Nouvelles des Brigades Anti-GraphĂšne. Juillet 2023

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La Chasse aux Prédateurs et aux Génocideurs Vaccinalistes est Ouverte

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Nouvelles du 30 Juillet 2023

Science GaĂŻenne Feuilles

Feuilles, GĂšnes et Gaz Ă  effet de serre 

David Beerling. Traduction de Xochi

Caveat. Cet ouvrage de David Beerling a Ă©tĂ© publiĂ© en 2007 : Ă  savoir, deux annĂ©es avant je rĂ©digeai 4 trĂšs longs articles sur l’arnaque du RĂ©chauffement Climatique Anthropique. [118] Selon ce chapitre – que j’ai traduit il y a une douzaine d’annĂ©es – Stephan Harding n’avait pas, encore, compris, malheureusement, que la Narration au sujet du RĂ©chauffement Climatique Anthropique, strictement inexistant, induit une Virose Climatique mentale dans le cerveau de toutes les personnes faibles d’esprit
 ou mallĂ©ables – dont les enfants et les adolescents. 

Il s’agit d’un extrait du second chapĂźtre de son ouvrage â€œThe Emerald Planet” publiĂ© chez Oxford University Press. [117] 

Les feuilles sont des structures remarquables qui permettent aux plantes de gĂ©rer, au quotidien, leur labeur de photosynthĂšse et de garantir ainsi la continuitĂ© des gĂ©nĂ©rations. Cela prit, cependant, 40 millions d’annĂ©es avant que cette innovation, en apparence simple, n’apparaisse et ne se rĂ©pande au travers de tout le royaume vĂ©gĂ©tal. En comparaison, les humains Ă©voluĂšrent Ă  partir des primates en un dixiĂšme de ce temps. La raison pour laquelle les plantes eurent besoin d’une pĂ©riode de temps inhabituellement aussi longue pour l’Ă©volution de feuilles a Ă©tonnĂ© les scientifiques durant prĂšs d’un siĂšcle. Aujourd’hui, un changement de perspective radical oriente les recherches vers une baisse prononcĂ©e des niveaux de dioxyde de carbone pour expliquer ce laps de temps. En supprimant une barriĂšre environnementale Ă  l’Ă©volution des plantes Ă  feuilles, la diminution de dioxyde de carbone peut avoir libĂ©rĂ© le potentiel gĂ©nĂ©tique des plantes afin de modeler la matrice de nos flores terrestres modernes. Ce faisant, la diversification des plantes transforma le climat global et accĂ©lĂ©ra l’Ă©volution des animaux terrestres.

La sonde Galileo, nommĂ©e en l’honneur de l’astronome Italien Galileo Galilei (1564-1642), qui initia l’astronomie moderne grĂące Ă  ses observations de la voĂ»te cĂ©leste en 1610, plongea dans l’oubli en se consumant dans l’atmosphĂšre de Jupiter le 21 septembre 2003. LancĂ©e en 1989, elle lĂ©gua un hĂ©ritage historique qui transforma notre vision du systĂšme solaire. La mission de Galileo Ă©tait d’Ă©tudier la planĂšte gĂ©ante Jupiter et ses satellites, dont GalilĂ©e, Ă  partir de son jardin de Padoue, en observa quatre lui-mĂȘme qui se dĂ©plaçaient Ă  sa surprise telles des Ă©toiles autour de la planĂšte. Sur son chemin, la sonde captura les premiĂšres images rapprochĂ©es d’un astĂ©roĂŻde (Gaspra) et rĂ©alisa des observations directes de fragments de la comĂšte Shoemaker-Levy 9 s’Ă©crasant sur Jupiter. Mais le plus remarquable, ce furent les images Ă©tonnantes d’icebergs Ă  la surface d’Europa qui furent transmises Ă  la Terre en avril 1997, Ă  la suite de prĂšs de huit annĂ©es d’exploration du systĂšme solaire. Les icebergs suggĂ©raient l’existence d’un ocĂ©an extraterrestre, de l’eau liquide. Les scientifiques de la NASA en charge de cette mission commentĂšrent pour la presse mondiale, dont l’attention Ă©tait captivĂ©e, que de l’eau liquide en sus de composĂ©s organiques dĂ©jĂ  prĂ©sents sur Europa pourraient induire “la vie en moins d’un milliard d’annĂ©es”. Ce dernier point est discutable; l’eau est essentielle Ă  la vie sur Terre telle que nous la connaissons mais cela ne signifie pas que l’eau soit nĂ©cessaire pour la vie ailleurs dans l’Univers. Il se peut que des ocĂ©ans existent Ă©galement en dessous des croĂ»tes rocheuses et stĂ©riles de deux autres satellites GalilĂ©ens, Callisto et GanymĂšde. Callisto et GanymĂšde maintiennent probablement un ocĂ©an liquide grĂące Ă  la chaleur gĂ©nĂ©rĂ©e par la radioactivitĂ© de leur entrailles rocheuses. Europa, nĂ©anmoins, se situe Ă  une moindre distance de Jupiter et toute eau liquide pourrait ĂȘtre maintenue par la chaleur gĂ©nĂ©rĂ©e par les forces gravitationnelles qui Ă©tirent et rĂ©trĂ©cissent la planĂšte tout comme la lune de la Terre influence nos marĂ©es.

Afin d’atteindre Jupiter, Galileo avait besoin de deux lance-pierres (assistants de gravitation) autour de la Terre et de VĂ©nus. Les assistants de gravitation accĂ©lĂšrent la vitesse et ajustent la trajectoire de la sonde sans consommation de combustible. Les planĂštes qui pourvoient l’assistance paient le prix de par un ralentissement imperceptible de leur vitesse de rotation. Dans le cas de Galileo, ce processus offrit des observations rapprochĂ©es et fortuites de la Terre, Ă  partir de l’espace, permettant ainsi de procĂ©der Ă  une expĂ©rience de recherche de la vie extraterrestre, expĂ©rience qui n’avait jamais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e auparavant. Pouvions-nous dĂ©tecter la vie sur Terre avec une sonde planĂ©taire moderne? Dans un article de la revue Nature, Carl Sagan (1934-1996) de l’UniversitĂ© Cornell, et ses collĂšgues, rapportĂšrent que durant son passage rapprochĂ© de la Terre, en dĂ©cembre 1990, Galileo dĂ©tecta une abondance d’oxygĂšne gazeux, de grandes quantitĂ©s de neige, de glace et de vastes ocĂ©ans ainsi que des transmissions radio, d’amplitude modulĂ©e, d’un type qui ne pouvait sans doute ĂȘtre attribuĂ© qu’Ă  une intelligence. On peut soupçonner la vie sur Terre Ă  partir d’une une atmosphĂšre riche en oxygĂšne. La dĂ©composition des molĂ©cules d’eau par les rayons ultraviolets du Soleil constitue l’une des sources de petites quantitĂ©s d’oxygĂšne dans l’atmosphĂšre. Les atomes d’hydrogĂšne de l’eau s’Ă©chappent dans l’espace sous forme de gaz hydrogĂšne tandis que les atomes plus lourds d’oxygĂšne sont entraĂźnĂ©s vers la Terre sous l’effet de la pesanteur. Nos ocĂ©ans se dissipent lentement dans l’espace ainsi que l’ont observĂ© les astronautes de la mission Apollo 16, grĂące Ă  un puissant tĂ©lescope, Ă  partir de la surface lunaire. Lorsque l’hydrogĂšne s’Ă©chappe, il libĂšre une lueur fluorescente (radiation alpha Lyman) qui n’est pas visible sur Terre en raison des propriĂ©tĂ©s d’absorption de l’atmosphĂšre. La Lune, cependant, fournit un point d’observation idĂ©al et lorsqu’elle y sĂ©journa briĂšvement, l’Ă©quipe d’Apollo 16 captura des images Ă©tonnantes du gaz hydrogĂšne s’Ă©chappant de la Terre, rĂ©vĂ©lĂ© par une aura magique s’Ă©talant en direction du Soleil. Mais le don d’oxygĂšne Ă  l’atmosphĂšre, par ce biais, est beaucoup trop lent pour rendre compte de la quantitĂ© dĂ©tectĂ©e par Galileo. Seule la biologie peut accomplir cet exploit en enrĂŽlant des systĂšme enzymatiques afin de briser les molĂ©cules d’eau et de libĂ©rer des quantitĂ©s prodigieuses d’oxygĂšne.

La sonde Galileo dĂ©tecta Ă©galement du mĂ©thane dans l’atmosphĂšre Ă  raison de 140 fois plus que ce que l’on attendrait de conditions strictement abiotiques et cette disparitĂ© est, tout comme pour l’oxygĂšne, une autre indication hautement suggestive de la vie. Le mĂ©thane est rapidement converti en vapeur d’eau et en dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre et sa prĂ©sence ne peut ĂȘtre que trĂšs rĂ©duite dans l’atmosphĂšre d’une planĂšte dĂ©pourvue de vie. Pour que le mĂ©thane s’accumule dans l’atmosphĂšre, il faut qu’un mĂ©canisme l’y dĂ©verse Ă  une vitesse plus rapide que sa vitesse de destruction. Sur Terre, ce sont les habitants microbiens anaĂ©robie de nos terres marĂ©cageuses et des grandes Ă©tendues de riziĂšres du sud-est de l’Asie qui rĂ©alisent cette tĂąche en barattant plus de 200 millions de tonnes de ce gaz annuellement.

Des instruments Ă  bord mesurant la composition de la lumiĂšre reflĂ©tĂ©e, Ă  partir de la surface de la Terre, fournirent d’autres indices quant Ă  la prĂ©sence de la vie et quant aux origines d’une atmosphĂšre riche en oxygĂšne. Des images saisissantes de la Terre, prises par Galileo, rĂ©vĂ©lĂšrent de vastes Ă©tendues de terre absorbant mystĂ©rieusement de la lumiĂšre rouge visible. L’empreinte d’absorption anormale est diffĂ©rente de celle de n’importe quelles roches communes, ou surfaces terrestres, sĂ©dimentaires ou ignĂ©es, que l’on trouve ailleurs dans le systĂšme solaire, et elle soulĂšve, au moins, la possibilitĂ© que la responsabilitĂ© en incombe Ă  un certain type de pigment moissonneur de lumiĂšre. Et, assurĂ©ment, les molĂ©cules de chlorophylle Ă  l’intĂ©rieur des feuilles vertes absorbent plus de 85 % de la lumiĂšre rouge visible, arrivant sur terre, qui a assez d’Ă©nergie pour impulser la dĂ©composition de l’eau durant le processus de photosynthĂšse. De larges Ă©tendues de la surface terrestre de la planĂšte se caractĂ©risent par l’absorption inhabituelle de lumiĂšre visible, nous permettant ainsi d’en dĂ©duire que la vie vĂ©gĂ©tale est, de façon concomitante, trĂšs largement rĂ©pandue; cette observation pourvoit une explication Ă  la prĂ©sence de quantitĂ©s abondantes d’oxygĂšne dans l’atmosphĂšre.

Le vol rapprochĂ© de la Terre par Galileo a convaincu la communautĂ© scientifique qu’elle avait une chance raisonnable de dĂ©tecter avec succĂšs des formes de vie photosynthĂ©tiques dans l’espace interstellaire sur d’autres satellites “terrestres” en rotation autour d’Ă©toiles proches, en assumant qu’ils existent et que nous puissions les localiser. Cela devrait ĂȘtre possible, mĂȘme Ă  une phase primaire de l’Ă©volution de la vie, parce que des indices de la biosphĂšre photosynthĂ©tique de la Terre auraient trĂšs bien pu ĂȘtre dĂ©couverts, lors d’un vol rapprochĂ© similaire par une sonde extraterrestre, il y a plus de deux milliards d’annĂ©es, au vu de la prĂ©sence de tapis d’algues et de croĂ»tes de cyanobactĂ©ries photosynthĂ©tiques primitives en lieu de la vie vĂ©gĂ©tale moderne. Que des plantes puissent Ă©merger, ou non, sous une forme reconnaissable est un autre sujet, bien qu’il soit trĂšs fortement probable que des chlorophylles, d’une sorte ou d’une autre, aient Ă©voluĂ© sur une planĂšte dont l’atmosphĂšre offrait les conditions appropriĂ©es Ă  la photosynthĂšse.

Comme nous pouvions l’espĂ©rer, la mission de Galileo laissa prĂ©sager de plus belles choses Ă  venir de la technologie de l’espace. Aujourd’hui, l’observation de la Terre, Ă  partir de l’espace, rĂ©volutionne notre comprĂ©hension de la planĂšte. Les satellites sont de nos jours nos macroscopes globaux. De mĂȘme que le microscope nouvellement inventĂ© par Robert Hooke prĂ©senta une perspective renouvelĂ©e du monde naturel au 17 Ăšme siĂšcle, le macroscope opĂ©rant, Ă  l’autre extrĂ©mitĂ© de l’Ă©chelle spatiale, pourvoit un nouveau mĂ©dium d’observation des influences naturelles et humaines sur l’Ă©tat de la Terre. Malheureusement, on ne peut ĂȘtre qu’alarmĂ© par la majoritĂ© des informations que nous recueillons. Nous sommes en train de rĂ©aliser rapidement que la portion de la surface de la Terre recouverte de neige, de glace et de glaciers, la cryosphĂšre (du Grec cryo signifiant glace ou froid glacial) est en train de se rĂ©trĂ©cir de façon alarmante. La mer de glace de l’Arctique est en train de disparaĂźtre Ă  grande vitesse, Ă  raison d’une perte de 500 000 kilomĂštres carrĂ©s par dĂ©cennie. Ailleurs, la glace qui est arrimĂ©e sur terre au Groenland et dans l’ouest de l’Antarctique est en mouvement, menaçant de faire monter le niveau des ocĂ©ans Ă  l’Ă©chelle du temps des gĂ©nĂ©rations prĂ©sentes. Les plaques de glace qui consolidaient autrefois les glaciers sont en train de fondre et ces derniers sont en train de se soulever de façon spectaculaire en dĂ©chargeant leur cargaison glacĂ©e dans les ocĂ©ans du monde. Sur la PĂ©ninsule Antarctique, la dĂ©sintĂ©gration de plaques de glace plus grandes qu’HawaĂŻ est concomitante avec le rĂ©chauffement de 2 Ă  4° qui a prĂ©valu durant la seconde moitiĂ© du siĂšcle. Les empreintes distinctes de l’influence extraordinaire de l’activitĂ© humaine, sur le systĂšme planĂ©taire, sont reconnaissables, on ne peut plus aisĂ©ment, Ă  partir de l’espace.

En sus d’ouvrir nos yeux aux transformations de la planĂšte, la puissante technologie de l’Ăąge de l’espace prĂ©sente Ă©galement de nouvelles perspectives intellectuelles fascinantes pour le 21 Ăšme siĂšcle. Le mathĂ©maticien et physicien Français Henri PoincarĂ© (1854-1912) remarqua un jour que “la Science est constituĂ©e de faits. De mĂȘme que les maisons sont faites de pierres, ainsi la science est constituĂ©e de faits. Mais une pile de pierres n’est pas une maison et une collection de faits n’est pas nĂ©cessairement de la science”. A l’Ă©poque de PoincarĂ©, et qui plus est durant les 19 et 20 Ăšme siĂšcles, la science dĂ©pendit de l’observation du monde naturel et du recours au raisonnement inductif et dĂ©ductif pour Ă©laborer et tester des hypothĂšses. Des systĂšmes d’observation de la Terre sont en train d’initier une Ăšre de collecte d’informations sans prĂ©cĂ©dents – les scientifiques recueillent d’Ă©normes quantitĂ©s de donnĂ©es (“faits”) concernant notre planĂšte – et cela est accompagnĂ© du dĂ©fi, pour le 21 Ăšme siĂšcle, de donner un sens au monde. Pour ce faire, des thĂ©ories sont nĂ©cessaires, constituant l’Ă©tape suivant le raisonnement, qui offrent l’opportunitĂ© aux scientifiques de faire appel Ă  leur inspiration. Pour PoincarĂ©, l’inspiration jaillit lors d’une excursion gĂ©ologique. La solution Ă  un problĂšme mathĂ©matique difficile, qui le tracassait depuis un certain temps, se manifesta ainsi: “au moment oĂč je mis le pied sur la marche, l’idĂ©e me vint, sans que rien dans la chaĂźne de mes pensĂ©es n’en ait apparemment prĂ©parĂ© le chemin”. Le cas de PoincarĂ© est typique. Des Ă©clairs d’inspiration, qui induisent des percĂ©es dramatiques, semblent souvent ĂȘtre conjurĂ©es de nulle part. Einstein souligna qu’il n’y a pas “de chemin logique” dans la connexion des concepts thĂ©oriques avec les observations et il remarqua, en 1952, “la connexion toujours problĂ©matique entre le monde des idĂ©es et ce qui peut ĂȘtre expĂ©rimentĂ©â€. La technologie satellitaire, Ă  la sophistication croissante, ouvre ainsi de nouvelles perspectives Ă  la dynamique intellectuelle d’Ă©laboration de thĂ©ories afin d’expliquer la chimie, la physique et la biologie planĂ©taires.

C’est Compton Tucker, de la NASA, qui initia la voie de la comprĂ©hension de la vĂ©gĂ©tation terrestre, dans les annĂ©es 1980, lorsqu’il dĂ©veloppa la thĂ©orie permettant d’exploiter la capacitĂ© des instruments, Ă  bord des satellites, de dĂ©tecter les pigments de chlorophylle prĂ©sents dans les feuilles. Les senseurs des satellites dĂ©tectent, en l’absence de nuages et d’autres interfĂ©rences atmosphĂ©riques, l’absorption intense de lumiĂšre visible rouge, par les feuilles vertes de la plante, qui contraste avec leur absorption faible de lumiĂšre infrarouge. La “lueur” infrarouge combinĂ©e avec un dĂ©ficit de lumiĂšre rouge est une signature caractĂ©ristique de la vĂ©gĂ©tation terrestre. L’activitĂ© des plantes est, de nos jours, systĂ©matiquement suivie en prenant ces mesures, ainsi que d’autres, grĂące Ă  des instruments Ă  bord de satellites polaires en orbite qui scannent quotidiennement la surface de la Terre. Les photos des continents verts enregistrĂ©es par Galileo ont fait place aux films grĂące auxquels nous pouvons contempler, Ă  partir de l’espace, le “verdissement” saisonnier printanier des Ă©tendues terrestres de l’hĂ©misphĂšre nord. De mĂȘme que pour la cryosphĂšre, l’influence des activitĂ©s humaines se fait Ă©galement sentir qui se rĂ©vĂšle au travers de la rĂ©ponse des forĂȘts Ă  la fertilisation en dioxyde de carbone. En 1989, par exemple, une Ă©quipe de chercheurs analysa des donnĂ©es satellitaires qui rĂ©vĂ©lĂšrent une stimulation dramatique de la croissance des forĂȘts dans les zones de latitudes trĂšs septentrionales durant une des pĂ©riodes les plus chaudes des deux derniers siĂšcles, Ă  savoir entre 1981 et 1991.

Les satellites, qui scannaient les surfaces des ocĂ©ans et des terres, rĂ©vĂ©lĂšrent que les plantes marines et terrestres synthĂ©tisaient la quantitĂ© Ă©poustouflante de 105 milliards de tonnes de biomasse, chaque annĂ©e, Ă  partir de dioxyde de carbone extrait de l’atmosphĂšre. Il est remarquable que le phytoplancton, Ă  savoir les organismes photosynthĂ©tiques unicellulaires qui dĂ©rivent dans les courants marins et d’eau douce, soit responsable d’environ la moitiĂ© de cette production alors qu’il reprĂ©sente moins d’1 % de la biomasse photosynthĂ©tique de la Terre. La vie vĂ©gĂ©tale terrestre, d’autre part, contribue Ă  la production de l’autre moitiĂ© alors qu’elle constitue plus de 90 % de la biomasse mondiale, une figure qui reflĂšte sa position effective de prĂ©dominance dans la biosphĂšre.

