Artemisia: Déesse des Païens et Mère des Sorcières

Artémis s’appelait aussi, parfois, Artemisia Eileithyia. Dans la cosmogonie antique Grecque, Eileithyia est la déesse de la naissance. Son nom serait dérivé du verbe “eleutho” (ἐλεύθω), “conférer” – la déesse étant, ainsi, “celle qui confère” – et le nom qu’elle porte en Messénie et en Laconie, à savoir “Elysia”, suggérerait, de plus, une connexion directe à Eleusis, le centre des Mystères Grecs où les initiés partageaient de la boisson enthéogénique, le “Kikeon” – un breuvage concocté principalement à partir d’ergots Claviceps. Selon Pline, les deux déesses Artemisia et Eileithyia fusionnèrent à une certaine époque.

Selon certains auteurs, Artémis est la déesse la plus réputée de la Grèce. Dans l’une de ses formes originelles, elle est une déesse de l’agriculture en Arcadie et elle y devient aussi la déesse de la vie sauvage et de la chasse. Son frère jumeau est Apollon. Artémis est vierge et liée à nul homme: sa mission est de protéger les femmes et la vie sauvage. Continuer la lecture

Qualités Médicinales des Perillas

Le genre Perilla, de la Famille des Lamiacées, comprend une espèce “domestiquée”, Perilla frutescens, et trois espèces sauvages – Perilla citriodora, Perilla hirtella et Perilla setoyensis. Perilla frutescens serait originaire de Chine et il est répandu dans ce pays à partir du 42ème degré de latitude nord. Perilla frutescens s’étend, sur le sous-continent Indien, du Cachemire au Bhoutan. Cette espèce comprend trois sous-espèces, Perilla frutescens sp. crispa et Perilla frutescens sp. acuta cultivées pour ses feuilles et Perilla frutescens sp. frutescens cultivé, principalement, pour ses graines. Perilla frutescens sp. crispa est appelée “Shiso” en Japonais et “Zisu” en Chinois – mais également Pérille, Basilic Chinois et Sésame sauvage en Français; Bhanjira en Hindi; Ban Tulsi en Bengali. Perilla frutescens sp. frutescens est appelée “Egoma” en Japonais. La Périlla est une culture traditionnelle au Japon, en Chine, au Népal, au Bhoutan, en Corée, en Inde, en Thaïlande, etc. Elle entre, par exemple, dans la confection des shushis et de la pâte d’umeboshi à base de prunes fermentées. Continuer la lecture

L’Ashwagandha: une pharmacopia millénaire, naturelle et très puissante

Withania somnifera fait partie de la Famille des Solanacées. Le genre Withania comprend 23 espèces réparties autour du bassin Méditerranéen, en Afrique et dans l’Asie du sud-ouest. L’un de ses noms Sanskrits, “Ashwagandha”, signifie l’odeur du cheval – ashva/cheval et gandha/odeur – de par l’intense parfum exsudé par les racines de cette espèce médicinale, l’une des plus fondamentales, depuis des milliers d’années, dans la Médecine Traditionnelle Ayurvédique de l’Inde. L’Ashwagandha est également appelée le Ginseng de l’Inde et la Cerise d’hiver de l’Inde – et également la Présure de l’Inde car on s’en sert pour cailler le lait. Elle fait partie de la classe des plantes dites “Rasayana Sattviques” – à savoir des élixirs alchimiques. Dans l’Ayurvéda, la plupart des plantes Rasayana sont des plantes adaptogènes et anti-stress. Selon Acharya Sushruta, le célèbre chirurgien de l’antiquité, co-fondateur de l’Ayurveda et auteur du Suśruta-saṃhitā, les Rasayana sont des substances qui ralentissent le processus de vieillissement, accroissent l’énergie mentale et physique et donc la longévité. Au Yemen, elle est nommée, dans un dialecte Arabe, “waraq as-sifa”, à savoir “la feuille de la guérison”. Continuer la lecture

Les Agastaches pour soigner la malaria, la dépression, les cancers, les hépatites…

Les Agastaches constituent un petit genre dans la Famille des Lamiacées comprenant une petite trentaine d’espèces vivaces. Elles sont toutes originaires des Amériques du nord et centrale à l’exception d’Agastache rugosa originaire de l’Asie de l’est. Agastache signifie, en Grec, avec de nombreux épis, “agan/stachys”. Une toute nouvelle espèce a récemment été découverte dans l’Etat de Durango, au Mexique, Agastache sandersiana [1]. Le genre Agastache est divisé en deux sections: la section “Agastache” qui comprend l’espèce Asiatique Agastache rugosa, ainsi que les Agastaches du continent nord-américain; et la section “Brittonastrum” qui comprend toutes les Agastaches du sud-ouest des USA et de l’Amérique centrale. Continuer la lecture

