine sanscrite est “vāraḥ”, qui est dérivé du verbe “vṛṇoti” (vṛ-) pour couvrir, envelopper, entourer, cacher. Cette racine sanscrite est attestée dans les composés suivants: “dur-vāraḥ pour difficile à défendre; “aśva-vāraḥ” pour cavalier/celui qui retient le cheval; “vāṇa-vāraḥ” pour cuirasse/qui protège des flèches. 

Cette racine sanscrite vāraḥ est à l’origine des termes suivants:

guerre, guérir, gardien, jardin, garantir, guérite…

et c’est à prendre ou à laisser, il ne s’agit pas de supputations

Guérir se disait “garir” ou “warir”, pour rendre la santé, aux XII/XIV ème siècles en France. Corrélé à “warjan”, pour défendre, protéger, en vieux francique. Corrélé à “werian” en ancien haut allemand et à “wehren” en allemand, pour défendre. Corrélé au gothique warjan, pour interdire.

Il faut se rappeler que dans nos langues, les lettres G et W permutent souvent. Nous avons ainsi gardien/warden; guerre/war; guérite/garret; garantir/warrant, etc… Dans le cas de jardin/garden, ce sont les lettres J et G qui permutent.

Pourquoi jardin/garden sont-ils issus de cette même racine Indo-Européenne? Parce que, tout simplement, un jardin se définit – toujours – par un enclos pour le protéger des animaux sauvages, ou des animaux domestiques… ou bien encore des maraudeurs, des gypsies, des basanés dont l’existence-même requiert l’émergence des polices, des tribunaux, des magistrats, des lois, des prisons…

ce qui fait dire à certains, dont moi-même en fait,

que l’agriculture fut le début du chaos social

Ces corrélations étymologiques mettent également en exergue la vérité toute nue et incontournable – très souvent occultée par les mouvances néo ou pseudo shamaniques teintées de Nouvel Age débile: le shaman, le guérisseur qui sait guérir sait aussi tuer. Ce sont les mêmes forces, et souvent les mêmes substances: tout dépend de l’intention – et de la dose!

Les Grecs l’avaient fort bien compris

car “Pharmakon” signifie à la fois le remède et le poison

mais, de plus, “Pharmakós” désigne aussi le sacrifice rituel…

Dans les Idylles de Théocrite, nous retrouvons Simaitha, et sa servante, qualifiées de “pharmakeutriai”, de pharmaciennes – à savoir de magiciennes réalisant des pratiques magiques et rituelles à partir de substances végétales (laurier, farines).

L’auteur Maurizzio Bettini évoque des “pratiques de magie homéopathique et homéophonique” dans son analyse du rituel en l’honneur de la déesse Tacita dans Ovide. C’est un concept très séduisant et ces corrélations, tant sémantiques que physiques, entre les rituels sacrificiels et les substances/poisons nous amènent à aborder le troisième terme de notre expression favorite, dans cet essai: des substances guérisseuses, visionnaires et sacrées.

L’expression “sacrée” et tous les termes corrélés: “sacrement”, “sacrifice”, “sacer”, “sacra”, “sacrum”, “sacre”, “sakros”… ainsi que “saint”, “sanctifié”, etc.

dérivent de la même racine Indo-Européenne “sak”, pour pouvoir et force divine

Fondamentalement, ce qui est sacré, le sacrifice, le sacrement…, c’est ce qui donne du pouvoir – à l’espèce humaine, pas aux fausses divinités – et un ouvrage entier pourrait être rédigé sur toutes ces corrélations.

Quant à l’étymologie de notre troisième terme “visionnaire”, elle est toute aussi fascinante et évocatrice.

Elle est issue du terme Indo-Européen “weid” et des termes sanscrits

“Vidya” pour connaissance spirituelle et “Veda” pour enseignements sacrés.

Les termes corrélés en latin, français et anglais sont, par exemple:

video, videre, vidéo, vision, wisdom, wit

mais aussi wizard et witch

celui et celle qui “voient”

traduits par sorciers, sorcières, les sourciers

Et pour en revenir à l’expulsion, agrémentée de menaces génocidaires, des personnages mythiques que sont Adam et Eve, hors du Jardin/Paradis/Eden de la Genèse,

Jardin, gardien et enclos….

Paradis, “paradisus” en latin, “paradeisos” en grec,

“pairidaeza” en Avestan/Iranien signifiant “enclos/parc” parce que

composé de “pairi” pour “autour” et “diz” pour “faire un enclos, une forme”…

“Eden” de l’Assyrien “edinu”, signifiant champ, espace…

il est fort possible qu’il existe, encore, un autre facteur occultant dans ce mythe stérile: le Jardin/Paradis/Eden n’est sans doute que le vecteur de simulation/dissimulation d’une des malédictions les plus féroces posées sur l’humanité: l’invention de l’agriculture. Lors de mes investigations, au travers de la toile, en 2011, des bibliothèques Européennes, j’ai retrouvé une enluminure dans le Psautier de Saint Louis (1253/1270) dans laquelle un singe goguenard, entouré de petits champignons (magiques??), se tient devant Adam qui cultive la terre.