La dĂ©tection des futurs changements dans l’activitĂ© des forĂȘts mondiales, Ă  partir de l’espace, va prendre de l’importance. Ils pourraient indiquer lorsque la nature va relĂącher le frein qu’elle exerce sur le rĂ©chauffement global, car les forĂȘts constituent une Ă©ponge majeure naturelle qui absorbe une partie de notre excĂšs de dioxyde de carbone. De par la combustion des Ă©nergies fossiles et la destruction des forĂȘts tropicales, les ĂȘtres humains ajoutent Ă  notre atmosphĂšre, chaque annĂ©e, environ 7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, un gaz Ă  effet de serre. Environ la moitiĂ© de cette quantitĂ© reste dans l’atmosphĂšre, provoquant l’augmentation courante inexorable de sa concentration atmosphĂ©rique. Le reste est absorbĂ©, en proportion relativement identique, par les ocĂ©ans et la vĂ©gĂ©tation terrestre. Nul ne peut dire pendant combien de temps, encore, les puits naturels de carbone vont continuer Ă  amortir le choc de nos excĂšs de carbone. Les forĂȘts pourraient perdre cette fonction, d’ici les 50 prochaines annĂ©es, lorsque leur capacitĂ© d’absorber le dioxyde de carbone, et de synthĂ©tiser les excĂšs de biomasse, est subjuguĂ©e par la libĂ©ration de dioxyde de carbone due aux processus de respiration dans un climat futur plus chaud et plus sec. Si cela arrive, ou plutĂŽt lorsque cela arrive, car les modĂšles sont relativement cohĂ©rents quant Ă  cette prĂ©diction, cela va accĂ©lĂ©rer l’accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre et par consĂ©quent accĂ©lĂ©rer le changement climatique. Il est clair que le niveau d’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre a atteint un record sans prĂ©cĂ©dent en 2002, et de nouveau en 2003, poussant certains scientifiques Ă  spĂ©culer, peut-ĂȘtre prĂ©maturĂ©ment, que le changement climatique anthropogĂ©nique est dĂ©jĂ  tel que les forĂȘts sont en train de libĂ©rer du carbone plutĂŽt que d’en absorber.

Toutes les caractĂ©ristiques de la vie vĂ©gĂ©tale terrestre que je viens de dĂ©cliner – sa domination mondiale des zones terrestres, notre capacitĂ© de l’observer et de la surveiller Ă  partir de l’espace, et son influence sur notre futur climat – pivotent autour d’un seul organe remarquable: la feuille. Agissant comme d’innombrables rayons solaires, les feuilles accueillent la machinerie biochimique et cellulaire nĂ©cessaire pour que les plantes rĂ©coltent la lumiĂšre solaire et accomplissent leur tĂąche quotidienne de photosynthĂšse. De nos jours, ces structures photosynthĂ©tiques omniprĂ©sentes couvrent 75 % de la surface terrestre de la planĂšte et font preuve de leur extraordinaire versatilitĂ© en endurant des extrĂȘmes climatiques qui vont des tempĂ©ratures glaciales de -56°C en SibĂ©rie, la rĂ©gion la plus froide de la biosphĂšre terrestre, Ă  des tempĂ©ratures de plus de 40°C dans les dĂ©serts. Seuls les dĂ©serts les plus inhospitaliers, les zones glacĂ©es de l’Antarctique et les altitudes les plus Ă©levĂ©es dans les montagnes, demeurent stĂ©riles. Virtuellement la quasi-totalitĂ© de ce que l’on estime ĂȘtre un quart de million d’espĂšces de plantes Ă  fleurs dĂ©pendent des feuilles pour capter la lumiĂšre afin de faire fonctionner la photosynthĂšse et de manufacturer la biomasse. Un trĂšs grand nombre d’espĂšces de plantes sans fleurs dĂ©pendent des feuilles pour assurer la croissance, la reproduction, et la continuitĂ© des futures gĂ©nĂ©rations. En dĂ©pit de la diversitĂ© fantastique de formes et de tailles, dont elles tĂ©moignent dans la nature, toutes les feuilles se conforment Ă  la mĂȘme matrice structurale: une suspension du limbe en porte Ă  faux, et ce pour de trĂšs bonnes raisons. Cet agencement solutionne avec Ă©lĂ©gance le dilemme technique auquel sont confrontĂ©es les plantes qui ont besoin de surfaces photosynthĂ©tiques plates. La surface doit ĂȘtre suffisamment rigide pour rĂ©sister Ă  la pression de la pesanteur tout en restant, simultanĂ©ment, suffisamment souple pour minimiser les dommages potentiels en cas de temps ventĂ©.

Si l’on en juge par les flores modernes planĂ©taires, les feuilles suscitent un sentiment d’inĂ©vitabilitĂ© Ă©volutive. Il est difficile d’imaginer que les plantes pourraient accomplir leur labeur quotidien de photosynthĂšse si elles Ă©taient dĂ©pourvues de feuilles. Cependant, et c’est surprenant, lorsque les plantes se lancĂšrent dans leur grande saga de colonisation de la Terre il y a environ 465 millions d’annĂ©es, elles le firent sans feuilles. Originellement, ce sont les plantes “primitives” sans feuilles qui partirent les premiĂšres Ă  l’assaut des terres. Les premiĂšres pionniĂšres terrestres, durant ce tournant crucial de l’histoire de la Terre, Ă©voluĂšrent Ă  partir d’un petit groupe d’algues vertes, principalement d’eau douce, (les Charophyceae) et laissĂšrent des vestiges fossiles fragmentaires de structures reproductives qui ressemblent Ă©troitement Ă  des bryophytes modernes (mousses, hĂ©patiques, et anthocĂ©rotes). Les fossiles, ainsi que les relations fondĂ©es sur la configuration gĂ©nĂ©tique des plantes modernes caractĂ©risĂ©es par diffĂ©rentes histoires Ă©volutives, ont rĂ©vĂ©lĂ© que la colonisation terrestre par les plantes est essentiellement une histoire de transition Ă©volutive des algues vertes aux bryophytes. Il est Ă©trange que les algues vertes aient occupĂ© les ocĂ©ans et les zones cĂŽtiĂšres pendant presque un demi-milliard d’annĂ©es avant qu’une existence terrestre en propre suscite l’intĂ©rĂȘt de leurs descendants. La raison pour laquelle la vie vĂ©gĂ©tale “tergiversa”, apparemment, pendant si longtemps sur les plages reste un mystĂšre total.

Avec l’Ă©mergence de ces simples organismes photosynthĂ©tiques, il fallut patienter encore une quarantaine de millions d’annĂ©es (il est quelque peu frustrant de voir que le systĂšme de datation est imparfait et sujet Ă  controverse) avant que les ancĂȘtres de nos flores modernes vasculaires arrivassent finalement sur la scĂšne; et eux aussi Ă©taient dĂ©pourvus de feuilles. Lorsque furent dĂ©couverts les premiers fossiles remontant Ă  cet Ă©pisode important du scĂ©nario, leur importance Ă©chappa totalement aux pionniers de l’Ă©tude scientifique des plantes fossiles. Jusqu’au dĂ©but du 19 Ăšme siĂšcle, les chasseurs de plantes fossiles Ă©taient prĂ©occupĂ©s par les nombreuses plantes Ă  feuilles des dĂ©pĂŽts de charbon du CarbonifĂšre, qui possĂ©daient une trĂšs grande importance commerciale. Mais en 1859, le Canadien excentrique William Dawson (1820-1899) dĂ©couvrit des spĂ©cimen de plantes fossiles, complĂštement diffĂ©rents de ce qui avait Ă©tĂ© trouvĂ© auparavant, sur des littoraux exposĂ©s autour de la PĂ©ninsule GaspĂ©, en-dessous de l’emplacement oĂč le Saint Laurent sculpte son embouchure sur la cĂŽte nord-est du Canada. Les dĂ©couvertes de Dawson secouĂšrent le monde de la palĂ©obotanique et invitĂšrent les botanistes de l’Ă©poque Ă  les expliciter. Dawson croyait fermement que ces Ă©tranges fossiles fragmentaires, dĂ©pourvus de feuilles et dotĂ©s d’une simple structure de ramification, Ă©taient antĂ©rieurs Ă  ceux du CarbonifĂšre de plusieurs dizaines de millions d’annĂ©es. A cette Ă©poque, peu de botanistes lui donnĂšrent raison et ses affirmations furent accueillies par un scepticisme fĂ©roce. Certains botanistes pensaient que les fossiles reprĂ©sentaient des tiges de fougĂšres, des racines ou mĂȘme des algues.

Ce qui influença finalement la tournure des Ă©vĂ©nements, quelque 50 annĂ©es plus tard, ce fut des rapports Ă©manant de deux botanistes, Robert Kidston (1852-1924) et William Lang (1874-1960), entre 1917 et 1921, dĂ©crivant la dĂ©couverte de plantes terrestres primitives presque complĂštes dans le petit village pittoresque de Rhynie dans l’Aberdeeshire en Ecosse. Avant la dĂ©couverte de ces plantes fossiles Ă  Rhynie, les descriptions de plantes terrestres primitives Ă©taient fondĂ©es principalement sur des matĂ©riaux fossiles fragmentaires; Ă  la suite de cette dĂ©couverte, la perspective changea complĂštement. Les plantes de Rhynie sont conservĂ©es par des fluides volcaniques riches en silice infiltrant les tissus des plantes mortes et se cristallisant dans les cavitĂ©s entre les particules de matiĂšre organique. Ce processus rĂ©sulte en fossiles superbement prĂ©servĂ©s qui rĂ©vĂšlent des dĂ©tails cellulaires magnifiques et qui confĂšrent un aperçu de ce Ă  quoi ressemblaient les plantes terrestres primitives. D’Ă©tranges et simples plantes vasculaires, photosynthĂ©tisant par le biais de tiges nues sans feuilles, avaient rĂ©ellement existĂ© avec un niveau de complexitĂ© se situant entre celui des mousses et celui des plantes vasculaires vĂ©ritables.

Quelques annĂ©es aprĂšs la dĂ©couverte spectaculaire de fossiles Ă  Rhynie, Lang consolida ce triomphe lorsqu’il exhuma des fragments dĂ©sarticulĂ©s des vestiges de la plante vasculaire la plus ancienne ayant jamais Ă©tĂ© dĂ©couverte alors. De façon charmante, il la nomma Cooksonia, en l’honneur d’un de ses collaborateurs de longue date, la palĂ©obotaniste Australienne Isabel Cookson (1893-1973). Une description s’ensuivit bientĂŽt, et dans un article important, en 1937, il rapporta des dĂ©tails de fossiles de Cooksonia complĂštement aplatis, avec des axes vasculaires simples (des tiges primitives), dĂ©couverts dans des roches en bordure de l’Ecosse datant de 417 millions d’annĂ©es. Lang Ă©tait convaincu que les axes appartenaient Ă  Cooksonia mais une simple association Ă©tait loin de constituer une preuve irrĂ©futable et il n’Ă©tait pas possible de dĂ©montrer avec certitude que cela Ă©tait vraiment une plante vasculaire authentique. De telles considĂ©rations peuvent sembler ĂȘtre des subtilitĂ©s mais l’enjeu dans ce cas est une revendication concernant la plus ancienne des plantes vasculaires et des revendications extraordinaires requiĂšrent des preuves extraordinaires. Il fallut attendre encore 50 annĂ©es avant qu’une preuve plus satisfaisante, sous la forme de spĂ©cimens mieux prĂ©servĂ©s, fĂ»t exhumĂ©e des roches les plus anciennes du sud du Pays de Galles et datant de 425 millions d’annĂ©es. C’Ă©tait, enfin, la preuve fossile confirmant la conviction de Lang quant au statut vasculaire de Cooksonia en montrant, de façon cruciale, des tissus spĂ©cialisĂ©s conducteurs d’eau au sein des fossiles mĂȘmes. SubsĂ©quemment, de nombreux vestiges fossilisĂ©s de plantes terrestres vasculaires primitives ont Ă©tĂ© dĂ©couverts, prĂ©sentant tous une structure basique similaire de tiges simples ou ramifiĂ©es, dĂ©pourvues de feuilles. FrĂȘle et sans feuilles, Cooksonia reprĂ©sente un hĂ©raut incongru annonçant l’Ă©mergence des flores terrestres authentiques. Tapissant les plaines alluviales aux riviĂšres serpentant au travers de paysages terrestres antiques, il n’ajoutait que peu, apparemment, au vernis vert des premiers photosynthĂ©tiseurs dĂ©jĂ  Ă  l’oeuvre mais il devait s’avĂ©rer essentiel Ă  l’assemblage de la vie terrestre telle que nous la connaissons.

PrĂ©figurĂ©e par ces humbles dĂ©buts, la vie vĂ©gĂ©tale commença Ă  prospĂ©rer. Durant les 65 millions d’annĂ©es suivants, entre il y a 425 et 360 millions d’annĂ©es, il s’ensuivit une explosion sans prĂ©cĂ©dent d’innovation et de diversification Ă©volutives. En fait, certains affirment que cette portion de temps gĂ©ologique reprĂ©sente l’Ă©quivalent botanique de “l’explosion Cambrienne”, une Ăšre durant laquelle les animaux marins invertĂ©brĂ©s passĂšrent d’un stade d’organismes unicellulaires Ă  un stade d’organismes multicellulaires complexes en l’espace virtuellement d’un instant gĂ©ologique, il y a 540 millions d’annĂ©es. Dans la version botanique, les plantes terrestres se transformĂšrent en Ă©laborant, durant ce processus, une matrice pour le monde des plantes modernes. Des structures extraordinairement complexes et des cycles de vie sophistiquĂ©s Ă©mergĂšrent bientĂŽt Ă  partir de structures trĂšs simples composĂ©es de quelques cellules seulement. Cependant, dans tout ce tumulte d’excitation Ă©volutive, les feuilles, Ă©trangement, ne firent leur apparition qu’Ă  la toute derniĂšre minute.

Nous possĂ©dons des informations, Ă  partir des vestiges fossiles, quant Ă  la sĂ©quence Ă©volutive qui a conduit Ă  l’apparition et Ă  la gĂ©nĂ©ralisation des feuilles. Au tout dĂ©but, ce sont des arbres et des buissons de 50 cm de hauteur qui peuplĂšrent les paysages, en maintenant leur mode photosynthĂ©tique de vie sustentĂ© par des branches nues et des rameaux fourchus pendant 30 millions d’annĂ©es sans feuilles. Et puis, progressivement, sur une pĂ©riode de 10 millions d’annĂ©es, la situation commença Ă  changer. Des spĂ©cimens de fossiles de vraies plantes Ă  feuilles commencent Ă  apparaĂźtre Ă©manant des arbres modernes les plus anciennement connus et appartenant au genre disparu Archaeopteris. Ces fossiles fascinants indiquent que les plantes avaient commencĂ© Ă  exploiter la capacitĂ© photosynthĂ©tique d’un panneau solaire plat afin de capter la lumiĂšre solaire et d’alimenter le processus de photosynthĂšse. Les feuilles, ensuite, apparurent indĂ©pendamment dans trois autres groupes de plantes (les shenopsides et les ptĂ©ridospermes, qui sont respectivement les formes ancestrales des prĂȘles et des fougĂšres, ainsi que les plantes Ă  graines), car le royaume vĂ©gĂ©tal se saisit du moment. Au dĂ©but du CarbonifĂšre, il y a 360 millions d’annĂ©es, les plantes Ă  feuilles Ă©taient fermement Ă©tablies dans les flores de l’Ă©poque.

Si nous rĂ©glons l’horloge au moment de l’apparition de la premiĂšre plante vasculaire Cooksonia et si nous l’arrĂȘtons au moment oĂč les larges feuilles se rĂ©pandirent communĂ©ment, nous pouvons percevoir que tout le processus rentre dans une tranche d’Ăąge gĂ©ologique qui dure de 40 Ă  50 millions d’annĂ©es, dans les limites des incertitudes de datation. Il est sincĂšrement dĂ©concertant de voir que cela demanda aux plantes un temps aussi inhabituellement long pour en arriver Ă  dĂ©velopper ce qui est, malgrĂ© tout, une innovation Ă©volutive relativement simple et de voir que, lorsque cela arriva, cela prit une Ă©ternitĂ© pour se rĂ©pandre communĂ©ment dans les flores de l’Ă©poque. ConsidĂ©rons, par exemple, que cela demanda un dixiĂšme de ce temps pour que les humains Ă©voluent Ă  partir des primates. Qui plus est, les mammifĂšres, qui n’Ă©taient que des joueurs effacĂ©s et au rĂŽle secondaire dans le jeu de la vie, s’installĂšrent dans leur situation prĂ©sente de diversification et de prĂ©dominance en l’espace de 65 millions d’annĂ©es, Ă  savoir depuis la cĂ©lĂšbre extinction des dinosaures.

Le mystĂšre de l’apparition longuement diffĂ©rĂ©e des plantes Ă  feuilles sur la scĂšne de l’Ă©volution augmenta avec les dĂ©couvertes d’algues marines fossilisĂ©es dans les roches dolomitiques le long des rivages Ă  l’est du lac Winnipeg au Canada et avec la dĂ©couverte d’une plante fossile Ă©nigmatique dans les affleurements d’une pente de montagne dans le sud-est du Yunnan, en Chine. Les algues fossiles du Canada sont remarquables parce que leurs frondes aplaties et larges, de plusieurs centimĂštres de large, sont antĂ©rieures, de plusieurs dizaines de millions d’annĂ©es, Ă  l’Ă©mergence des plantes terrestres Ă  larges feuilles. Ailleurs, de l’autre cĂŽtĂ© du monde, les fossiles de l’Ă©nigmatique plante vasculaire terrestre Eophyllophyton bellum furent dĂ©couverts dans des roches Chinoises datant de 390 millions d’annĂ©es. Les fossiles d’Eophyllophyton sont remarquables parce qu’ils possĂšdent de vraies feuilles minuscules (d’1-2 mm de diamĂštre) distribuĂ©es rĂ©guliĂšrement le long des tiges et des branches, comme dans les plantes modernes Ă  feuilles. Que pouvons dĂ©duire de la prĂ©sence de ces Ă©trangetĂ©s botaniques? Je crois que l’existence Ă  la fois des algues Ă  frondes larges et d’Eophyllophyton signale quelque chose d’assez important; elle suggĂšre que les plantes terrestres et marines dĂ©veloppĂšrent la capacitĂ© d’Ă©laborer des organes photosynthĂ©tiques aplatis bien longtemps avant que l’idĂ©e ne dĂ©collĂąt.

Nous devons, cependant, faire montre de prudence en supposant, Ă  partir de telles preuves, que toutes les plantes terrestres possĂ©daient la capacitĂ© gĂ©nĂ©tique de produire des feuilles, Ă  leur convenance, Ă  toute pĂ©riode de leur histoire Ă©volutive. Pour dĂ©passer ce type de spĂ©culation, il nous faut nous tourner vers la gĂ©nĂ©tique de dĂ©veloppement molĂ©culaire, l’Ă©tude des voies gĂ©nĂ©tiques communĂ©ment utilisĂ©es pour Ă©laborer des organismes. La fabrication de feuilles, et de beaucoup d’autre choses en sus, requiert des rĂ©seaux de gĂšnes homĂ©otiques (Ă©galement prĂ©sents chez l’animal) afin d’organiser le dĂ©veloppement et la croissance en garantissant que les cellules adoptent la forme et la fonction adĂ©quates en fonction de leur localisation au sein de la plante. Chez les plantes, ce que l’on appelle la famille de gĂšnes d’homĂ©otiques “knotted” (KNOX) joue un rĂŽle crucial dans la formation de la feuille et elle est prĂ©sente dans certaines algues vertes, les mousses, les fougĂšres, les conifĂšres et les plantes Ă  fleurs. Elle fonctionne d’une maniĂšre similaire dans diffĂ©rents groupes de plantes: lorsque des gĂšnes KNOX d’une fougĂšre sont insĂ©rĂ©s dans une plante Ă  fleur, ou vice-versa, ils fonctionnent encore. En d’autres mots, des plantes possĂ©dant des histoires Ă©volutives diffĂ©rentes en sont dotĂ©s et leur fonction est hautement conservĂ©e, exactement ce que l’on attendrait de gĂšnes qui s’avĂšrent trĂšs anciens.