Les qualités extrêmement médicinales des Cressons de Para

Plusieurs espèces tropicales de Spilanthes et d’Acmella ont été traditionnellement utilisées pour la médecine ou pour l’assaisonnement des aliments. Au Brésil, par exemple, le Cresson de Para, connu sous le nom de “jambu”, est mélangé avec du jus de manioc, des piments forts et de l’ail pour parfumer la tacaca, la soupe locale. La sensation piquante générée par le spilanthol est plaisante ou ne l’est pas, selon les goûts. Les Malgaches l’ont appelée “brède mafane” – l’herbe chaude.  Cependant, lorsqu’elles sont cuites, les plantes perdent leur saveur très forte et peuvent donc être consommées en légumes verts.

Le genre Spilanthes comprend environ 300 espèces. Taxonomiquement, ce genre est souvent confondu avec le genre Acmella – qui comprend, environ, une quarantaine d’espèces – et parfois avec le genre Salmea. En fait, ces deux genres peuvent être distingués par, au moins, huit caractéristiques morphologiques et par un génome différent. La caractérisation la plus aisée reste, cependant, la forme du capitule: les espèces du genre Spilanthes ont un capitule discoïde et les espèces du genre Acmella ont un capitule radié – et dépourvu de pappus. Continuer la lecture

Les Ocas de la Pachamama

Dans ma jeunesse Bretonne – déjà très libertaire, anti-nucléaire et décoratrice de casernes militaires – je m’imaginais de raviver les “cendres de l’aculture” en y chantant les états d’Hommes de Gilles Servat, de Jean-Marie Vivier et de François Béranger, les bardes révoltés contre le centralisme Etatique sans âme – qui, un demi-siècle en arrière, n’avaient pas sans doute pressenti, à sa juste amplitude, la métamorphose du carcan social mis en place par les Autorités: de la petite surveillance Micro – à la bonne franquette du réseau taupinier des RG – à la grosse dictature Macro née de la politique de l’Etat d’Urgentissime. «Nous sommes Incas, nous sommes Incas, un cas pathologique». Continuer la lecture

Pour prévenir et guérir la Malaria: les Armoises d’Artémis ou les vaccins chimériques de la Pharmacratie? Dossier n°2.

Les armoises pour guérir la malaria: de la Médecine Traditionnelle Eurasienne

aux découvertes de Pamela Weathers

Dans ce second dossier sur la Malaria, et sur les qualités médicinales antipaludiques des espèces du genre Artemisia, je présente tout d’abord l’utilisation médicinale plurimillénaire de ces Armoises dans les Médecines Traditionnelles Européenne et Chinoise. Je présente, ensuite, les découvertes de Pamela Weathers ainsi que trois annexes dont l’une est une traduction partielle d’une publication de cette biologiste, datant de 2014.

Pamela Weathers – qui est professeur de biologie et de biotechnologie – travaille dans son laboratoire, au Worcester Polytechnic Institute dans le Massachusetts, sur la malaria et Artemisia annua depuis plus de 25 années. Elle a publié de très nombreuses études… dont aucune n’a eu le moindre écho communiqué par la presse ou par la communauté scientifique Française travaillant sur la malaria. Pourquoi? Parce que Pamela Weathers affirme que l’on peut soigner la malaria avec de simples remèdes sous forme de tablettes de feuilles séchées et comprimées de variétés d’Artemisia annua à haute teneur en artémisinine. Il semble très patent que l’Industrie Pharmacratique et l’Industrie de la Recherche Française (financée par les fonds publics) n’ont que faire des découvertes de Pamela Weathers. Ces découvertes ne sont, d’ailleurs, que des redécouvertes ou des confirmations des propriétés médicinales des multiples espèces au sein du genre Artemisia – qui sont des Plantes Médicinales Maîtresses que les tradipraticiens connaissent depuis des millénaires, tout autant pour la malaria, que pour le cancer ou l’avortement. Continuer la lecture

Pour prévenir et guérir la Malaria: les Armoises d’Artémis ou les vaccins chimériques de la Pharmacratie? Dossier n°1.