En conclusion partielle, le double tabou imposé par les théocrates, et autres patriarches du désert, sur les peuples du Moyen Orient s’est propagé comme une peste, une malédiction, dans toutes les directions de la planète

au fil des conquêtes, des guerres de religions, de la mise sous séquestre (intellectuelle, artistique, spirituelle, sexuelle…) des Peuples Païens de l’Europe, de la destruction de tous les centres des Initiés d’antan (et de leurs bibliothèques) datant de plusieurs millénaires, des génocides des Peuples Premiers et Indigènes, des exactions des Inquisiteurs qui brulèrent sur les buchers des dizaines de milliers de guérisseurs, de guérisseuses, de sages-femmes qualifiées de sorciers et de sorcières

pour en arriver à la Pharmacocratie actuelle.

L’écocide planétaire – qui se déploie inexorablement devant nos yeux – est la conséquence inéluctable de ce tabou. L’épitaphe de cette humanité étiolée pourrait être: « elle périt de ne plus pouvoir rendre Hommage à la Beauté ».

Et cette humanité ne peut plus, littéralement, rendre Hommage à la Beauté car les théocrates ont interdit, aux êtres humains, l’utilisation et la connaissance de l’existence des substances guérisseuses, visionnaires et sacrées

qui leur conféraient la Guérison, la Vision, le Pouvoir

et la connexion vivante et authentique

avec l’Altérité, la Source Première, la Mère

Notre Mère qui est en Terre

donne-nous nos sacrements visionnaires quotidiens!

ou tout simplement exterminé tous les peuples d’Asie, d’Australie, d’Afrique, d’Europe  et des Amériques qui ne croyaient pas en leurs arnaques spirituelles.

Cependant, les psychopathes prédateurs, terroristes biocidaires et autres Pharmacocrates, sont dans leur dernière ligne droite – et ils le savent – et ils se précipitent

tel un TGV lancé vers l’Abime de leurs vanités

Terroristes à Grande Vitesse

et ainsi que le précise le Métahistorien,

Tertön à ses heures fertiles

Shaman à ses heures joueuses

« La prohibition occultante est un outil puissant de manipulation sociale. Cette puissance particulière constitue précisément l’un des attributs du tabou inversé. Mais, dans ce contexte, il existe également un inconvénient pour ceux qui exercent le contrôle. Par opposition au tabou ouvert, qui est connu, adopté et accepté par toute la communauté, le tabou qui divise la communauté dépend d’une couverture, d’un programme de dissimulation qui maintient ses membres dans l’ignorance de ce qui leur est interdit. Le maintien d’une telle dissimulation n’est pas des plus aisés. Il exige, au fil du temps, un effort énorme et constant. Il requiert des stratégies occultes de coercition et d’intimidation. Et, ce qui est encore plus important, il oblige les contrôleurs à impliquer la communauté entière dans l’opération de dissimulation de telle sorte que ceux qui sont assujettis au tabou participent fondamentalement à la tromperie dont ils sont les victimes. Les faiseurs de tabous ne peuvent pas se passer de la complicité des gens qu’ils leurrent, grâce à la prohibition occultante, pour en garantir le succès.

Si l’objet frappé de prohibition occultante était révélé et si la tribu prenait conscience de ce dont elle est privée, tout le système de contrôle et de dissimulation imploserait. Une telle opération de tromperie est précaire et peut-être même dure à imaginer, mais cependant elle peut fonctionner et il est étonnant de constater qu’elle fonctionne même très bien. Mais, inévitablement, vient le jour où un membre de la communauté découvre ce qui est prohibé et caché dans le tabou inversé et le dénonce.»(Op. Cit.)

Et aujourd’hui, ce sont non seulement des membres de communautés qui dénoncent, nomment et activent le ferment humain

des réincarnations modernes des Telestai de l’Antiquité Grecque,

Syrienne, Egyptienne… ceux que l’on nommait les Gnostiques Païens

ceux qui se tiennent debout et qui sont intentionnés

ceux qui possèdent un Telos

et qui parfois, aussi, communient aux substances prohibées

comme les initiés d’antan communiaient au Kikeon

mais des communautés entières, qui sont en train de se soulever à l’encontre des psychopathes prédateurs, déments et criminels.

Pour la Libération

des Neurognostiques Sérotoninergiques de la Biosphère Gaïenne

 

Xochi, le 17 octobre 2015

ou 26 Vendémiaire dans le Calendrier Républicain, le jour de l’Aubergine