La premiĂšre Ă©tape pour produire des feuilles consiste Ă  dĂ©sactiver les gĂšnes KNOX. Une telle dĂ©sactivation induit l’Ă©mergence de croissances latĂ©rales Ă  partir de la pousse qui vont ensuite se dĂ©velopper en feuilles. Si les gĂšnes KNOX sont laissĂ©s activĂ©s, la plante continue de faire croĂźtre sa pousse sans s’arrĂȘter pour initier la formation de feuilles. Des groupes de plantes trĂšs diffĂ©rents ont suivi cette mĂȘme approche d’Ă©laboration de feuilles relativement indĂ©pendamment. Ce n’est que rĂ©cemment que les chercheurs en biologie Ă©volutive ont dĂ©couvert que la formation de feuilles est contrĂŽlĂ©e dans un groupe de plantes primitives, les lycophytes, d’une façon relativement similaire Ă  celle des plantes supĂ©rieures (angiospermes). Il est donc plus que vraisemblable que toutes les plantes, quelle que soit leur histoire Ă©volutive, partagent un mĂ©canisme gĂ©nĂ©tique commun d’Ă©laboration de feuilles.

Le dĂ©veloppement de feuilles requiert Ă©galement que les plantes “sachent” comment assembler leurs surfaces supĂ©rieures et infĂ©rieures. Les couches supĂ©rieures de la feuilles sont spĂ©cialisĂ©es dans l’interception et le processing de l’Ă©nergie solaire tandis que la structure de la partie infĂ©rieure est arrangĂ©e de sorte Ă  optimiser l’absorption de dioxyde de carbone. Ces spĂ©cialisations doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es Ă  la feuille dĂšs le dĂ©but de son dĂ©veloppement et nous dĂ©couvrons, dans ce cas Ă©galement, que les gĂšnes de rĂ©gulation de cette dichotomie sont trĂšs anciens, remontant Ă  plus de 400 millions d’annĂ©es. Certains chercheurs suggĂšrent mĂȘme qu’ils furent “empruntĂ©s” Ă  ceux qui organisent les tissus vasculaires qui, comme nous l’avons vu pour Cooksonia, apparurent 50 millions avant l’Ă©mergence des feuilles. Comme l’attention des gĂ©nĂ©ticiens molĂ©culaires, gĂ©nĂ©ralement occupĂ©e par des cultures d’importance commerciale, se tourne prĂ©sentement vers des questions plus fondamentales quant aux modes d’Ă©volution des plantes, nous pouvons espĂ©rer que des dĂ©couvertes fascinantes vont se profiler Ă  l’horizon. Pour le moment, nous pouvons souligner que, bien qu’une comprĂ©hension adĂ©quate des mĂ©canismes gĂ©nĂ©tiques Ă  la base de l’Ă©volution des feuilles ne soit pas encore d’actualitĂ©, il semble cependant que la “boĂźte Ă  outils” gĂ©nĂ©tique, nĂ©cessaire Ă  l’assemblage des feuilles, ait Ă©tĂ© disponible bien longtemps avant que de larges feuilles fissent leur apparition, manifestĂ©e dans les flores fossiles du monde.


Si les chercheurs en gĂ©nĂ©tique molĂ©culaire ont raison d’affirmer que les plantes possĂ©daient la capacitĂ© gĂ©nĂ©tique de produire des feuilles trĂšs tĂŽt dans leur histoire Ă©volutive, quelques bribes de rĂ©confort peuvent ĂȘtre dĂ©rivĂ©es, pour les palĂ©ontologistes, Ă  partir du fait que ce sont les archives fossiles qui nous offrent un aperçu de la maniĂšre dont cette capacitĂ© fut activĂ©e. Il y a prĂšs de 75 ans, le palĂ©obotaniste Allemand, Walter Zimmermann (1892-1980) de l’UniversitĂ© de TĂŒbingen en Allemagne, publia la premiĂšre tentative dĂ©taillĂ©e de dĂ©cliner la trajectoire Ă©volutive des feuilles, Ă  partir des structures axiales originelles des premiĂšres plantes terrestres jusqu’Ă  l’apparition Ă©ventuelle des arbres pourvus de feuilles authentiques. L’oeuvre de Zimmermann se fondait sur les recherches rĂ©alisĂ©es par le grand poĂšte et philosophe Johann Wolfgang Goethe (1749-1832) qui publia son essai fondamental “La MĂ©tamorphose des Plantes” en 1790. Ce fut durant son voyage Ă©pique en Italie de 1786 Ă  1788 que ses conceptions s’Ă©panouirent quant Ă  la possibilitĂ© que les organes des plantes se dĂ©veloppassent Ă  partir de la mĂ©tamorphose d’un seul organe, Ă  savoir la feuille. Les scientifiques, de Darwin Ă  Zimmermann, acceptĂšrent les notions trĂšs aventureuses et hautement originales de Goethe, et ce dernier en vint Ă  ĂȘtre largement considĂ©rĂ© comme le pĂšre de la mĂ©tamorphose des plantes.

Zimmermann prĂ©senta sa synthĂšse Ă©rudite des preuves fossiles et son intĂ©gration aux thĂ©ories de morphologie vĂ©gĂ©tale, telle que la “thĂ©orie du tĂ©lome”. Cette thĂ©orie dĂ©crit comment les feuilles Ă©mergĂšrent en un processus Ă©volutif constituĂ© de quatre phases, chacune de ces phases reprĂ©sentant une innovation Ă©volutive authentique et reconnaissable trĂšs aisĂ©ment dans diffĂ©rents groupes de plantes fossiles d’Ăąges progressivement plus jeunes. La transformation commence, durant la premiĂšre phase, par l’architecture de ramification simple en trois dimensions des tiges des plantes terrestres primitives, telle qu’elle se caractĂ©rise dans les fossiles de Rhynie Chert. Durant la seconde phase, la tige principale porte des branches latĂ©rales ramifiĂ©es, sans plus de division de l’axe central. Eventuellement, les branches latĂ©rales se divisent toutes dans le mĂȘme plan spatial, donnant essentiellement l’apparence d’ĂȘtre aplaties. Cette forme intermĂ©diaire prĂ©pare le chemin pour la phase finale de l’Ă©volution de la feuille, le dĂ©veloppement de “tissage” qui joint les segments des branches latĂ©rales aplaties avec une couche de tissu cellulaire photosynthĂ©tique. Comme les feuilles au limbe aplati Ă©voluĂšrent indĂ©pendamment au sein de plusieurs groupes, il s’avĂšre que trois de ces mĂ©tamorphoses, l’aplanissement, le tissage et la fusion sont des Ă©tapes dans l’Ă©volution des feuilles qui ont Ă©tĂ© mises Ă  contribution de multiples fois durant l’histoire Ă©volutive des plantes Ă  feuilles.

GrĂące Ă  Zimmermann, dĂšs 1930 les palĂ©obotanistes avaient Ă  leur disposition une thĂ©orie dĂ©crivant les diffĂ©rentes phases dans l’Ă©volution d’une feuille. Cependant, le problĂšme avec cette thĂ©orie du tĂ©lome est que ce n’est pas du tout une “thĂ©orie” dans le sens formel du terme mais une description du “comment”. Les valeureux efforts de Zimmermann laissĂšrent clairement de cĂŽtĂ© la question Ă©pineuse de savoir “pourquoi” tout cette affaire demanda autant de temps et le mystĂšre demeura intact. Son travail fut, Ă  juste titre, accueilli par de vives critiques en raison de ce dĂ©faut: en effet, “il dĂ©crit tout sans rien expliquer”. Comment cela se fait-il que des plantes aussi complexes que des arbres, et se reproduisant par le biais de cycles de vie sophistiquĂ©s, Ă©voluĂšrent aussi souplement, et apparemment sans difficultĂ©s, alors que les feuilles rencontrĂšrent de telles difficultĂ©s quand bien mĂȘme les plantes semblent avoir Ă©tĂ© Ă©quipĂ©es de la boĂźte Ă  outils gĂ©nĂ©tique nĂ©cessaire Ă  leur fabrication? Ce contraste remarquable ne peut pas ĂȘtre Ă©cartĂ© d’un simple haussement d’Ă©paules et il nous fait entrevoir une nouvelle possibilitĂ©: existait-il alors un facteur extĂ©rieur Ă  la biologie – l’environnement – tenant en bride l’Ă©volution des feuilles? De nouvelles questions ouvrent de nouvelles portes et projettent soudainement un Ă©clairage diffĂ©rent sur la notion selon laquelle l’efficacitĂ© photosynthĂ©tique des feuilles fait de leur Ă©volution un phĂ©nomĂšne inĂ©vitable.

Des Ă©lĂ©ments cruciaux du cadre systĂ©mique conceptuel, nĂ©cessaire Ă  une remise en question radicale, commencĂšrent Ă  Ă©merger avec des Ă©tudes montrant qu’une transformation remarquable du contenu du dioxyde de carbone dans l’ancienne atmosphĂšre avait pris place entre il y a 400 et 350 millions d’annĂ©es. C’est la mĂȘme tranche de temps couvrant la diversification Ă©volutive dramatique des plantes – la version botanique de l’explosion Cambrienne. Les Ă©valuations du dioxyde de carbone, fondĂ©es sur des analyses chimiques de sols fossiles, rĂ©vĂ©lĂšrent que les niveaux s’effondrĂšrent, chutant de 90 %. Lorsque Cooksonia et ses cousins commencĂšrent Ă  coloniser les terres, ils profitaient des largesses de 15 fois plus de dioxyde de carbone atmosphĂ©rique que ce qui prĂ©vaut aujourd’hui, en sus d’un climat beaucoup plus chaud. A l’Ă©poque oĂč les premiĂšres forĂȘts feuillues d’Archaeopteris se rĂ©pandirent sur les anciens continents, 40 millions d’annĂ©es plus tard, les niveaux de dioxyde de carbone s’Ă©taient effondrĂ©s de 10 fois. Pour autant que nous le sachions, cette dĂ©gringolade est sans prĂ©cĂ©dent durant les 500 derniers millions d’annĂ©es de l’histoire de la Terre et les preuves amenĂ©es par les sols fossiles sont corroborĂ©es par les thĂ©oriciens qui se consacrent Ă  la description de l’histoire du dioxyde de carbone sur la Terre dĂšs ses origines. La chute des niveaux de dioxyde de carbone affaiblit l’effet de serre atmosphĂ©rique et conduisit ultimement Ă  un Age Glaciaire majeur, dĂ©clenchant la formation et la croissance de glaciers massifs qui s’Ă©talĂšrent du PĂŽle Sud au travers des continents contigus jusqu’Ă  atteindre les Tropiques.


Une piĂšce Ă  conviction supplĂ©mentaire requise pour l’Ă©tablissement d’une connexion entre les niveaux anciens de dioxyde de carbone, et l’Ă©volution des feuilles, fut offerte par la dĂ©couverte que le gaz lui-mĂȘme affectait le nombre de pores microscopiques (stomates) sur la surface des feuilles. Les pores stomataux agissent comme des valves miniatures au travers desquelles les feuilles absorbent le dioxyde de carbone, la matiĂšre brute de la photosynthĂšse, et perdent de l’eau. Cette dĂ©couverte importante fut relatĂ©e dans un article essentiel publiĂ© dans Nature en 1987 par Ian Woodward qui Ă©tait alors Ă  l’UniversitĂ© de Cambridge. Connu pour son esprit vif, et souvent acerbe, son amour du cricket et une faiblesse quant Ă  son soutien inconditionnel du Sheffield United Football Club, Woodward rĂ©vĂ©la l’effet remarquable du dioxyde de carbone sur la formation stomatale non pas grĂące Ă  l’Ă©tude de plantes vivantes mais au travers de l’examen de spĂ©cimens, depuis longtemps disparus, d’arbres natifs Ă  l’Angleterre prĂ©servĂ©s dans l’herbarium de l’UniversitĂ© de Cambridge. En tant que collections de spĂ©cimens de plantes pressĂ©es, les herbariums reprĂ©sentent un hĂ©ritage imprĂ©vu de gĂ©nĂ©rations de naturalistes qui ont collectĂ© et conservĂ© des plantes depuis au moins le 18 Ăšme siĂšcle. Ils Ă©taient impulsĂ©s par la croyance selon laquelle la description des structures de variations intra et inter-populations offraient un moyen de comprendre la nature d’une espĂšce, une des grandes question de l’histoire naturelle de l’Ă©poque. Pour des scientifiques aussi cĂ©lĂšbres que Darwin et LinnĂ©e, les herbariums constituaient un moyen conventionnel d’Ă©tudier l’histoire naturelle des plantes. LinnĂ©e qui introduisit le nouveau systĂšme – controversĂ© Ă  son Ă©poque – de dĂ©nomination des plantes (qui Ă©tait fondĂ© sur leurs caractĂ©ristiques sexuelles) crĂ©a un immense herbarium de nombreux milliers de spĂ©cimens. Une grande partie de cet herbarium demeure aujourd’hui dans les caveaux de la SociĂ©tĂ© qui porte son nom Ă  Burlington House, Ă  Londres. La familiaritĂ© de Darwin avec l’organisation des collections de plantes sĂ©chĂ©es de son mentor, l’aimable John Henslow (1796-1861), lorsqu’il Ă©tait Ă  Cambridge, lui permit d’identifier soigneusement les plantes par date et par localisation alors qu’ils exploraient les Iles Galapagos en 1865. Cette attention prĂ©cise pour les dĂ©tails s’avĂ©ra ultĂ©rieurement cruciale pour dĂ©montrer la nature hautement endĂ©mique (une amplitude restreinte gĂ©ographiquement) de la flore des Galapagos, une problĂ©matique qui ne fut jamais aussi concluante pour ses cĂ©lĂšbres pinsons parce qu’il n’avait pas baguĂ© les oiseaux avec le mĂȘme soin mĂ©ticuleux.

Les Victoriens ne rĂ©alisĂšrent pas l’importance que leurs collections prendraient pour les gĂ©nĂ©rations futures. GrĂące Ă  leurs efforts, les archives des herbariums permettent de faire un retour vers le passĂ© pour comprendre les rĂ©actions historiques des plantes Ă  la montĂ©e des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre induite dĂšs l’origine de la rĂ©volution industrielle dans le monde Occidental. A sa grande surprise, Woodward dĂ©couvrit que les collections de l’herbarium avaient Ă©tĂ© les tĂ©moins de la rĂ©volution silencieuse des arbres durant la rĂ©volution industrielle Anglaise. Les arbres avaient rĂ©agi au niveau croissant dans l’atmosphĂšre de dioxyde de carbone en produisant moins de pores; les feuilles des arbres de l’Angleterre mĂ©ridionale ont aujourd’hui 40 % de pores en moins relativement Ă  150 annĂ©es auparavant. Ce qui fut finalement dĂ©cisif et qui convainquit les sceptiques, fut la preuve expĂ©rimentale dĂ©montrant que le contenu en dioxyde de carbone de l’air, dans lequel croissaient les plantes, altĂ©rait le nombre des stomates sur les feuilles. Les expĂ©rimentations rĂ©vĂ©lĂšrent Ă©galement pourquoi: Ă  savoir pour conserver l’eau. Lorsque le dioxyde de carbone est abondant, et que le nombre de pores est restreint, les plantes maintiennent leur niveau de consommation pour la photosynthĂšse mais, par contre, elles bĂ©nĂ©ficient d’une diminution de la perte en eau due Ă  la transpiration des feuilles.

Des Ă©tudes ultĂ©rieures rĂ©vĂ©lĂšrent que les plantes possĂšdent un systĂšme de signal gĂ©nial permettant aux feuilles matures de communiquer avec les nouvelles feuilles en formation afin de les informer du nombre optimum de pores Ă  produire pour les conditions environnementales qu’elles vont bientĂŽt rencontrer. De plus, il fut dĂ©couvert que toute cette dynamique de rĂ©gulation, par le dioxyde de carbone, du nombre de pores avait une base gĂ©nĂ©tique lorsque Julie Gray de l’UniversitĂ© de Sheffield et son Ă©quipe identifiĂšrent le gĂšne qualifiĂ© de HIC (High Carbon Dioxide). Le gĂšne HIC contrĂŽle la formation des pores stomataux selon le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre. Cette activation est supposĂ©e opĂ©rer en influençant le dĂ©pĂŽt de substances chimiques spĂ©cifiques (acides bras) dans les cellules spĂ©cialisĂ©es des pores stomataux. Lorsqu’ils sont activĂ©s par une atmosphĂšre riche en dioxyde de carbone, les acides gras inhibent le dĂ©veloppement de cellules avoisinantes en pores supplĂ©mentaires. Dans les plantes mutantes, dont le gĂšne HIC est dĂ©ficient et ne peut pas ĂȘtre activĂ© adĂ©quatement, moins d’acides gras sont produits et la production stomatale devient hors de contrĂŽle. La prochaine Ă©tape consiste Ă  Ă©tudier comment les acides gras empĂȘchent la formation de pores, mais cela est encore le sujet d’investigations.

Il est vraisemblable que les gĂšnes, tels qu’HIC, soient d’une anciennetĂ© considĂ©rable, programmant les rĂ©actions des plantes aux changements de concentrations atmosphĂ©riques en dioxyde de carbone. Les fossiles Ă©clairent le dĂ©bat en rĂ©vĂ©lant des tendances qui sont cohĂ©rentes avec les analyses fournies par l’Ă©tude des feuilles des spĂ©cimens d’herbarium. Les vestiges fossilisĂ©s fragmentaires des plantes terrestres primitives qui bĂ©nĂ©ficiaient originellement d’une atmosphĂšre riche en dioxyde de carbone possĂšdent trĂšs peu de stomates, gĂ©nĂ©ralement moins de 5 par millimĂštre carrĂ©. De telles basses valeurs sont exceptionnelles chez les plantes modernes qui possĂšdent, typiquement, plusieurs centaines de pores par millimĂštre carrĂ© de surface foliaire. Il n’y a que les plantes succulentes des dĂ©serts qui puissent se caractĂ©riser par des valeurs aussi bases de pores. AprĂšs 40 millions d’annĂ©es de dĂ©croissance des niveaux de dioxyde de carbone, nous trouvons les feuilles les plus primitives d’Archaeopteris avec six fois plus de pores que leurs ancĂȘtres axiaux. A l’Ă©poque oĂč les plantes Ă  feuilles s’Ă©taient communĂ©ment rĂ©pandues, le nombre de pores s’Ă©tait multipliĂ© par dix, ce qui donne presque l’impression que les plantes haletaient pour de l’air dans leur effort de lutte contre la disette en dioxyde de carbone. Toutes circonstancielles que soient les preuves, il est difficile de ne pas en tirer la conclusion selon laquelle les plantes se sont adaptĂ©e aux changements de dioxyde de carbone en ayant recours aux mĂȘmes stratĂ©gies durant un temps exceptionnellement long, et peut-ĂȘtre mĂȘme durant toute leur histoire Ă©volutive.

Pour rĂ©sumer, l’Ă©vidence suggĂšre que des niveaux trĂšs Ă©levĂ©s de dioxyde de carbone prĂ©valurent, lorsque les plantes primitives apparurent, qui s’effondrĂšrent, par la suite, lorsque la version botanique de l’explosion Cambrienne eut lieu. Lors de cette explosion vĂ©gĂ©tale, les vestiges fossiles rĂ©vĂšlent que les feuilles apparurent graduellement, minuscules au dĂ©but et devenant progressivement de plus en plus amples, tout en augmentant le nombre de pores stomataux forcĂ©s par le stress gĂ©nĂ©rĂ© par la disette en dioxyde de carbone. La signification que tout cela avait, dans la comprĂ©hension du dĂ©lai exceptionnellement long requis pour l’Ă©volution de grandes feuilles, devient Ă©vidente lorsque nous prenons conscience que le nombre de pores microscopiques entraĂźne des consĂ©quences essentielles en ce qui concerne la capacitĂ© des plantes Ă  rester fraĂźches. Comme nous l’avons dĂ©jĂ  soulignĂ©, les pores stomataux agissent comme des valves rĂ©gulant l’admission de dioxyde de carbone et la perte coĂ»teuse, et inĂ©vitable, en eau due Ă  la transpiration, un processus qui rafraĂźchit la feuille. Plus de pores confĂšrent une capacitĂ© accrue de rester frais. La conservation de la fraĂźcheur s’avĂšre de plus en plus difficile au fur et Ă  mesure que les feuilles accroissent leur surface car elles sont beaucoup moins efficaces Ă  perdre de la chaleur lors d’une brise rafraĂźchissante que les petites feuilles. La raison en est que lorsque l’air passe le long de la feuille en ĂŽtant la chaleur, il est ralenti par la friction des molĂ©cules de l’air qui se heurtent Ă  la surface de la feuille. Les plus grandes feuilles exercent une friction plus grande parce que l’air doit voyager plus loin et cela diminue l’efficacitĂ© du processus de perte de chaleur. On peut donc argumenter que les grandes feuilles attendirent pour se manifester que les niveaux dans l’atmosphĂšre de dioxyde de carbone plongent, ce qui permit aux plantes de produire plus de pores, et ce qui permit aux grandes feuilles de rester fraĂźches.