Malaria : le Catalogue du Génocide Pharmacratique

Sans vouloir nous appesantir sur ce sujet, car là n’est pas l’objectif, précisons, nonobstant et fondamentalement, que le syndrome de la Malaria existe, surtout, de par le fait qu’une bonne partie de l’humanité est privée des conditions sanitaires les plus primordiales, pour ne pas parler d’une absence d’accès primaire à de l’eau potable digne de ce nom – et pour ne pas parler, non plus, d’un effondrement total du système immunitaire généré par la synergie entre une foultitude de toxiques, en tous genres, déversés dans le corps humain et dans le corps de la Biosphère. J’ai eu le plaisir de contrebander, pendant une vingtaine d’années, une pléthore de semences de Vie dans de nombreux pays tropicaux, de divers continents – et où parfois les guérillas sévissaient à portée de vol de papillon – et il est clair que certaines conditions sanitaires feraient s’évanouir une bonne partie de la classe moyenne bien emmitouflée dans ses croyances dans le Progrès.

Le scandale du non-accès, de milliards d’êtres humains, à un assainissement et à de l’eau potable vient du fait que 99% des ressources planétaires sont dans la main avide d’une poignée d’individus voleurs, et menteurs, terrés dans les paradis fiscaux – en grande partie des mâles obsédés de la Bourse et refoulés des bourses. Ce non-accès dramatique vient, également, du fait que chaque année, des trillions de dollars et d’euros d’argent public sont dépensés/divergés pour les guerres provoquées par les mêmes, pour les armements, pour les colossales subventions aux multinationales, pour armer des mouvements de déstabilisation, etc, etc… Et, bien sûr, pour “renflouer” les banques, les multinationales de l’automobile, des assurances et tutti quanti… Et flouer les citoyens en les faisant même voter au nom de démocraties qui n’ont jamais, intrinsèquement, existé de par le fait que leurs “concepteurs” (à savoir le complexe bancaire et militaro-industriel) ont omis d’y inclure le paramètre essentiel de la transparence – du moins la transparence pour eux-mêmes, les Autorités auto-proclamées, en cette époque d’espionnage systématique et de bafouement de la liberté des peuples au nom de la lutte contre un terrorisme que ces Autorités ont elles-mêmes fabriqué de toutes pièces. Continuer la lecture

Le Kiwano ou Concombre cornu d’Afrique: un fruit extrêmement médicinal

Le kiwano, Cucumis metuliferus, est originaire de l’Afrique sub-saharienne. Dans la Famille des Cucurbitaceae, le genre Cucumis, selon la classification conventionnelle, comprend 32 espèces dont le melon, Cucumis melo, et le concombre, Cucumis sativus. Selon la nouvelle classification phylogénétique [1], les genres Cucumella, Dicaelospermum, Mukia, Myrmecosicyos, et Oreosyce seraient, en fait, inclus dans le genre Cucumis. Continuer la lecture

Les Tagètes: des plantes médicinales, aphrodisiaques et de vision.

C’est dans nos jardins de la Mhotte dans l’Allier, dès 1993 – qui mélangeaient, systématiquement, en compagnonnage de plantes, les tomates, les basilics et les oeillets d’Inde –  et dans le premier catalogue de Terre de Semences, en 1994, que nous avons commencé à présenter des semences bios d’espèces de Tagètes très peu connues, tels que Tagetes minuta et Tagetes lucida, très rapidement suivies par les nouvelles créations variétales d’Oeillets d’Inde, de l’espèce Tagetes patula, de notre ami Mushroom en Oregon [1]. Dans ce catalogue, j’avais commencé à évoquer les propriétés médicinales – et y compris enthéogéniques – de certains Tagètes. Vint cinq années, plus tard, je reprends la plume – à la requête des Muses des Tagètes. Continuer la lecture

Tulsis et autres Vérités Basilico-moléculaires pour se libérer de la Terreur Pharmacratique

Même si la rédaction de cet article m’a demandé une semaine bien entière de temps linéaire, le cheminement de mon écriture est, nonobstant, inspiré de la spontanéité du Temps de Rêve – en l’occurrence présente, sous l’égide des Muses des Ocimum et des Ganjas. Seule me passionne la synergie entre les genres et cela fait une bonne douzaine d’années que je me suis laissé inspirer par la vision très Goethéenne de l’écriture non-linéaire de mon guide en plantes médicinales, Stephen Harrod Buhner. Continuer la lecture