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Science GaĂŻenne

Les Voyages du Carbone: le Carbone sur le long terme

Stephan Harding. Traduction de Xochi

Caveat.  Cet ouvrage de Stephan Harding a Ă©tĂ© publiĂ© en 2009 : Ă  savoir, l’annĂ©e mĂȘme oĂč je rĂ©digeai 4 trĂšs longs articles sur l’arnaque du RĂ©chauffement Climatique Anthropique. [118] Selon ce chapitre – que j’ai traduit il y a une douzaine d’annĂ©es – Stephan Harding n’avait pas, encore, compris, malheureusement, que la Narration au sujet du RĂ©chauffement Climatique Anthropique, strictement inexistant, induit une Virose Climatique mentale dans le cerveau de toutes les personnes faibles d’esprit
 ou mallĂ©ables – dont les enfants et les adolescents. 

Stephan Harding est professeur au Schumacher College en Angleterre. Il y enseigne la “thĂ©orie GaĂŻa” et l’Ă©cologie profonde. Les “Voyages du Carbone” est un extrait de son ouvrage â€œAnimate Earth. Science, Intuition and GaĂŻa” [115] paru chez Chelsea Green Publishing. Il explore dans cet ouvrage comment la science GaĂŻenne peut nous aider Ă  dĂ©velopper un sens de connexion avec le monde “plus qu’humain”. Son travail est fondĂ© sur une intĂ©gration prĂ©cise de l’analyse scientifique rationnelle avec notre intuition, nos sentiments et notre sensibilitĂ©. 

Voici le texte en PDF. [116]

Le Carbone sur le long terme

Nous avons dĂ©jĂ  examinĂ© certaines des preuves de l’existence de GaĂŻa. Souvenez-vous de sa tempĂ©rature, retracĂ©e par le gĂ©ologue, qui est restĂ©e dans les limites du convivial durant les 3500 millions d’annĂ©es depuis l’Ă©mergence de la vie sur notre planĂšte, malgrĂ© des escapades occasionnelles lors de pĂ©riodes plus chaudes ou plus froides. Souvenez-vous aussi qu’un soleil de plus en plus brillant et que des Ă©missions continuelles de dioxyde de carbone, jaillissant des volcans, auraient dĂ» transformer la planĂšte en une Ă©tuve infernale, oblitĂ©rant toute vie, il y a des millions d’annĂ©es; cependant, nous jouissons du confort relatif d’une tempĂ©rature globale et moyenne de 15°C. Quelles en sont les raisons? La rĂ©ponse se trouve dans une fantastique synergie holistique GaĂŻenne de biologie (vie), de gĂ©ologie (roches), de physique (transferts Ă©nergĂ©tiques) et de chimie (interactions entre les ĂȘtres chimiques) qui oeuvrent ensemble Ă  rĂ©guler la tempĂ©rature de GaĂŻa, au fil des Ăšres, dans une danse perpĂ©tuelle de rĂ©troaction nĂ©gative.

Regardons maintenant comment cela se passe, sur le long terme, Ă  savoir sur une pĂ©riode d’environ un million d’annĂ©es. Cette histoire peut ĂȘtre narrĂ©e soit dans le langage excessivement sec de la science conventionnelle, qui considĂšre toute chose comme de la matiĂšre morte observĂ©e de loin par un intellect humain complĂštement distant, soit en pleine conscience de notre insertion inĂ©luctable au sein de GaĂŻa et de nos connexions intimes avec le flux de vie prĂ©sent dans toute particule de matiĂšre. Les Ă©crits scientifiques conventionnels, qu’ils soient techniques ou de vulgarisation, sont totalement sous le joug d’une vision assĂ©chante et objectivante. Je vais, au contraire, et sans scrupules, prĂ©senter une version animiste de cette histoire GaĂŻenne (parmi d’autres) en la personnalisant intentionnellement afin de rĂ©insufler de la vie dans ce qui pourrait ĂȘtre autrement une narration assez fastidieuse et juste capable d’éveiller l’imagination d’une poignĂ©e de spĂ©cialistes enfermĂ©s dans leur tour d’ivoire. 

Emiliania huxleyi – phytoplancton marin unicellulaire produisant des Ă©cailles de carbonate de calcium (coccolithes). Micrographie Ă©lectronique Ă  balayage d’une cellule de coccolithophore. Alison R. Taylor (University of North Carolina Wilmington Microscopy Facility) â€” PLoS Biology, June 2011, Cover

Laissez-moi commencer Ă  l’échelle ultra-microscopique en vous prĂ©sentant Emiliania huxleyi, une algue marine unicellulaire, membre de la communautĂ© des phytoplanctons, qui vit Ă  la surface des ocĂ©ans froids. Emiliania est minuscule, Ă  savoir 4/1000 de millimĂštre (4 microns) de diamĂštre, et les plaques discoĂŻdes que vous voyez sur la photographie sont encore plus minuscules – un microscope Ă©lectronique est indispensable pour en percevoir les dĂ©tails prĂ©cis. Emiliania appartient Ă  un groupe d’algues que l’on a baptisĂ© d’un nom dĂ©licieusement romantique: ce sont les coccolithophoridĂ©s, ce qui signifie “les porteurs de petites graines minĂ©rales” (du grec “phoros”, porteur; “lithos”, pierre; “coccos”, graine, pĂ©pin.) En l’occurrence, les petites graines ou pĂ©pins, les coccolithes ou structures en forme de discoĂŻdes, sont constituĂ©s de l’un des ĂȘtres molĂ©culaires les plus essentiels de GaĂŻa, le carbonate de calcium qui est une combinaison de trois des Ă©lĂ©ments (le calcium, le carbone et l’oxygĂšne) nĂ©s de l’explosion de la supernova, qui prĂ©sida Ă  l’émergence de la planĂšte GaĂŻa, et dont la forme la plus commune est la calcite. La calcite peut elle-mĂȘme se manifester sous diverses formes mais on la trouve, le plus communĂ©ment, en tant que constituant principal de la craie lĂ©gĂšre et poreuse ou du calcaire plus lourd. Emiliania est un organisme photosynthĂ©tique unicellulaire et elle possĂšde une maĂźtrise totale quant Ă  l’utilisation de l’énergie solaire pour convertir le dioxyde de carbone et l’eau en sucres et en oxygĂšne. Elle maĂźtrise Ă©galement un autre art biochimique complexe, Ă  savoir la prĂ©cipitation de calcite, Ă  l’intĂ©rieur de cavitĂ©s intracellulaires profondes, en plaques crayeuses magnifiquement ciselĂ©es, les coccolithes, qui, lorsqu’ils sont achevĂ©s, sont excrĂ©tĂ©s afin d’entourer la cellule d’une coquille blanche. Les chimistes rĂ©digent la formule du carbonate de calcium (par exemple, les pĂ©pins crayeux portĂ©s par ces crĂ©atures minuscules) de cette façon: CaCO3.

Cela signifie qu’une seule molĂ©cule de carbonate de calcium contient un atome de calcium, un atome de carbone et trois atomes d’oxygĂšne. Comme nous allons le dĂ©couvrir bientĂŽt, c’est la prĂ©sence de l’atome de carbone qui confĂšre au carbonate de calcium sa valeur pour la rĂ©gulation Ă  long terme de la tempĂ©rature de GaĂŻa.

Maintenant, passons de la micro-perspective de cette histoire Ă  une perspective spatiale beaucoup plus vaste impliquant les mouvements de la croĂ»te de la Terre et l’activitĂ© immensĂ©ment puissante des volcans, qui rejettent du dioxyde de carbone – un gaz Ă  effet de serre – ainsi que des quantitĂ©s considĂ©rables de lave, un type de roche Ă©troitement corrĂ©lĂ© au basalte et au granite. Le basalte est la mĂšre de toutes les roches. Il surgit du coeur de la planĂšte, aux dorsales mĂ©dio-ocĂ©aniques de GaĂŻa, chaud et mallĂ©able comme du chocolat fondant. Le granite naĂźt Ă  des tempĂ©ratures et Ă  des pressions excessivement Ă©levĂ©es, trĂšs profondĂ©ment en-dessous des marges continentales, lorsque le basalte est en fusion avec de l’eau ou lorsque les sĂ©diments de calcite et de silice se recombinent. Le basalte et le granite (que les scientifiques appellent des roches de silicate de calcium) contiennent beaucoup de calcium, d’oxygĂšne et de silice qui s’auto-organisent en se refroidissant en des structures cristallines tri-dimensionnelles d’une rĂ©gularitĂ© et d’une prĂ©cision exquises. EnfermĂ©s dans la roche, comme des princesses captives dans un antique chĂąteau, des ions de calcium chargĂ©s positivement ne perdent jamais l’espoir de vivre quelque chose d’autre que la stase d’une existence cristalline et ils aspirent Ă  fuir de cette prison de rĂ©seau maillĂ© qui les a tenus captifs pendant parfois des millions d’annĂ©es. Il n’est qu’une façon pour la princesse calcium de s’Ă©chapper: elle doit contracter un mariage chimique avec le carbone, son prince, et son soupirant, qui chevauche l’atmosphĂšre dans une molĂ©cule de dioxyde de carbone en une quĂȘte Ă©ternelle de sa princesse incarcĂ©rĂ©e dans la roche. Lorsqu’une molĂ©cule de dioxyde de carbone rencontre enfin du basalte ou du granite, le mariage peut ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©, mais seulement aprĂšs que des Ă©preuves complexes aient Ă©tĂ© surpassĂ©es.

Tout d’abord, une molĂ©cule d’eau, d’une averse de pluie, doit dissoudre une molĂ©cule de dioxyde de carbone afin de produire de l’acide carbonique qui se dissocie immĂ©diatement en deux nouveaux ĂȘtres chimiques: un ion bicarbonate, dans lequel l’atome de carbone est liĂ© Ă  un atome d’hydrogĂšne et Ă  trois atomes d’oxygĂšne, et un ion hydrogĂšne positivement chargĂ©. Les ions hydrogĂšne ainsi libĂ©rĂ©s, n’étant rien d’autre que des protons, sont assez petits pour voyager aisĂ©ment parmi les ĂȘtres chimiques beaucoup plus gros, tels que le calcium, la silice et l’oxygĂšne qui maintiennent fermement le rĂ©seau cristallin grĂące Ă  la façon dont leurs charges positives et nĂ©gatives interagissent et s’auto-organisent. De vastes hordes de minuscules ions hydrogĂšne positivement chargĂ©s s’insinuent dans les roches. Telles des fourmis, ils passent au travers de minuscules fentes dans les parois du chĂąteau de granite et s’agglutinent autour des ions oxygĂšne et silice chargĂ©s nĂ©gativement en neutralisant les attractions Ă©lectriques qui maintiennent l’intĂ©gritĂ© de la roche: le granite et le basalte, qui Ă©taient autrefois solides et impĂ©nĂ©trables, se dissolvent maintenant lentement comme un morceau de sucre fondant Ă  l’eau.

La roche se dĂ©sintĂ©grant, le carbone de l’atmosphĂšre, enfermĂ© dans les ions bicarbonate, fusionne avec les princesses rĂ©cemment libĂ©rĂ©es, les ions calcium, pour s’unir en un mariage chimique sacrĂ© et devenir du bicarbonate de calcium, qui, de façon rĂ©sumĂ©e, est une forme de craie soluble dans l’eau qui contient du dioxyde de carbone capturĂ© de l’air. Un processus prĂ©cis est ici Ă  l’oeuvre: chaque ion calcium Ă©rodĂ© de la roche s’unit Ă  deux atomes de carbone provenant de l’atmosphĂšre. Les cĂ©lĂ©brants de ces mariages sacrĂ©s sont si avides de s’unir les uns aux autres qu’une simple et unique goutte de pluie, tombant sur la surface nue du plus petit galet de granite ou de basalte, suffit Ă  initier de nombreuses noces chimiques car les ions calcium sont enfin libĂ©rĂ©s de leur prisons rocheuses pour convoler avec leurs ardents soupirants de carbone, aspirĂ©s de l’atmosphĂšre. Ce processus, que la science conventionnelle appelle la dĂ©sagrĂ©gation, ou altĂ©ration mĂ©tĂ©orique, des roches silicatĂ©es, Ă©limine du dioxyde de carbone de l’atmosphĂšre, refroidissant ainsi la planĂšte Terre.

La solution de bicarbonate de calcium est lessivĂ©e, au travers du sol, par la pluie et Ă©ventuellement rejoint une riviĂšre qui l’emmĂšne vers l’ocĂ©an oĂč, les coccolithophoridĂ©s, s’ils sont prĂ©sents, la prĂ©cipitent en calcite solide dans leurs corps microscopiques. Il existe Ă©galement d’autres crĂ©atures marines qui prĂ©cipitent des coquilles et armures calcaires Ă  partir du bicarbonate de calcium. Ce sont, entre autres, des crustacĂ©s tels que les crabes et les bernacles et des mollusques, telles que les palourdes, les huĂźtres et les seiches, dont on peut retrouver les os crayeux sur toutes les plages de la planĂšte.

En prĂ©cipitant de la calcite qui contient du dioxyde de carbone aspirĂ© de l’atmosphĂšre, ces organismes marins exercent une influence considĂ©rable de refroidissement sur toute la planĂšte. C’est, cependant, le phytoplancton microscopique flottant qui, en formant de la calcite, a Ă©tĂ© de loin le principal acteur de cet effet de refroidissement durant environ les 80 derniers millions d’annĂ©es. Ces algues minuscules prospĂšrent sur de vastes superficies des ocĂ©ans froids du monde. Lorsqu’elles meurent, une “neige ocĂ©anique” crayeuse va se dĂ©poser au fond de la mer, et comprime les divers sĂ©diments, qui se sont formĂ©s Ă  partir des squelettes crayeux, en une roche carbonatĂ©e et dense. Dans de nombreuses rĂ©gions de la planĂšte, ces sĂ©diments carbonatĂ©s sont prĂ©sents au-dessus du niveau de la mer, lĂ -mĂȘme oĂč les ont fait surgir les grands mouvements de la croĂ»te terrestre de GaĂŻa. Les cĂ©lĂšbres falaises de craie du sud de l’Angleterre, surnommĂ©es les Sept Soeurs, en sont un exemple magnifique. Ces falaises sont presqu’exclusivement constituĂ©es d’un nombre incalculable de squelettes calcaires et microscopiques sĂ©crĂ©tĂ©s, principalement, par les coccolithophoridĂ©s. Lorsque vous observez ces falaises, ou en fait n’importe quel morceau de craie ou de calcaire, vous voyez bien sĂ»r de la roche, mais au travers des yeux de GaĂŻa, ce que vous observez rĂ©ellement, c’est de l’atmosphĂšre solidifiĂ©e, ou plus spĂ©cifiquement du dioxyde de carbone dissous et solidifiĂ© Ă  partir de l’atmosphĂšre grĂące aux attractions irrĂ©sistibles entre ce dioxyde de carbone et les princesses calcium qui demeurent au coeur des roches de silicate de calcium. 

Mais ces grands sĂ©diments contiennent plus que de la craie. Une observation mĂȘme superficielle des roches des Sept Soeurs permettra de dĂ©celer un grand nombre de nodules de silex dur qui rĂ©sistent Ă  l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique et qui sont souvent transportĂ©s par les marĂ©es et les courants sur de longues distances. Ces silex sont constituĂ©s de la silice et de l’oxygĂšne qui ont Ă©tĂ© Ă©rodĂ©s du granit et du basalte en mĂȘme temps que le calcium. LessivĂ©e dans les riviĂšres sous forme d’acide silicique, la silice atteint la mer, oĂč les diatomĂ©es, les radiolaires et les Ă©ponges la prĂ©cipitent en spicules ou en coques lisses dĂ©licatement ciselĂ©es qui tombent en pluie vers les profondeurs sombres et boueuses de l’ocĂ©an, en compagnie des exosquelettes de calcite des coccolithophoridĂ©s. La façon dont les reliquats vitreux minuscules de ces ĂȘtres s’agrĂšgent pour former des nodules de silex relĂšve toujours d’une sorte de mystĂšre. 

Le bicarbonate de calcium issu de l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique des roches est tellement abondant dans les ocĂ©ans que les crĂ©atures marines font face Ă  un danger rĂ©el de mort par incrustation de calcite car ce bicarbonate de calcium n’aime rien de mieux que de se transmuter en carbonate de calcium en prĂ©cipitant sur les surfaces disponibles – tout comme il le fait dans les grottes de calcaire. Tout atome de carbone, d’oxygĂšne, d’hydrogĂšne et de calcium Ă©prouve une profonde aise Ă  pouvoir s’assembler en carbonate de calcium – chacun ressent un profond sentiment de stabilitĂ© et de rĂ©confort en la prĂ©sence des autres. Cependant, ces Ă©treintes familiales chaleureuses, entre les ĂȘtres chimiques, sont tout Ă  la fois une bĂ©nĂ©diction et une malĂ©diction pour ce qui concerne les ĂȘtres vivants: une bĂ©nĂ©diction parce que le calcium est essentiel Ă  la vie intĂ©rieure de la cellule et parce qu’il peut ĂȘtre utilisĂ© pour forger des plaques robustes d’armure protectrice; mais Ă©galement une malĂ©diction parce qu’un excĂšs de calcite est une condamnation Ă  mort par incrustation ou par empoisonnement des fonctionnements internes de la cellule. Toute crĂ©ature qui vit dans les ocĂ©ans ne peut Ă©chapper Ă  ces dangers qu’en dĂ©pensant beaucoup d’énergie afin de pomper le surplus de calcium de ses cellules et de produire des substances gluantes pleines de molĂ©cules de sucre spĂ©cialement conçues pour faire obstacle Ă  l’incrustation. Certains organismes marins exsudent tout simplement ces substances chimiques sur leur Ă©piderme et dans l’eau de mer qui les entoure; certains autres, comme les coccolithophoridĂ©s, les crabes et les oursins de mer ont maĂźtrisĂ© l’art de contrĂŽler la prĂ©cipitation au sein de cavitĂ©s intracellulaires dans lesquelles les substances spĂ©cifiques gluantes et sucrĂ©es sont utilisĂ©es pour diriger l’élaboration d’un vaste spectre d’artefacts de carbonate de calcium dĂ©licatement sculptĂ©s tels que des carapaces, des discoĂŻdes, des spicules et des Ă©pines. MĂȘme les animaux terrestres sĂ©crĂštent ces substances dĂ©calcifiantes – nous en enrobons nos dents pour les protĂ©ger de l’incrustation par le phosphate de calcium. L’ocĂ©an abonde tellement en bicarbonate de calcium dissous, gĂ©nĂ©rĂ© par l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique des roches, que n’importe quelle surface deviendrait rapidement incrustĂ©e de calcite si les jus sucrĂ©s dĂ©calcifiants n’étaient plus produits. 

Le contrĂŽle de la calcification par les ĂȘtres vivants est devenu beaucoup plus raffinĂ© et sophistiquĂ© au fur et Ă  mesure que GaĂŻa dĂ©veloppait et renforçait sa capacitĂ© d’auto-rĂ©gulation, au fil des Ăšres gĂ©ologiques. La forme la plus basique de calcification se manifeste, sans l’intervention de la vie, lorsqu’en l’absence de tout inhibiteur chimique, le calcium prĂ©cipite Ă  partir de l’eau pour former de simples croĂ»tes marines ou encore les stalactites et les stalagmites dans les grottes de calcaire. Lors des beaux jours de l’enfance de GaĂŻa, il y a 3000 millions d’annĂ©es, d’énormes communautĂ©s bactĂ©riennes (les stromatolites) ont dĂ©posĂ© de vastes plate-formes croĂ»teuses de calcaire lĂ  oĂč elles avaient besoin de croĂźtre, prĂšs de la lumiĂšre source de vie Ă  la surface des ocĂ©ans. Ensuite, dans la pĂ©riode s’étalant de 600 Ă  80 millions d’annĂ©es, les principaux ĂȘtres Ă  calcification Ă©taient les coraux, les mollusques et les crustacĂ©es. Depuis lors, les principaux sites de calcification biogĂ©nique se sont dĂ©placĂ©s des marges des continents vers les bords des plateaux continentaux, lĂ  oĂč une infinitĂ© de petits ĂȘtres flottants, tels les coccolithophoridĂ©s, ont laissĂ© leurs cadavres crayeux se dĂ©poser dans les profondeurs des fonds marins. Durant toute cette trajectoire Ă©volutive, des croĂ»tes aux coccolithophoridĂ©s, GaĂŻa a amĂ©liorĂ© ses capacitĂ©s de calcification de telle sorte que, de nos jours, des quantitĂ©s de craie, beaucoup plus grandes que jamais, sont prĂ©cipitĂ©es des ocĂ©ans par des algues microscopiques; cette capacitĂ© accrue a permis Ă  GaĂŻa de rester fraĂźche en face d’un soleil dangereusement brillant. De nouveau, GaĂŻa se rĂ©vĂšle comme une entitĂ© animĂ©e en Ă©volution.

Jusqu’à maintenant, nous n’avons considĂ©rĂ© que la vie des ocĂ©ans dans le grand voyage de craie de GaĂŻa mais la vie terrestre Ă©galement contribue, de façon importante et vitale, au refroidissement de la terre en favorisant considĂ©rablement la dissolution physique et chimique du granite et du basalte. Partout oĂč la vie terrestre croĂźt sur ces roches, elle a recours Ă  une diversitĂ© de moyens physiques et chimiques afin d’extraire le riche butin de nutriments qu’elles recĂšlent. Ce faisant, la vie accĂ©lĂšre et favorise l’enlaçage chimique entre l’eau, le dioxyde de carbone et le calcium pour former du bicarbonate de calcium, un piĂšge liquide pour le dioxyde de carbone, qui sera finalement dĂ©posĂ© au fond des ocĂ©ans par les crĂ©atures ocĂ©aniques qui produisent de la calcite; par la mĂȘme occasion, elle accĂ©lĂšre la libĂ©ration de silice qui se retrouve Ă©ventuellement dans les corps vitreux des diatomĂ©es, des Ă©ponges et des radiolaires.

Comment la vie sur terre favorise-t-elle ces processus d’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique? Vous ĂȘtes un ion calcium prisonnier d’un rĂ©seau cristallin dans un immense dĂŽme de granite, Ă  10 mĂštres de profondeur, et cela fait des dizaines de millions d’annĂ©es que vous ĂȘtes lĂ . En regardant au travers du rĂ©seau, vous notez la prĂ©sence de beaucoup d’espace vide et vous observez aussi d’autres ions calcium et en fait d’autres ĂȘtres chimiques, tels que l’oxygĂšne, la silice et l’aluminium, bien rangĂ©s en structures cristallines. C’est comme de glisser votre tĂȘte entre deux miroirs parallĂšles dans un restaurant chinois avec quelques lanternes blanches au plafond. Regardez dans l’un des miroirs et vous verrez des rangs serrĂ©s de lanternes qui s’enfuient de chaque cĂŽtĂ© Ă  l’infini. Les lanternes reprĂ©sentent vos compagnons ions calcium. Il vous faudrait attendre trĂšs longtemps avant de pouvoir Ă©chapper si vous ne dĂ©pendiez que de l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique des roches pour vous libĂ©rer. Mais, en fait, la surface des roches, dix mĂštres au-dessus de vous, fourmille d’ĂȘtres vivants innombrables dans un sol noir et riche qui accueille des champignons, des micro-organismes et de grandes plantes tels des arbres et des buissons. Une racine massive d’arbre serpente vers vous au travers d’une fissure naturelle dans le granite. La racine fait littĂ©ralement Ă©clater la roche en deux et elle entraĂźne Ă  sa suite du sol riche, noir et humide abondant en vie microbienne. Certains de ces microbes sont des bactĂ©ries qui sĂ©crĂštent une molĂ©cule complexe de sucre qui s’enfle quand elle est humide, et qui dĂ©tache de petits grains de granite de la surface de la roche dans le tunnel créé par la racine de l’arbre. Ces petits fragments de granite pourvoient une surface d’altĂ©ration trĂšs agrandie et ils baignent dans les exhalations gazeuses des milliards de microbes qui abondent dans le sol.

Ces microbes, tout comme nous, utilisent l’oxygĂšne de l’air afin d’extraire de l’énergie des molĂ©cules de nourriture et rejettent du dioxyde de carbone. Il en rĂ©sulte que la terre contient beaucoup plus de ce gaz que l’air en-dessus. Les racines des arbres en rejettent Ă©galement lorsqu’elles utilisent de l’oxygĂšne pour la combustion des sucres qui ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s au travers de la photosynthĂšse par les feuilles tout lĂ  haut dans l’atmosphĂšre tourbillonnante. De plus, le sol est rendu magnifiquement poreux grĂące Ă  l’action de trĂšs nombreuses petites crĂ©atures comme les acariens, les mille pattes et les vers de terre qui le retournent, comme le font de nombreux jardiniers, permettant Ă  l’eau de pluie de percoler aisĂ©ment et d’accomplir les mariages chimiques entre le calcium et le dioxyde de carbone sur les fragments minuscules de roches.

La vie sur terre est un grand ĂȘtre concasseur et dissolveur de roches. L’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique peut ĂȘtre considĂ©rablement amplifiĂ©e par des ĂȘtres mĂȘme relativement petits tels que les lichens et les bactĂ©ries qui croissent Ă  leur surface; cependant, les buissons et les arbres peuvent s’enfoncer beaucoup plus dans ces roches, accĂ©lĂ©rant ainsi tout le processus. Ainsi, dans des conditions tropicales chaudes et humides, la vie peut accĂ©lĂ©rer l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique du granite et du basalte mille fois plus vite par rapport Ă  un environnement dĂ©nuĂ© de vie. Si vous ĂȘtes un ion calcium dans une forĂȘt tropicale humide, vous n’aurez peut-ĂȘtre qu’une seule annĂ©e, plutĂŽt qu’un millier d’annĂ©es, avant de commencer votre voyage de noces vers la mer, en compagnie de vos deux conjoints ions bicarbonate.

Mais un grand pĂ©ril ici est Ă  l’affĂ»t: l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique du granite et du basalte pourrait transformer la planĂšte en une boule de glace congelĂ©e pour l’éternitĂ© si une trop grande quantitĂ© de dioxyde de carbone Ă©tait transmutĂ©e de l’atmosphĂšre en calcite au fond des ocĂ©ans. Pourquoi donc cela ne s’est-il pas produit? GaĂŻa, en tant qu’entitĂ©, Ă©chappe Ă  ce destin glacĂ© grĂące aux mouvements tectoniques de sa croĂ»te, impulsĂ©s par les forces gigantesques Ă  l’oeuvre au coeur profond de son grand corps minĂ©ral. Il y reste, en effet, une grande quantitĂ© de matĂ©riaux radioactifs issus de l’explosion de la supernova qui a gĂ©nĂ©rĂ© les Ă©lĂ©ments de notre planĂšte. Lorsque ces matĂ©riaux radioactifs se dĂ©gradent, une grande quantitĂ© de chaleur est transfĂ©rĂ©e alentour dans les roches basaltiques en demi-fusion qui jaillissent en jets puissants jusqu’à atteindre les dorsales sub-ocĂ©aniques montagneuses, dont certaines sont alignĂ©es du nord au sud au milieu des OcĂ©ans Atlantique et Pacifique. Le basalte nouvellement Ă©mergĂ© se refroidit et, poussĂ© par de nouvelles roches jaillissant, se rĂ©pand Ă  partir de la crĂȘte des dorsales. Pendant tout ce temps, des corps crayeux se dĂ©posent sur ces grandes plaques mouvantes de basalte ocĂ©anique qui se dirigent, lentement mais sĂ»rement, vers un continent. Dans de nombreux endroits, les corps des ĂȘtres Ă  coquille de silice – les diatomĂ©es et les radiolaires – se dĂ©posent au-dessus des cadavres de carbonate de calcium et les protĂšgent des pouvoirs dissolvants des eaux ocĂ©aniques de grande profondeur qui sont acidifiantes et avec de hautes pressions. Les continents eux-mĂȘmes ne sont que des passagers sur ces immenses plaques de basalte en mouvement car leurs fondations granitiques sont plus lĂ©gĂšres que les plaques sous-jacentes qui les dĂ©placent de par le monde. 

Lorsqu’il rencontre finalement une marge continentale, le basalte du fond marin se glisse tout doucement en-dessous en emmenant avec lui une partie des sĂ©diments de silice et de carbonate de calcium dans les profondeurs de la Terre tout comme une grosse baleine emmĂšne en plongeant les bernacles qui Ă©maillent sa peau Ă©paisse et graisseuse. Lorsque la silice, le carbonate de calcium et le basalte s’enfoncent dans les profondeurs abyssales, ils se dissolvent sous l’impact des tempĂ©ratures et des pressions qui sont puissantes au point de briser les attractions entre le calcium et le carbone dans le carbonate de calcium et entre le silicium et l’oxygĂšne dans la silice. C’est alors que deux transformations extraordinaires se manifestent. La premiĂšre est la libĂ©ration de dioxyde de carbone qui surgit de dessous les marges continentales pour jaillir dans des Ă©ruptions volcaniques spectaculaires et retourner dans l’atmosphĂšre en vastes quantitĂ©s en mĂȘme temps que des coulĂ©es de lave rouge et liquide dĂ©valent, telle de la mĂ©lasse, les pentes abruptes des volcans. La seconde est la recrĂ©ation de granite, en-dessous des marges continentales car le calcium, le silicium et l’oxygĂšne, ainsi que de nombreux autres ĂȘtres chimiques, se rĂ©-assemblent pour former les nouvelles fondations rocheuses des continents, remplaçant ainsi le granite qui a Ă©tĂ© perdu en surface par les processus d’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique. Quel recyclage magnifique Ă  la fois du granite et du dioxyde de carbone. Si seulement nos industries pouvaient recycler leurs produits aussi magnifiquement. (figure 22).

La tectonique des plaques, impulsĂ©e comme elle l’est par la dĂ©sintĂ©gration des matĂ©riaux radioactifs dans les profondeurs de la Terre, semble ĂȘtre totalement indĂ©pendante de la vie. Mais rien n’est plus Ă©loignĂ© de la vĂ©ritĂ© car sans eau, il n’y aurait pas de tectonique des plaques et sans vie, il n’y aurait pas d’eau. Les molĂ©cules d’eau envahissent la matrice cristalline du basalte du fond marin, au fur et Ă  mesure qu’il s’Ă©loigne des dorsales sub-ocĂ©aniques, en le ramollissant tellement que lorsqu’il rencontre une marge continentale, il ne dĂ©sire rien d’autre que de s’y enfoncer, comme du chocolat Ă -demi fondu. Cependant, une fois dans le basalte, certaines des molĂ©cules d’eau se dissocient car leurs atomes d’oxygĂšne ressentent une attraction irrĂ©sistible envers certains composants ferriques essentiels de telle sorte que l’hydrogĂšne, le plus lĂ©ger de tous les ĂȘtres chimiques, devient alors libre de s’échapper vers l’atmosphĂšre. Au fil du temps, une telle quantitĂ© d’hydrogĂšne se perdrait que GaĂŻa agoniserait de dĂ©ssĂ©chement. Elle Ă©chappe Ă  ce destin grĂące aux innombrables bactĂ©ries Ă  l’oeuvre dans les sĂ©diments des ocĂ©ans qui capturent de l’énergie en rĂ©assemblant de l’oxygĂšne avec l’hydrogĂšne en fuite, recrĂ©ant ainsi l’eau perdue et sauvant la planĂšte. Nous renouvellons l’expression de notre gratitude envers les bactĂ©ries, les vĂ©ritables maĂźtres du monde. De plus, selon Don Anderson, l’éminent gĂ©ologue US, il est concevable que la tectonique des plaques ne pourrait pas se manifester sans l’aide du carbonate de calcium dĂ©posĂ© par les ĂȘtres vivants sur les marges de zones de subduction car il se peut que le poids considĂ©rable des sĂ©diments ramollisse la lithosphĂšre ocĂ©anique en la rendant assez mallĂ©able pour qu’elle puissent plonger dans les profondeurs de la Terre. 

Les volcans, les sources chaudes et les tremblements de terre sont sans doute les manifestations les plus Ă©videntes de l’activitĂ© tectonique mais des occasions plus rares peuvent se prĂ©senter de faire l’expĂ©rience des Ă©nergies bouillonnantes, Ă  l’oeuvre sous les profondeurs de la croĂ»te de la Terre, qui maintiennent ses plaques en mouvement constant. Lors d’une expĂ©dition zoologique aux CaraĂŻbes dans l’Ăźle de St Domingue, je grimpai avec un ami vers les Chutes de Trafalgar, au milieu d’une forĂȘt embaumĂ©e. Nous contournĂąmes de grands rochers qui Ă©taient Ă©parpillĂ©s dans le bas de la vallĂ©e et baignant dans les bĂ©nĂ©dictions des vastes forĂȘts vertes et du soleil des Tropiques, nous atteignimes la solitude paisible des chutes d’eau. Les cascades Ă©taient tentantes et alors que nous nous baignions derriĂšre les rideaux somptueux d’eau cristalline, nous dĂ©couvrimes un Ă©troit torrent gĂ©othermal d’oĂč jaillissait une eau chaude telle que je n’en ai jamais vue. Ma peau Ă©tait comme pĂ©nĂ©trĂ©e d’huiles richement parfumĂ©es suite Ă  son long voyage au travers des roches sombres et chaudes loin des royaumes de l’air et de la lumiĂšre et suite Ă  son contact prolongĂ© avec du basalte Ă -demi fondu et du granite nouvellement formĂ©. C’Ă©tait une chaleur chargĂ©e d’un pouvoir de communication inattendu. L’eau tombant des cascades informait mon corps en Ă©veil du monde infĂ©rieur de roches qui s’Ă©tendait sous nos pieds, bien en-dessous du seuil de notre conscience quotidienne; un royaume, de son propre genre, aussi animĂ© et turbulent que le vent, la pluie et l’ocĂ©an de notre monde de lumiĂšre diurne.

L’Ă©nergie thermale est d’une importance vitale pour GaĂŻa qui gĂšlerait sans le retour du dioxyde de carbone gĂ©nĂ©rĂ© par la fusion de la silice et du carbonate de calcium en-dessous de ses plaques rocheuses mouvantes. Mais que se passerait-il si trop de dioxyde de carbone revenait dans l’atmosphĂšre au travers des volcans? GaĂŻa ne pĂ©rirait-elle pas de combustion sous l’assaut de tempĂ©ratures beaucoup trop Ă©levĂ©es pour que la vie puisse se maintenir? C’est effectivement un danger mortel mais, comme nous l’avons vu, GaĂŻa s’est maintenue dans un Ă©quilibre magnifique de tempĂ©ratures vivables durant la plus grande partie de sa longue vie. Comment est-ce possible? Il semble que la danse lente de Tai Chi des rĂ©troactions nĂ©gatives ait maintenu une tempĂ©rature idĂ©ale Ă  la vie, une danse magistrale Ă  laquelle participent tous les ĂȘtres vivants, les roches et les gaz que nous avons rencontrĂ©s jusqu’alors, la danse de la grande aventure du calcaire et du carbone au sein de GaĂŻa.

Il existe sept rĂ©troactions nĂ©gatives corrĂ©lĂ©es qui soient impliquĂ©es dans ce grand rĂ©seau de danses d’auto-rĂ©gulation (figure 23). Les volcans ont la charge importante de fournir des lĂ©gions fraĂźches de molĂ©cules de dioxyde de carbone issues de la fusion du calcaire et de la silice dans les profondeurs de la Terre. Il est Ă  noter, cependant, que ces grandes montagnes coniques de lave sont libres de se comporter comme elles le souhaitent car aucun autre participant de la danse ne peut influer sur leurs Ă©ruptions impĂ©tueuses. Ainsi, la totalitĂ© du monde de surface doit s’adapter et rĂ©agir aux intenses bouillonnements de roches Ă  moitiĂ© en fusion dans les profondeurs du coeur de la Terre, et dont les volcans sont une manifestation.

Promenons-nous dans une de ces boucles rĂ©troactives. Tout d’abord, jetez de nouveau un coup d’oeil Ă  la figure 8 pour vous remĂ©morer ce que les deux sortes de flĂšches (pleine et en pointillĂ©s) signifient. Imaginez maintenant que de puissantes Ă©ruptions volcaniques ont rejetĂ© de vastes quantitĂ©s de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre. Toute la planĂšte GaĂŻa se rĂ©chauffe en raison de l’augmentation de l’effet de serre; il s’ensuit une intensification de l’Ă©vaporation des eaux de l’ocĂ©an dans l’air qui Ă©ventuellement se condense en nuages porteurs de pluie. Une partie de cette pluie tombe sur des terres oĂč la vĂ©gĂ©tation croĂźt sur du granite ou du basalte. L’eau de pluie pourvoyeuse de vie percole au travers du sol pour ĂȘtre absorbĂ©e par les plantes, qui croissent plus aisĂ©ment de par les conditions plus humides. Une plus grande quantitĂ© de roche est Ă©miettĂ©e et pulvĂ©risĂ©e par les racines, les champignons et les bactĂ©ries qui respirent de grandes quantitĂ©s de dioxyde de carbone Ă  la surface considĂ©rablement accrue et produite par une myriade de fragments de roches. Cette altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique du granite et du basalte, liĂ©e Ă  des processus de vie, aspire du dioxyde de carbone de l’atmosphĂšre et l’envoie dans les riviĂšres sous formes d’ions bicarbonate de calcium dont le carbone aboutit finalement en sĂ©diments de calcite et de calcaire sur les fonds marins. GaĂŻa s’est maintenant rafraĂźchie avec moins de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre et donc moins de pluie et par consĂ©quent aussi, moins d’altĂ©rations mĂ©tĂ©orologiques du basalte et du granite dans ce monde plus sec. La grande danse a achevĂ© son cycle lorsque les volcans rĂ©chauffent la planĂšte en rejetant du dioxyde de carbone dans l’air.

Examinons maintenant un autre voyage. Les plantes croissent avec plus de vigueur dans une atmosphĂšre riche en dioxyde de carbone, un nutriment essentiel qu’elles capturent habilement au travers de leurs petits pores sur la partie infĂ©rieure des feuilles. Au fil de la croissance des plantes, les racines se dĂ©veloppent dans le sol et dĂ©sagrĂšgent une plus grande quantitĂ© de basalte et de granite, rafraĂźchissant ainsi la Terre. Voyons maintenant encore un voyage. Lorsque le dioxyde de carbone augmente dans l’atmosphĂšre, les tempĂ©ratures en hausse stimulent la croissance des plantes, ce qui accroĂźt la vitesse de dĂ©sagrĂ©gation du basalte et du granite et accentue le refroidissement de la Terre. Je vous laisserai Ă©lucider les autres voyages par vous-mĂȘmes.

Maintenant, Ă  la suite de cette exploration relativement dĂ©taillĂ©e du domaine abstrait de la cybernĂ©tique et de l’auto-rĂ©gulation GaĂŻennes, il nous faut nous demander comment utiliser cette approche afin de nous enraciner encore plus solidement dans notre Terre vivante. Il est certain que la cybernĂ©tique risque de nous laisser un sentiment aigu de dissociation du monde – que cela peut nous induire, selon les mots de David Abram, Ă  croire en un “monde entiĂšrement plat vu de-dessus, un monde sans contraste, une nature dont nous faisons pas partie mais que nous observons de l’extĂ©rieur – comme un Dieu.” Comment Ă©viter cela? Je trouve que cela aide de convertir les diagrammes en histoires en les emmenant dehors, soir rĂ©ellement, soit en imagination, afin de transformer les schĂ©mas de monde plat avec leurs diverses flĂšches et composantes en une expĂ©rience intuitive des relations Ă  l’oeuvre parmi les sujets vivants que la narration Ă©voque. Si l’histoire concerne l’altĂ©ration du granite par la pluie et la vĂ©gĂ©tation, je passe du temps avec un rocher de granite, en frayant mon chemin dans les profondeurs de son rĂ©seau de silice, et de mĂȘme avec la pluie, avec les arbres et les mousses, avec les riviĂšres et les nuages. Ce type d’approche Ă©veille les sens et l’intuition en permettant d’Ă©voluer parmi les rĂ©troactions dĂ©crites dans une sorte de rĂȘve Ă©veillĂ© qui produit une riche moisson de significations et de sentiments d’appartenance.

Mais qu’en est-il du soleil qui croĂźt en luminositĂ©? Pourquoi son don gĂ©nĂ©reux d’Ă©nergie en augmentation n’a-t-il pas subjuguĂ© ces grandes boucles de rĂ©troaction nĂ©gative en condamnant GaĂŻa Ă  une mort prĂ©maturĂ©e par combustion? La rĂ©ponse Ă  cette question semble impliquer l’Ă©volution crĂ©atrice innovante de la vie dĂšs le dĂ©but de son Ă©mergence sur la planĂšte il y a 3500 millions d’annĂ©es. Depuis le dĂ©but de cette Ă©poque, durant laquelle les bactĂ©ries constituaient les seules formes de vie, jusqu’Ă  nos jours oĂč GaĂŻa abonde en crĂ©atures multicellulaires extrĂȘmement diversifiĂ©es et est l’hĂŽte d’une biodiversitĂ© plus grande que jamais, la vie a rĂ©ussi de mieux en mieux Ă  altĂ©rer les roches et donc Ă  aspirer du dioxyde de carbone de l’atmosphĂšre pour prĂ©cipiter de la calcite et du calcaire. Au dĂ©but de la vie de GaĂŻa, lorsque le soleil Ă©tait plus froid, des pellicules microbiennes, en efficacitĂ© et en Ă©tendue sans cesse croissantes, prĂ©sentes Ă  la surface des granites, Ă©taient les vecteurs de l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique. Au tout dĂ©but de sa vie, GaĂŻa avait besoin d’une atmosphĂšre qui pĂ»t conserver une surface chaude face Ă  un soleil frais. Avec seulement les bactĂ©ries prĂ©sentes sur une surface continentale plus restreinte, il y avait beaucoup moins d’altĂ©ration des roches de silicates que de nos jours. Plus tard, il y a environ 2500 millions d’annĂ©es, lorsque les premiĂšres cellules nuclĂ©es se rĂ©pandirent sur les grands continents, l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique s’intensifia. MĂȘme plus tard, il y a 400 millions d’annĂ©es, sous un soleil considĂ©rablement plus brillant, il y avait un besoin d’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique plus prononcĂ©e pour enlever du dioxyde de carbone de l’atmosphĂšre. Les plantes terrestres nouvellement Ă©voluĂ©es fournirent cette intensification indispensable d’altĂ©ration grĂące Ă  un systĂšme racinaire hautement puissant qui pouvait dĂ©sagrĂ©ger et dissoudre les roches avec une efficacitĂ© et une rapiditĂ© inconcevables pour le royaume microbien.

Ainsi, au fil de l’Ă©volution de GaĂŻa, la diversification parmi ses ĂȘtres vivants est allĂ©e de pair avec une plus grande capacitĂ© de dĂ©sagrĂ©gation des roches et de prĂ©cipitation du dioxyde de carbone de l’atmosphĂšre en calcite et calcaire. Durant toute cette danse Ă©volutive, les relations entre la vie, les roches, l’atmosphĂšre et les ocĂ©ans se sont intensifiĂ©es et approfondies, comme dans un mariage harmonieux, et GaĂŻa a peaufinĂ© ses capacitĂ©s de rĂ©gulation de sa tempĂ©rature. Elle a dĂ©licatement affinĂ© ses facultĂ©s de rĂ©action vis Ă  vis de l’intensification de la brillance du soleil et des variations de quantitĂ©s de dioxyde de carbone libĂ©rĂ© par les volcans, tout comme un musicien commence comme un jeune joueur plein de promesses et mĂ»rit en un virtuose accompli. Au fil des temps, de plus en plus de joueurs, sous la forme d’espĂšces nouvellement Ă©voluĂ©es, ont ajoutĂ© leur musique Ă  la symphonie de GaĂŻa de telle sorte qu’aujourd’hui son orchestre exulte, comme jamais auparavant, de sonoritĂ©s variĂ©es Ă©mises par une riche diversitĂ© de joueurs et d’instruments.

Mais GaĂŻa n’a pas toujours Ă©tĂ© capable de rĂ©guler sa tempĂ©rature aisĂ©ment et en douceur face Ă  un soleil de plus en plus brillant. Dans la figure 24, l’axe horizontal montre le temps, d’il y a 600 millions d’annĂ©es Ă  maintenant tandis que l’axe vertical montre la tempĂ©rature correspondante de GaĂŻa. Dans la courbe “du soleil seulement”, nous pouvons voir comment la tempĂ©rature aurait augmentĂ© au fil de l’intensification du rayonnement solaire s’il y avait eu une quantitĂ© constante de dioxyde de carbone dans l’atmosphĂšre. Cette constance n’est bien sĂ»r qu’une illusion – ce n’est rien d’autre qu’une “Terre statique” mathĂ©matique Ă  titre de comparaison.

La courbe supĂ©rieure rĂ©vĂšle la tempĂ©rature rĂ©elle; elle met en valeur qu’il y eut un rafraĂźchissement consĂ©quent il y a 300 millions d’annĂ©es, au point qu’une glaciation majeure Ă©treignit la planĂšte. Cet Ă©vĂ©nement qui marque une transition majeure dans l’Ă©volution de GaĂŻa vers une plus grande maturitĂ©, fut provoquĂ© par un accroissement massif de la dĂ©sagrĂ©gation, sous l’action des forces de vie, du granite et du basalte alors que les plantes terrestres, Ă  fort enracinement, prenaient possession de la surface planĂ©taire. Cela prit Ă  GaĂŻa 100 millions d’annĂ©es pour se remettre de cette perturbation auto-imposĂ©e. Il y a environ 200 millions d’annĂ©es, beaucoup moins de granite et de basalte Ă©tait disponible Ă  l’altĂ©ration mĂ©tĂ©orologique et le dioxyde de carbone, de nouveau, recommença Ă  s’accumuler dans l’atmosphĂšre. Ce qui est Ă©tonnant, c’est que les tempĂ©ratures, avant et aprĂšs la pĂ©riode de refroidissement, Ă©taient remarquablement similaires. Avant l’Ă©vĂ©nement, il y a environ 600 millions d’annĂ©es, sous un soleil moins brillant, de plus hauts niveaux de dioxyde de carbone maintinrent la tempĂ©rature dans des limites confortables pour le vivant. Depuis qu’elle s’est remise de son refroidissement, GaĂŻa a gĂ©rĂ© l’intensification du rayonnement solaire en stockant du carbone dans les sĂ©diments de carbonate au fond des ocĂ©ans et en enfouissant les cadavres d’ĂȘtres vivants photosynthĂ©tiseurs riches en carbone.

Nous avons dĂ©veloppĂ©, depuis un moment, une comprĂ©hension d’ordre intellectuel, des processus par lesquels notre Terre vivante a rĂ©gulĂ© sa tempĂ©rature au fil des Ăšres gĂ©ologiques sous un soleil de plus en plus brillant. Il est maintenant temps de nous engager dans une dĂ©marche plus intuitive vers cette comprĂ©hension en expĂ©rimentant ce cycle Ă  long terme du carbone.

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“#ClimateScam – Grand Minimum Solaire et Refroidissements PlanĂ©taires” 

Comment la sociĂ©tĂ© allemande perçoit-elle actuellement le mouvement climatique ?  

Nos donnĂ©es de recherche de mai 2023 montrent que l’image sociale du mouvement climatique a rĂ©cemment sensiblement changĂ©. Nous formulons des questions clĂ©s sur ce dont le dĂ©bat sur le climat a besoin maintenant. [121]

Nous devons dire dĂšs le dĂ©but : les changements dans l’Ă©valuation du mouvement climatique et environnemental sont importants. La volontĂ© gĂ©nĂ©rale de soutenir les protecteurs du climat a de facto diminuĂ© de moitiĂ© depuis 2021, passant de 68 Ă  34 %. Il est Ă©galement frappant de constater que l’accord avec l’affirmation « Le mouvement climatique et environnemental en Allemagne a Ă  l’esprit le bien-ĂȘtre de la sociĂ©tĂ© dans son ensemble » est passĂ© de 60 Ă  25 %. Beaucoup de personnes qui, il y a deux ans, considĂ©raient encore le mouvement climatique comme un acteur bĂ©nĂ©fique Ă  la sociĂ©tĂ© dans son ensemble, ne le font apparemment plus. 

Ce qui frappe ici, c’est que ces pertes se rĂ©partissent assez symĂ©triquement sur l’ensemble de nos six types sociaux. Cela signifie que les protectionnistes du climat souffrent actuellement d’une perte de rĂ©putation non seulement dans certaines mais dans toutes les parties de la sociĂ©tĂ© – c’est-Ă -dire Ă©galement dans des segments tels que les personnes ouvertes ou impliquĂ©es, qui sont plus proches d’eux depuis chez eux. Toutes les couches de la sociĂ©tĂ© sont beaucoup plus critiques Ă  l’Ă©gard du mouvement climatique aujourd’hui qu’elles ne l’Ă©taient il y a deux ans – il n’a gagnĂ© ou maintenu sa position auprĂšs de personne.

SUITE.  [121]

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“#ClimateScam – Grand Minimum Solaire et Refroidissements PlanĂ©taires” 

Les Allemands en ont assez des idĂ©ologues du climat 

Selon Junge Freiheit.  [114]

Selon l’Ă©tude, la rĂ©putation de l’ensemble du mouvement climatique en Allemagne chute drastiquement. Un fossĂ© profond s’ouvre Ă  la population. La “derniĂšre gĂ©nĂ©ration” s’en sort extrĂȘmement mal. BERLIN. 

Les Allemands rejettent dĂ©sormais Ă  une large majoritĂ© les actions de l’ensemble du mouvement de protection du climat. En deux ans, la volontĂ© gĂ©nĂ©rale de soutenir la population a diminuĂ© de moitiĂ©, passant de 68 Ă  34 %. C’est le rĂ©sultat d’une Ă©tude de l’organisation “More in Common” , qui est financĂ©e par la “European Climate Foundation”, entre autres. Il a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© dans un webinaire hier

L’organisation a voulu enquĂȘter sur le soutien social des protectionnistes du climat et, avec l’aide de l’institut d’opinion Kantar (anciennement : Emnid), a posĂ© la question primordiale : “Les actions font-elles rĂ©flĂ©chir ? La politique subit-elle une pression plus aiguĂ« pour agir ? Ou les manifestations ont-elles un effet nĂ©gatif sur la rĂ©putation du mouvement climatique et de sa cause parmi la population” ? 

Un rĂ©sultat frappant : l’accord avec l’affirmation “Le mouvement climatique et environnemental en Allemagne a Ă  l’esprit le bien-ĂȘtre de la sociĂ©tĂ© dans son ensemble” est passĂ© de 60 Ă  25 % par rapport Ă  l’Ă©tude de 2021. Les auteurs Ă©crivent : «Toutes les parties de la sociĂ©tĂ© sont beaucoup plus critiques Ă  l’Ă©gard du mouvement climatique aujourd’hui qu’elles ne l’Ă©taient il y a deux ans – personne n’a gagnĂ© ou maintenu sa position».

SUITE.  [114]

Nouvelles du 29 Juillet 2023

“Terrorisme PandĂ©mique: les Dingues de la Dengue” 

Utilisation du GraphĂšne, et de ses dĂ©rivĂ©s, pour la dĂ©tection du “Virus de la Dengue”

Etude de décembre 2022. [131] Selon le résumé:

Chaque annĂ©e, le virus de la dengue et son principal moustique vecteur, Aedes sp., provoquent des Ă©pidĂ©mies massives, principalement dans les pays Ă©quatoriaux. Les techniques prĂ©existantes de dĂ©tection de la dengue sont coĂ»teuses et nĂ©cessitent un personnel qualifiĂ©. Le graphĂšne et ses dĂ©rivĂ©s possĂšdent des propriĂ©tĂ©s remarquables de conductivitĂ© Ă©lectrique et thermique, et sont flexibles, lĂ©gers et biocompatibles, ce qui en fait des plateformes idĂ©ales pour le dĂ©veloppement de biocapteurs. L’incorporation de ces matĂ©riaux, ainsi que de nanomatĂ©riaux appropriĂ©s, amĂ©liore la qualitĂ© des mĂ©thodes de dĂ©tection. Le graphĂšne peut aider Ă  surmonter les difficultĂ©s associĂ©es aux techniques conventionnelles. Dans cette revue, nous avons donnĂ© des dĂ©tails complets sur les diagnostics actuels Ă  base de graphĂšne pour la dĂ©tection du virus de la dengue. Nous avons Ă©galement abordĂ© les technologies de biodĂ©tection les plus rĂ©centes et Ă©valuĂ© leurs avantages et leurs inconvĂ©nients.

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“Terrorisme PandĂ©mique: les Dingues de la Dengue” 

Pour la Dengue et autres fiÚvres réelles ou imaginaires: les vertus médicinales de la Chirette Verte, Andrographis paniculata

La Chirette Verte, Andrographis paniculata, est une plante de l’Asie , qui constitue le remĂšde par excellence pour le traitement de diffĂ©rents types de fiĂšvres intermittentes induites par des pathologies telles que le paludisme, la dengue, la fiĂšvre chronique et le chikungunya.

La Chirette Verte Ă©tant, Ă©galement, un anti-inflammatoire, elle va pouvoir soulager les inflammations cĂ©rĂ©brales, induisant des hallucinations mentales, chez certaines personnes s’identifiant comme “fiĂ©vreuses”.

D’ailleurs, les Dingues de la Dengue ont mis au point, rĂ©cemment, un senseur, Ă  l’oxyde de graphĂšne rĂ©duit, capable de mesurer le taux d’andrographolide, le terpĂšne trĂšs amer prĂ©sent dans Andrographis paniculata – surnommĂ©e le Roi des Amers. [120]

La Chirette Verte est un remĂšde fort usitĂ© dans les MĂ©decines Traditionnelles Chinoise et de l’Inde – Ayurveda, Siddha, Unani et HomĂ©opathie. Elle possĂšde des qualitĂ©s anti-carcinogĂ©niques, anti-oxydantes, anti-obĂ©sitĂ©, anti-diabĂ©tiques, anti-bactĂ©riennes, anti-pyrĂ©tiques, cholagogues, digestives, hĂ©pato-protectrices et anti-inflammatoires. Elle a, Ă©galement, Ă©tĂ© utilisĂ©e dans le traitement de la diarrhĂ©e, de la lĂšpre, de la leptospirose, de la tuberculose, de la rage, des infections des voies respiratoires supĂ©rieures, de la sinusite, de la syphilis, de la tuberculose, les maux de gorge, les morsures de serpents, etc. 

La Chirette Verte a Ă©tĂ© promue, en synergie avec le Curcuma, dans des Ă©tudes rĂ©centes, Ă  l’encontre du Sars-CoV-2 inexistant. [126]  [129]

La Chirette Verte fait partie du protocole anti-Lyme de Stephan Harod Buhner que j’ai, quelque peu, modulĂ© afin de proposer: Andrographis paniculata, Withania somnifera, Eleutherococcus senticosus , Schisandra chinensis, Terminalia chebula, Curcuma longa, Uncaria tomentosa, Polygonum cuspidatum, Salvia miltiorrhiza, Lonicera japonica, Houttuynia cordifolia, Nigella sativa, Urtica dioica, Sida cordifolia, Scutellaria baicalensis, Isatis indigofera, Ocimum sp. Tulsi et Artemisia annua.

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Visions d’Ayahuasca 

Vision 4: Les Esprits ou les MĂšres des Plantes

Luis Eduardo Luna. Traduction de Xochi.

Ce texte est extrait de l’ouvrage de Luis Eduardo Luna et de Pablo Amaringo â€œAyahuasca Visions”. Luis Eduardo Luna est un anthropologue Colombien et un chercheur rĂ©putĂ© dans le domaine de l’Ayahuasca.  Il a créé Wasiwaska, un centre de recherches sur les plantes psychointĂ©gratrices, l’Ă©volution de la conscience et l’art visionnaire – au BrĂ©sil.

Dans cette vision, nous voyons les Vegetalistas Shipibo en transe. L’un des shamans est subjuguĂ© par les visions mais un vieil Indien le soutient. Les visions sont Ă  ce point intenses que les murs de la maison, en laquelle ils se tenaient, ont disparu et les Vegetalistas se retrouvent maintenant dans la jungle. Ils y perçoivent leurs esprits-gardiens, les mĂšres des plantes (1). 

A l’extrĂȘme gauche, nous voyons l’arbre Remo Caspi (Aspidosperma excelsum, famille des Apocynaceae) et son esprit (2). L’esprit est un vieux sage et roi Chinois qui porte une couronne d’or. Il confĂšre une sagesse sublime Ă  ceux qui se sont prĂ©parĂ©s convenablement afin de consommer de cette plante. Le roi tient un sceptre de mort et il en exercera le pouvoir vis Ă  vis de quiconque n’a pas respectĂ© le rĂ©gime alimentaire strict requis pour l’ingestion de cette plante. La mĂ©decine cathartique de cette plante favorise la connaissance des sciences Ă©sotĂ©riques magiques. L’arbre qui lui fait face est le Puka-Lupuna (Cavanillesia hylogeiton, famille des Malvaceae, antĂ©rieurement Bombacaceae) connu Ă©galement sous le nom de Lupuna Colorada. L’esprit-mĂšre de cet arbre est une femme au teint basanĂ© avec des yeux de chat et une chaĂźne d’or autour du cou. Elle est trĂšs utile pour les sorciers aux oeuvres malĂ©fiques. La connaissance que cette princesse confĂšre est presque toujours orientĂ©e vers la sorcellerie et trĂšs rarement vers les guĂ©risseurs qui soignent et sauvent des vies. Cet arbre requiert Ă©galement une alimentation stricte et rigoureuse et une mort immĂ©diate est le lot de ceux qui ne sont pas prĂ©parĂ©s (3).

Le troisiĂšme arbre est l’Ajosquiro (Gallizia corazema). Son esprit est un homme trĂšs petit et aux cheveux bouclĂ©s, portant une cape rouge et des vĂȘtements rouges. Peu d’individus ingĂšrent cette plante car le rĂ©gime alimentaire qu’il requiert est trĂšs rigide et trĂšs sĂ©vĂšre. Il est symbolisĂ© par les Allcomachines, un groupe de singes fĂ©roces qui se pendent avec leurs queues et sautent sauvagement. Cette mĂ©decine est utilisĂ©e pour se dĂ©fendre de ses ennemis. Ceux qui ingĂšrent cette plante deviennent trĂšs chauds et ne pensent qu’à se baigner (4).

A l’arriĂšre plan et Ă  droite, nous voyons le buisson Renaquilla (Ficus sp.) entrelacĂ© autour d’un arbre. Son esprit est une femme Shipibo. Si ceux qui ingĂšrent cette plante suivent un rĂ©gime alimentaire adĂ©quat, cette femme Shipibo apparaĂźtra dans leurs rĂȘves et leur enseignera comment guĂ©rir avec cette plante. Cette plante n’a pas d’égal quant Ă  sa facultĂ© mĂ©dicinale pour traiter les fractures et autres lĂ©sions; elle peut ĂȘtre appliquĂ©e crue ou cuite (5).

A droite, se trouve le grand fakir Kadat. C’est un expert en alquimia palistica (en alchimie vĂ©gĂ©tale). 

Dans le coin droit supĂ©rieur, se trouve l’Ange de la Solitude, jouant les chants de la solitude sur sa lyre. Ces chants sont destinĂ©s Ă  calmer le coeur empli de chagrin d’un amant esseulĂ© et Ă  l’aider Ă  oublier le/la bien aimĂ©(e) perdu(e).

En face de la Renaquilla se trouve Yahuar-Toro (le taureau de sang) qui se nourrit du Yahuar Piripiri (Eleutherine bulbosa, famille des Iridaceae) (6). L’Icaro de cet animal et de cette plante sert de thĂ©rapie pour ceux qui souffrent du “mauvais air” (maladie induite par une mauvaise brise, voir la note de la vision 6) ou qui ont Ă©tĂ© blessĂ©s par les Ayanahui (de aya, dĂ©funt et nahui, oeil) (7) ou d’autres ĂȘtres malveillants tels que les Chullachaki (esprits des forĂȘts, voir la note de la vision 38) ou les Maligno (les Mauvais Esprits) (8).

Au premier plan se trouvent des plantes dont les images apparaissent telles des femmes assises en conversation. Dans les visions, ces femmes sont connues comme les Sacha-Huarmi (les femmes de la forĂȘt). On trouve ces plantes dans certaines rĂ©gions de l’Amazone, en gĂ©nĂ©ral lĂ  oĂč il existe des grands rocs. Mais il est trĂšs difficile de les dĂ©couvrir et de les reconnaĂźtre.

En face de l’arbre Ajosquiro se trouve le Caballo Piripiri (le cheval Piripiri) (Cyperus sp). Toute personne ingĂ©rant cette plante acquiert une grande force. Elle se prĂ©pare en mĂ©lange avec Jagua ou Huito (Genipa americana, famille des Rubiaceae). Le Jagua est mĂ©langĂ© selon des proportions exactes et prĂ©cises avec le Piripiri, et, le matin, ce mĂ©lange est rĂ©pandu sur tout le corps. Il faut alors Ă©viter le soleil, le sel, les sucreries, l’ail, l’alcool et la graisse de porc durant une huitaine de jours, tout en s’abstenant de relations sexuelles et de relations sociales avec toute personne sexuellement active. Une journĂ©e aprĂšs que le mĂ©lange soit rĂ©pandu, la peau devient noire comme si elle avait Ă©tĂ© teinte avec de l’encre noire. Le huitiĂšme jour, cette coloration s’estompe (9). Au pied du Caballo Piripiri se trouve un serpent Ă  corne qui chemine au travers des arbres. C’est un serpent aux couleurs vibrantes connu comme Marupa-Machaco. Son Icaro est chantĂ© par les Vegetalistas qui avalent les Virotes (les dards magiques) qu’ils extraient des serpents vĂ©nĂ©neux, des piquants de poissons ou des dards de guĂȘpes ou de scorpions (10).

Au premier plan du centre gauche se trouve le Machashca Cantaro (le lanceur de vision). De nombreux Vegetalistas chantent les icaros contenus dans ce lanceur pour se protĂ©ger des visions d’un ennemi et Ă©galement pour renforcer la puissance de leurs propres visions.

A l’arriĂšre-plan, assise prĂšs du lac, se trouve une femme dompteuse de serpents avec une plante magique appelĂ©e Pichana-Machaco (non-identifiĂ©e). Cette plante possĂšde un Icaro utilisĂ© pour soigner les morsures empoisonnĂ©es des serpents et autres animaux.

Au loin dans l’arriĂšre plan, un grand jardin s’étend vers un chĂąteau enchantĂ© aux abords de la citĂ© dense d’Ankord. Ankord est une citĂ© mystĂ©rieuse qui se trouve dans une partie inconnue du monde. Au-dessus de la citĂ©, un Ă©trange vaisseau spatial tourne en rond.

Émergeant du coeur du lac, on trouve le grand serpent Killo-Urku-Purahua (killo, jaune; urku, front). GrĂące Ă  son regard magnĂ©tique, il peut chasser et capturer tout animal qui passe son chemin. Il subjugue ici un ennemi Sarara (Anhinga Anhinga, un oiseau) (11). 

Notes:

Ainsi que nous l’avons vu dans l’introduction, le concept selon lequel les plantes possĂšdent un esprit, une “mĂšre” ou un “propriĂ©taire” est au coeur de la cosmologie de nombreux groupes IndigĂšnes de la Haute Amazonie. Des plantes alimentaires importantes telles que le Manioc, de grands arbres tels que le Lupuna (Ceiba pentandra, famille des Malvaceae, antĂ©rieurement Bombacaceae), des plantes psychotropes et des plantes utilisĂ©es dans la prĂ©paration d’importants remĂšdes et poisons, destinĂ©s Ă  la chasse et Ă  la pĂȘche, sont considĂ©rĂ©s comme possĂ©dant des esprits particuliĂšrement puissants.

2. Dans l’Amazone PĂ©ruvienne, plusieurs espĂšces sont appelĂ©es Remocaspi, un nom dĂ©rivĂ© de l’Espagnol remo, pagaie, parce qu’il arrive frĂ©quemment que des pagaies soient confectionnĂ©es Ă  partir des racines maĂźtresses de ces arbres. Selon Tovar (1966:173) Remocaspi le nom donnĂ©, dans la partie orientale du PĂ©rou, Ă  Pithecellobium laetum (famille des Fabaceae). Dans son ouvrage “Vocabulary of local names of the Peruvian Flora”, Soukup mentionne les espĂšces suivantes: Aspidosperma excelsum (famille des Apocynaceae), Pithecellobium lateum et Swartzia brachyrachis peruviana (famille des Fabaceae). En sus de Pithecellobium lateum, Villarejo mentionne aussi (1979:104) Styrax acuminatum (famille des Stiraceae) et Macrocnemum roseum (famille des Rubiaceae). Pithecellobium lateum est utilisĂ© pour soigner les tumeurs internes (Barbira Freedman, communication personnelle). Ses “mĂšres” sont les Macaw et les Pinsha Wanto (non identifiĂ©s), des oiseaux qui se nourrissent de graines.

3. Le Puka-Lupuna – ou Lupuna rouge, en raison de la couleur de son Ă©corce – est un grand arbre supposĂ© ĂȘtre associĂ© Ă  des pouvoirs malĂ©fiques. Il est parfois opposĂ© au Lupuna blanc (Ceiba pentandra), telle une plante malĂ©fique versus une plante bĂ©nĂ©fique (voir cependant Karsten 1964:82 et 199-200 qui rapporte que les Indiens Shipibo de l’Ucayali utilisent les Lupunas blancs pour la sorcellerie, vraisemblablement en raison de la prĂ©sence d’une sĂšve toxique et des Ă©pines qui recouvrent son tronc). On retrouve une opposition similaire entre le dauphin rose (Inia geoffrensis), considĂ©rĂ© comme un shaman malĂ©fique et le dauphin gris (Stheno tucuri) considĂ©rĂ© inoffensif. Selon Barbira Freedman, les Lamista croient que la “mĂšre” de cet arbre est un dauphin rose qui se mĂ©tamorphose en une femme sĂ©duisante (communication personnelle). La base du tronc du Lupuna rouge est creuse et paraĂźt souvent enflĂ©e. Il est rapportĂ© que l’esprit de cet arbre peut ensorceler une personne, induisant que son estomac se dilate comme son tronc (voir vision 34). Le Lupuna est probablement la derniĂšre espĂšce d’arbre que les Shipibo refusent d’abattre pour les compagnies forestiĂšres et ce pour des raisons spirituelles. Quant Ă  d’autres arbres, ils ont abandonnĂ© les tabous traditionnels. (Gebhart-Sayther, communication personnelle). 

4. Selon Barbira Freedman (communication personnelle), deux types sont reconnus (mĂąle et femelle). Cette plante appartient Ă  la medicina del monte (mĂ©decine du royaume de la jungle, Ă  l’exception du royaume des eaux). Les racines sont utilisĂ©es, avec deux semaines de rĂ©gime alimentaire strict, pour “agarrar la medicina rapido”, pour apprendre la mĂ©decine rapidement. Sa “mĂšre” est l’arco rojo de doce cuernos (l’arc en ciel rouge aux douze cornes), un des plus puissants des esprits-mĂšres dans tout le Vegetalismo.

5. Plusieurs espĂšces de Ficus, appelĂ©s Renacos, sont communĂ©ment utilisĂ©es dans l’Amazone PĂ©ruvienne pour ces maladies. L’analogie joue une fonction importante dans la dĂ©termination des propriĂ©tĂ©s d’une plante. Les Renacos sont souvent Ă©piphytes et parfois croissent en embrassant les arbres environnant, et c’est peut-ĂȘtre l’une des raisons pour lesquelles les Renacos sont utilisĂ©s comme remĂšde pour les membres fracturĂ©s. Les Renacos aquatiques sont considĂ©rĂ©s mener vers le monde des eaux.

6. Piripiri est le nom gĂ©nĂ©rique local donnĂ© Ă  un grand nombre de plantes, gĂ©nĂ©ralement du genre Cyperus, utilisĂ©es pour de nombreuses finalitĂ©s magiques et mĂ©dicinales. Leur utilisation s’étend au moins dans toute la rĂ©gion de la Haute Amazonie et ces plantes sont connues par de nombreux noms locaux, dont Huaste (Shipibo, Cardenas Timoteo 1989: 221-224); Chondur (Kamsa et Inga dans la vallĂ©e Sibundoy, Bristol 1965; Taussig 1987:284) (Yanacona, Coconuco, Paez, dans le sud-ouest de la Colombie, Faust, 1989b:112); Chondoy (Coyaima et Natagaima Ă  Tolima en Colombie, Faust 1986:98; 1989b:203); Nuni (Secoya, Equateur, Vickers et Plowman 1984:11 et Cipoletti 1988), Pijipig (Aguaruna, PĂ©rou, Brown 1985:58, 88-89); etc. Une concoction des racines bulbeuses du Piripiri est bue parmi les Yagua au tout dĂ©but de l’initiation shamanique afin de contacter l’esprit ou la “mĂšre” de cette plante (Chaumeil 1983:33).

7. Selon Tovar (1966:41), lorsque qu’une personne mauvaise meure, son ñme devient un petite lumiùre jaune, une luciole.

8. Le Maligno est un esprit qui plane gĂ©nĂ©ralement au-dessus d’endroits paisibles sur les rives des riviĂšres durant l’étĂ© et il peut ĂȘtre reconnu de par le sifflement strident qu’il produit (Chevalier 1982:393). 

9. Genipa americana, qui donne une couleur bleu-foncĂ© et Bixa orellana (famille des Bixaceae), qui donne une couleur rouge, sont communĂ©ment utilisĂ©es comme teintures en Amazone (Schultes et Raffauf 1990:108, 384). Un mĂ©lange de Genipa americana et d’une espĂšce de Cyperus est utilisĂ© dans les “rites de passage” de plusieurs groupes Amazoniens. Parmi les Yagua, par exemple, il est utilisĂ© dans les rituels suivant les premiĂšres menstrues, dans l’initiation mĂąle Ă  la masculinitĂ© et comme peinture corporelle dans les guerres (Chaumeil 1983: 252; 1987:40-41).

10. Le terme Virote est le nom Espagnol d’une flĂšche trĂšs puissante, gĂ©nĂ©ralement lancĂ©e avec une arbalĂšte, utilisĂ©e durant le Moyen-Age. Cette flĂšche Ă©tait capable de percer les armures des chevaliers. Bien qu’elle fut tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude en Europe, de par l’apparition des armes Ă  feu, elle Ă©tait encore utilisĂ©e durant la conquĂȘte des AmĂ©riques. Le terme Virote fut appliquĂ© ultĂ©rieurement aux dards lancĂ©s par les Indiens avec une sarbacane, et par extension, aux dards magiques lancĂ©s par les shamans. Il est rapportĂ© que les shamans gardent dans leur flegme magique (appelĂ© Mariri, Yachay ou Flema) ces Virotes qu’ils extraient Ă  partir de diverses sources animales ou vĂ©gĂ©tales. Le concept de pathologie rĂ©sultant de l’introduction d’un objet pathogĂ©nique dans le corps d’un patient est communĂ©ment rapportĂ© parmi les tribus des AmĂ©riques du nord et du sud (Eliade 1964:300; Karsten 1964:178; Gebhart-Sayer 1987:189, 241) tout autant que dans d’autres parties du monde (Honko 1968).

11. Il est rapportĂ© que les anacondas et les boas ont le pouvoir d’hypnotiser leurs victimes (voir vision 29). Voir aussi Gebhart-Sayer 1987: 317).

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Les entreprises Australiennes ont 30 jours pour effacer toutes les données afférentes au statut vaccinal CoqueVide/19 de leurs employés
 Afin doblitérer toutes les traces compromettantes?

Selon 7 News. Les patrons sont priĂ©s de dĂ©truire les donnĂ©es de vaccination COVID recueillies sur leur personnel. WorkSafe indique que la rĂ©glementation a expirĂ© aujourd’hui et que les employeurs n’ont que 30 jours pour se dĂ©barrasser des informations personnelles. [127]

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Ma dĂ©couverte de la Fleur de Singe, Erythranthe lewisii var. albiflorum Ă  Crater Lake, en Oregon, en juillet 2009

Lorsque des chercheurs d’or “dĂ©couvrirent” Crater Lake dans l’Oregon en 1853, ils Ă©taient loin de s’imaginer que ce joyau bleu de 10 km de longueur et de 8 km de largeur constituait le lac le plus profond des USA, un lac profond de 598 mĂštres. Les gĂ©ologistes de l’époque, du haut de leur arrogance Caucasienne, considĂ©rĂšrent comme de pures lĂ©gendes les affirmations des tribus AmĂ©rindiennes locales selon lesquelles cet Ă©crin bleu Ă©tait tout ce qui restait d’une trĂšs haute montagne qui avait Ă©ruptĂ© dans un lointain passĂ©. Il fallut attendre 1902 pour que les gĂ©ologistes d’alors confirment les lĂ©gendes des peuples AmĂ©rindiens qui avaient vĂ©cu dans ces rĂ©gions depuis 10 000 ans: le mont Mazama, une montagne de prĂšs de 4000 mĂštres d’altitude, avait implosĂ© il y a 7700 ans. Ce fut sans doute la plus violente Ă©ruption volcanique de la chaĂźne des Cascades, durant le dernier million d’annĂ©es, avec une profonde influence sur le climat planĂ©taire de par, entre autres choses, la libĂ©ration de quantitĂ©s gigantesques de dioxyde de carbone Ă  faire se pĂąmer tous les “caniculs-bĂ©nis” de la nouvelle hystĂ©rie religieuse du rĂ©chauffement climatique!

 

Crater Lake sous fumĂ©es d’incendies. Photo de Xochi.

Crater Lake, en Oregon, est le lac le plus profond des USA avec 598 mĂštres.

Crater Lake, riche de 700 espĂšces de plantes Ă  fleurs, est maintenant l’un des haut-lieux de la biodiversitĂ© vĂ©gĂ©tale de l’Oregon.

Au cours d’une excursion botanique en fin juillet 2009, je fus agrĂ©ablement surpris d’y dĂ©couvrir des fleurs de variations rares de couleur blanche, et de couleur blanche tachĂ©e de mauve, de l’espĂšce Erythranthe lewisii / Mimulus lewisii appelĂ©e en Anglais “Pink Monkeyflower”, la fleur de singe rose, une espĂšce originaire de la cĂŽte ouest des USA.

En termes de synchronicitĂ©s, cette dĂ©couverte Ă©veilla mon intĂ©rĂȘt Ă  plusieurs Ă©gards. Tout d’abord, ces fleurs n’étaient pas sans me rappeler notre premiĂšre aventure botanique lorsqu’en 1987 nous créÚrent, avec ma compagne et notre ami Philippe Deroide, le Laboratoire d’Elixirs Floraux DEVA.

Adam et Eve chassés du Paradis ; Adam et Eve aprÚs la faute. Psautier de saint Louis et de Blanche de Castille, début du XIIIe siÚcle. Manuscrit enluminé sur parchemin Paris, BnF, Arsenal, ms. 1186 res., fol. 12.

Les Erythranthe / Mimulus, sont des Ă©lĂ©ments-clĂ©s de ce systĂšme de remĂšdes floraux créé en 1930 par le gĂ©nie de l’homĂ©opathie Anglaise, le Docteur Edward Bach, et dĂ©veloppĂ© subsĂ©quemment par la Flower Essence Society en Californie. Les remĂšdes floraux Ă  base de divers Erythranthe / Mimulus s’adressent Ă  tout le spectre de peurs et ils semblent particuliĂšrement indiquĂ©s en cette Ă©poque de fin de civilisation. La mafia globaliste, qui sĂšme le chaos sur cette planĂšte, assistĂ©e d’une grande partie des mĂ©dias qui lui sont Ă  la botte, joue en virtuose sur tout un registre de peurs pour faire Ă©merger son Nouvel Ordre Mondial: la peur des terroristes, la peur de la grippe porcine, la peur du CO2, la peur du rĂ©chauffement climatique, la peur de la crise financiĂšre, etc, etc.

Ensuite, ces “fleurs de singes” me faisaient un clin d’oeil coquin car je venais juste de traduire un essai de John Lash, “le Fruit DĂ©fendu”, un commentaire des illustrations du Psautier de Saint Louis (1253-1270) dont certaines semblent indiquer, irrĂ©vocablement, la nature de champignon enthĂ©ogĂ©nique du â€œfruit dĂ©fendu” tandis qu’une autre dĂ©peint la malĂ©diction agricole de YahvĂ© sous l’oeil goguenard d’un singe malicieux! [132] 

On ne trouve sur le web qu’une seule mention d’une forme blanche de Mimulus lewisii, datant de 2001, par Steve Tyron qui la dĂ©couvrit en Californie. Lors d’une communication personnelle, Steve m’informa que le spĂ©cialiste des Mimulus en Californie n’avait jamais entendu parler d’une telle variation. Par contre, Steve en trouva mention dans l’ouvrage “Guide to Range Flora” ainsi que dans une liste de plantes originaires du nord de la Colombie Britannique au Canada.

Lors d’une seconde visite Ă  Crater Lake en dĂ©but aoĂ»t 2009, je dĂ©couvris Ă©galement des variations de couleur rose trĂšs pĂąle. [123]

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Paroles de Champignon

Terence McKenna. 1985. Traduction de Xochi

Extrait de l’Introduction, par Terence McKenna, de l’ouvrage: “Psilocybin: The Magic Mushroom Growers Guide”. [130]

Terence McKenna (1946-2000) est dĂ©cĂ©dĂ© d’un cancer du cerveau, rare et foudroyant, en l’espace de quelques mois. 

Je suis vieux, plus vieux que l’Ă©mergence de la pensĂ©e dans votre espĂšce, qui est cinquante fois plus vieille que votre histoire. Bien que je sois sur terre depuis des temps immĂ©moriaux, je viens des Ă©toiles. Ma demeure n’est pas une planĂšte unique, car une plĂ©thore de mondes Ă©parpillĂ©s dans le disque Ă©tincelant de la galaxie possĂšdent des conditions qui confĂšrent Ă  mes spores une opportunitĂ© de vivre. Le champignon que vous voyez est la partie de mon corps qui se donne aux frissons du sexe et aux bains de soleil; mon corps vĂ©ritable est un fin rĂ©seau de fibres qui croissent dans le sol. Ces rĂ©seaux peuvent couvrir des hectares et ils possĂšdent plus de connexions que n’en contient le cerveau humain.

Mon rĂ©seau mycĂ©lial est quasiment immortel: seules l’intoxication soudaine d’une planĂšte ou l’explosion de son Ă©toile mĂšre peuvent m’Ă©radiquer. Par des voies impossibles Ă  expliquer, en raison de certaines mĂ©conceptions dans votre modĂšle de la rĂ©alitĂ©, tous mes rĂ©seaux mycĂ©liaux dans la galaxie sont en communication supraluminique au travers de l’espace et du temps.

Le corps mycĂ©lial est tout aussi fragile qu’une toile d’araignĂ©e mais la mĂ©moire et l’hypermental collectifs constituent une immense archive historique de l’aventure de l’intelligence en Ă©volution sur de multiples mondes de notre essaim en spirale Ă©toilĂ©e. L’espace, voyez-vous, est un vaste ocĂ©an pour ces formes de vie robuste qui ont la capacitĂ© de se reproduire Ă  partir de spores car ceux-ci sont recouverts de la substance organique la plus dure jamais connue.

Au travers des Ă©ons de l’espace et du temps, dĂ©rivent de nombreuses formes de vie sporulantes en animation suspendue durant des millions d’annĂ©es jusqu’Ă  leur rencontre avec un environnement adĂ©quat. Peu d’espĂšces sont ainsi mentalisĂ©es; moi-mĂȘme, et des proches parents rĂ©cemment Ă©voluĂ©s, avons atteint un mode d’hyper-communication et de capacitĂ© mĂ©morielle qui nous place en position de tĂȘte dans la communautĂ© de l’intelligence galactique. Le mode d’opĂ©ration de l’hyper-communication est un secret qui ne sera pas confiĂ© sans garanties aux humains.

Mais les moyens devraient ĂȘtre Ă©vidents: c’est la prĂ©sence de la psilocybine et de la psilocine dans les voies biosynthĂ©tiques de mon corps vivant qui m’ouvrent, ainsi qu’Ă  mes symbiotes, les Ă©crans de vision vers de nombreux mondes. Vous, en tant qu’individu et en tant qu’espĂšce Homo sapiens, vous ĂȘtes Ă  la veille d’Ă©tablir une relation symbiotique avec mon matĂ©riel gĂ©nĂ©tique qui, Ă©ventuellement, va conduire l’humanitĂ© et la terre vers la communautĂ© galactique des civilisations supĂ©rieures.

Comme il ne vous est pas aisĂ© de reconnaĂźtre d’autres types d’intelligence autour de vous, vos thĂ©ories les plus avancĂ©es en matiĂšre de politique et de sociĂ©tĂ© n’ont pas dĂ©passĂ© la notion de collectivisme. Mais au-delĂ  de la cohĂ©sion des membres d’une espĂšce en un organisme social unique, il existe des possibilitĂ©s Ă©volutives plus riches et mĂȘme plus baroques. La symbiose en est une. La symbiose est une relation de dĂ©pendance mutuelle et de bĂ©nĂ©fices positifs pour les deux espĂšces associĂ©es.

Les relations symbiotiques entre moi-mĂȘme et des formes civilisĂ©es d’animaux supĂ©rieurs ont Ă©tĂ© Ă©tablies de nombreuses fois et en de nombreux espaces au fil des longues pĂ©riodes de mon dĂ©veloppement. Ces relations ont Ă©tĂ© mutuellement bĂ©nĂ©fiques; au sein de ma mĂ©moire repose la connaissance relative aux vaisseaux supraluminiques et Ă  leur mode de construction. J’Ă©changerai cette connaissance contre un ticket gratuit vers de nouveaux mondes gravitant autour de soleils plus jeunes et plus stables que le vĂŽtre.

Afin de me garantir une existence Ă©ternelle dans le cours de la longue riviĂšre du temps cosmique, j’ai trĂšs souvent proposĂ© cet Ă©change Ă  des ĂȘtres supĂ©rieurs et je me suis ainsi rĂ©pandu dans toute la galaxie au fils de longs millĂ©naires.

Un rĂ©seau mycĂ©lial n’a pas d’organes pour mouvoir le monde, pas de mains; mais les animaux supĂ©rieurs, possĂ©dant des capacitĂ©s de manipulation, peuvent contracter une alliance avec la connaissance galactique qui repose en moi-mĂȘme et s’ils agissent de bonne foi, ils seront ainsi capables de retourner, en compagnie de leurs humbles champignons instructeurs, vers les millions de mondes dont tous les citoyens de notre essaim galactique sont les hĂ©ritiers.

Humains/Champignons. Tassili n’Ajjer. Environ 5000 avant EC.

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MycĂ©lium: Internet de la Nature 

Paul Stamets. Traduction de Xochi. 2010.

Je suis convaincu que le mycĂ©lium constitue le rĂ©seau neurologique de la nature. Des mosaĂŻques entrelacĂ©es de mycĂ©lium imprĂšgnent les biotopes de membranes confĂ©rant de l’information. Ces membranes sont conscientes, rĂ©agissent aux changements et, collectivement, prennent soin de la santĂ© Ă  long terme de l’environnement qui les accueille. Le mycĂ©lium reste en communication molĂ©culaire constante avec son environnement en Ă©laborant diverses rĂ©ponses enzymatiques et chimiques Ă  des dĂ©fis complexes. Ces rĂ©seaux sont, non seulement, capables de survivre mais parfois de s’Ă©tendre sur une surface couvrant des milliers d’hectares, atteignant, par lĂ -mĂȘme, la plus grande biomasse qu’il soit possible de gĂ©nĂ©rer pour un organisme vivant sur cette planĂšte. Le fait que les mycelia puissent dĂ©velopper de gigantesques tapis cellulaires, sur des milliers d’hectares, est la preuve que leur stratĂ©gie Ă©volutive est versatile et couronnĂ©e de succĂšs.

Ce chapitre est issu de l’ouvrage “Mycelium Running”.

Paul Stamets avec un Agarikon

L’Histoire des RĂ©seaux Fongiques

Les animaux sont plus intimement corrĂ©lĂ©s aux fungis qu’Ă  tout autre rĂšgne planĂ©taire. Il y a plus de 600 millions d’annĂ©es, nous partagions un ancĂȘtre commun. Les fungis ont dĂ©veloppĂ© un moyen de digĂ©rer la nourriture, de façon externe, en sĂ©crĂ©tant des acides et des enzymes dans leur environnement immĂ©diat et en absorbant ensuite des nutriments par le biais de chaĂźnes cellulaires en forme de maillage. Les fungis commencĂšrent leur marche sur la terre ferme il y a plus d’un milliard d’annĂ©es. De nombreuses espĂšces de fungis Ă©laborĂšrent des synergies avec les plantes qui Ă©taient, globalement, dĂ©pourvues de ces jus digestifs. Les mycologistes pensent que cette alliance a permis aux plantes de s’installer sur terre il y a environ 700 millions d’annĂ©es. De nombreux millions d’annĂ©es plus tard, une branche Ă©volutive des fungis aboutit au dĂ©veloppement des animaux. Cette branche de fungis, en route vers l’animal, Ă©volua pour capturer des nutriments en enveloppant leur nourriture de sacs cellulaires, Ă  savoir, intrinsĂšquement, des estomacs primitifs. Alors que les espĂšces Ă©mergeaient des biotopes aquatiques, les organismes s’adaptĂšrent pour prĂ©venir la perte d’humiditĂ©. Chez les crĂ©atures terrestres, l’Ă©piderme composĂ© de nombreuses couches cellulaires Ă©mergea comme une barriĂšre protectrice contre les infections. Empruntant un chemin Ă©volutif diffĂ©rent, le mycĂ©lium conserva son maillage de chaĂźnes cellulaires entrelacĂ©es et s’enfonça dans les profondeurs du sol en formant un vaste rĂ©seau nutritif grĂące auquel la vie put s’épanouir. 

Il y a environ 250 millions d’annĂ©es, Ă  la jonction des pĂ©riodes Permienne et Triasique, une catastrophe anĂ©antit 90% des espĂšces sur Terre sous l’impact, selon certains scientifiques, d’un mĂ©tĂ©orite. Des raz-de-marĂ©e, des flots de lave, des gaz brĂ»lants et des vents de plus de 1500 km/heure ravagĂšrent la planĂšte. La Terre s’assombrit sous un couvert nuageux poussiĂ©reux constituĂ© de dĂ©bris aĂ©riens provoquant des extinctions massives de vĂ©gĂ©taux et d’animaux. Les fungis hĂ©ritĂšrent de la Terre, Ă©mergeant afin de recycler les aires de dĂ©bris post-cataclysmiques. L’Ăšre des dinosaures commença et se termina 185 millions d’annĂ©es plus tard sous l’impact d’un autre mĂ©tĂ©orite qui provoqua une seconde extinction massive. De nouveau, les fungis surgirent et de nombreuses espĂšces entrĂšrent en symbiose avec les plantes pour assurer leur survie. Les fungis classiques, avec le stipe et le chapeau, qui sont si communs de nos jours, sont les descendants d’espĂšces antĂ©rieures Ă  ce second cataclysme. (Les fungis les plus anciens que l’on connaisse – encapsulĂ©s dans de l’ambre et dĂ©couverts dans le New-Jersey aux USA – datent du CrĂ©tacĂ©, il y a environ 92 Ă  94 millions d’annĂ©es. Les fungis dĂ©veloppĂšrent leurs formes fondamentales bien avant les plus lointains ancĂȘtres mammifĂšres des humains.) Le mycĂ©lium guide l’Ă©volution des Ă©cosystĂšmes en favorisant les successions d’espĂšces. Finalement, le mycĂ©lium façonne son environnement immĂ©diat, Ă  son propre bĂ©nĂ©fice, en cultivant des Ă©cosystĂšmes qui approvisionnent ses chaĂźnes alimentaires. 

L’Ă©cothĂ©oricien James Lovelock, en compagnie de Lynn Margulis, dĂ©veloppa l’hypothĂšse GaĂŻa qui postule que la biosphĂšre de la planĂšte pilota intelligemment sa course Ă©volutive pour favoriser et gĂ©nĂ©rer de nouvelles formes de vie. Je perçois le mycĂ©lium comme le rĂ©seau vivant qui incarne l’intelligence naturelle imaginĂ©e par les thĂ©oriciens de l’hypothĂšse GaĂŻa. Le mycĂ©lium est une membrane sensible exposĂ©e, consciente et rĂ©agissant aux fluctuations de son environnement. Lorsque les promeneurs, les daims ou les insectes cheminent au travers de ces rĂ©seaux filamenteux conscients, ils laissent des impressions intĂ©grĂ©es par les mycelia qui rĂ©agissent Ă  ces mouvements. Se rĂ©vĂ©lant une structure complexe et ingĂ©nieuse pour le partage d’information, le mycĂ©lium peut s’adapter et Ă©voluer au travers des forces de la nature en perpĂ©tuelle mĂ©tamorphose. Je ressens cela d’autant plus en pĂ©nĂ©trant dans une forĂȘt Ă  la suite d’averses parce que je crois que c’est alors que les membranes mycĂ©liales entrelacĂ©es s’Ă©veillent. Ces membranes mycĂ©liales sensibles se comportent comme une conscience fongique collective. Lorsque les mĂ©tabolismes des mycelia Ă©mergent, ils Ă©mettent des attracteurs qui libĂšrent, dans la forĂȘt, des parfums suaves et qui connectent les Ă©cosystĂšmes et leurs espĂšces par des chemins odorants. Telle une matrice, une immense autoroute biomolĂ©culaire, le mycĂ©lium est en dialogue constant avec son environnement rĂ©agissant Ă , et guidant, le flux de nutriments essentiels qui circule au travers de la chaĂźne alimentaire.

Je crois que le mycĂ©lium opĂšre Ă  un niveau de complexitĂ© qui dĂ©passe les puissances de calcul de nos plus puissants super-ordinateurs. Je considĂšre le mycĂ©lium comme l’Internet naturel de la Terre, une conscience avec laquelle nous pourrions communiquer. Au travers d’une interface interspĂ©cifique, il est possible qu’un jour nous Ă©changions des informations avec ces rĂ©seaux cellulaires conscients. De par le fait que ces rĂ©seaux neurologiques externes soient rĂ©ceptifs Ă  toute impression qui les atteint, des traces de pas aux branches d’arbres qui chutent, ils pourraient relayer des quantitĂ©s considĂ©rables d’informations concernant les mouvements de tous les organismes demeurant au sein du biotope. Une nouvelle science “bionniĂšre” pourrait voir le jour dĂ©diĂ©e Ă  la programmation de rĂ©seaux myco-neurologiques capables d’analyser les menaces envers l’environnement et d’y remĂ©dier. Des rĂ©seaux mycĂ©liaux pourraient ĂȘtre utilisĂ©s comme plate-formes d’informations pour des Ă©cosystĂšmes mycologiquement intĂ©grĂ©s.

La notion selon laquelle un organisme cellulaire puisse faire preuve d’intelligence pourrait paraĂźtre audacieuse si ce n’Ă©tait pour les travaux rĂ©alisĂ©s par des chercheurs tels que Toshuyiki Nakagami (2000). Il plaça un labyrinthe sur une boĂźte de PĂ©tri rempli d’agar-agar et il introduisit des flocons d’avoine Ă  une entrĂ©e et Ă  une sortie. Il inocula ensuite l’entrĂ©e avec une culture de la moisissure Physarum polycephalum dans des conditions stĂ©riles. Alors qu’elle croissait au travers du labyrinthe, elle choisissait, de façon consistante, les voies les plus courtes vers les flocons d’avoine de la sortie, nĂ©gligeant les impasses et les sorties dĂ©pourvues de flocons, faisant ainsi preuve d’une sorte d’intelligence selon Nakagami et ses collĂšgues de recherche. Si cela est vrai, il se peut alors que les rĂ©seaux neuronaux des microbes et des mycelia soient hautement intelligents.

Un certain nombre d’Ă©tudes rĂ©centes confirment cette nouvelle perspective – Ă  savoir que les fungis puissent ĂȘtre intelligents et puissent s’avĂ©rer devenir nos alliĂ©s en Ă©tant, peut-ĂȘtre, programmĂ©s pour recueillir des informations Ă©manant de l’environnement, comme nous l’avons suggĂ©rĂ© ci-dessus, ou pour communiquer avec des composants de silice dans une interface d’ordinateur. Imaginant les fungis comme des nano-conducteurs dans des myco-ordinateurs, Gorman (2003) et ses collĂšgues de recherche de l’UniversitĂ© NorthWestern, ont manipulĂ© des mycelia d’Aspergillus niger afin d’organiser de l’or dans son ADN, crĂ©ant, par lĂ -mĂȘme, des conducteurs mycĂ©liaux de potentiel Ă©lectrique. La NASA rapporte que des microbiologistes de l’UniversitĂ© du Tennessee, sous la direction de Gary Sayler, ont dĂ©veloppĂ© une puce informatique biologique rustique accueillant des bactĂ©ries qui Ă©mettent de la lueur lorsqu’elles entrent en contact avec des polluants divers (des mĂ©taux lourds aux PCB) (Miller 2004). De telles innovations laissent entrevoir des micro-biotechnologies Ă  l’horizon. En oeuvrant Ă  l’unisson, des rĂ©seaux fongiques, et des bactĂ©ries rĂ©agissant Ă  l’environnement, pourraient nous fournir des donnĂ©es au sujet du pH, dĂ©tecter des nutriments et des dĂ©chets toxiques et mĂȘme mesurer les populations biologiques.  

Des Fungis dans l’Espace Inter-Stellaire 

Il se peut que les fungis ne soient pas uniques Ă  la Terre. Les scientifiques Ă©mettent l’hypothĂšse que la vie soit rĂ©pandue dans l’intĂ©gralitĂ© du cosmos et qu’il est vraisemblable qu’elle existe en prĂ©sence de l’eau sous forme liquide. RĂ©cemment, des scientifiques ont dĂ©tectĂ© une planĂšte distante de 5600 annĂ©es-lumiĂšre qui s’est formĂ©e il y a 13 milliards d’annĂ©es et qui est si ĂągĂ©e que la vie aurait pu s’y dĂ©velopper et s’y Ă©teindre plusieurs fois. (Savage et al. 2003). (Cela prit 4 milliards d’annĂ©es pour que la vie se dĂ©veloppe sur la Terre). A ce jour, 120 planĂštes ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes Ă  l’extĂ©rieur de notre systĂšme solaire et on en dĂ©couvre continuellement. Les astrobiologistes croient que les prĂ©curseurs de l’ADN, les acides prĂ©nuclĂ©iques, se forment dans tout le cosmos comme une consĂ©quence inĂ©vitable de la matiĂšre qui s’organise et je n’ai aucun doute quant au fait que nous Ă©tudierons Ă©ventuellement les planĂštes pour y dĂ©tecter des communautĂ©s mycologiques. Le fait que la NASA ait Ă©tabli l’Astrobiology Institute, et que l’UniversitĂ© de Cambridge ait Ă©tabli l’International Journal for Astrobiology, constitue un soutien certain Ă  la thĂ©orie selon laquelle la vie jaillit de la matiĂšre et qu’elle est vraisemblablement rĂ©pandue dans toutes les galaxies. Je prĂ©dis qu’un Journal InterplanĂ©taire de l’Astromycologie sera créé un jour lorsque des fungis seront dĂ©couverts sur d’autres planĂštes. Il est possible que du protoplasme gĂ©nĂ©tique puisse voyager au travers de l’espace inter-galactique, vĂ©hiculĂ© par des comĂštes ou par des vents interstellaires. Cette forme de migration protobiologique interstellaire, connue sous le nom de panspermie, ne semble pas aussi farfelue aujourd’hui qu’elle l’Ă©tait lorsqu’elle fut originellement proposĂ©e par Sir Fred Doyle et Chandra Wickramasinghe au dĂ©but des annĂ©es 70. La NASA a Ă©tudiĂ© la possibilitĂ© d’utiliser des fungis pour la colonisation interplanĂ©taire. Maintenant que nous avons des rovers qui ont atterri sur Mars, la NASA prend sĂ©rieusement en compte les consĂ©quences inconnues qui Ă©mergeront du fait que nos microbes soient semĂ©s sur d’autres planĂštes. Les spores ne connaissent pas de frontiĂšres.

L’ArchĂ©type MycĂ©lial 

La Nature tend Ă  bĂątir Ă  partir de ses succĂšs. On peut percevoir l’archĂ©type mycĂ©lial dans tout l’univers: dans la structure des cyclones, dans la matiĂšre noire, et dans l’Internet. Leur similaritĂ© avec la forme du mycĂ©lium n’est sans soute pas simplement une coĂŻncidence. Les systĂšmes biologiques sont influencĂ©s par les lois de la physique et il se peut que le mycĂ©lium tire profit de l’Ă©lan naturel de la matiĂšre, Ă  l’image du saumon qui profite des marĂ©es. L’architecture du mycĂ©lium ressemble Ă  des structures prĂ©dites dans la thĂ©orie des cordes (string theory) et les astro-physiciens Ă©mettent l’hypothĂšse que les formes de l’univers, qui conservent au mieux l’Ă©nergie, sont organisĂ©es comme des cordes de matiĂšrĂ©nergie. L’arrangement de ces cordes ressemble Ă  l’architecture du mycĂ©lium. Lorsque l’Internet fut conçu, sa structure de rĂ©seau toilĂ© optimisa l’accumulation de donnĂ©es et la puissance computationnelle tout en minimisant les points critiques dont le systĂšme est dĂ©pendant. Je pense que la structure de l’Internet est simplement une forme archĂ©typique, la consĂ©quence inĂ©vitable d’un modĂšle Ă©volutif qui a dĂ©jĂ  fait ses preuves et que l’on retrouve aussi dans le cerveau humain; les diagrammes de rĂ©seaux informatiques ressemblent Ă  la fois au mycĂ©lium et aux rĂ©seaux neurologiques dans le cerveau mammalien. Notre comprĂ©hension des rĂ©seaux d’information, sous leurs formes nombreuses, nous amĂšnera Ă  un saut quantique quant Ă  la puissance computationnelle de l’humanitĂ©. 

Le MycĂ©lium dans le Tissu de la Vie 

En tant que stratĂ©gie Ă©volutive, l’architecture mycĂ©liale est Ă©tonnante: de l’Ă©paisseur d’une paroi cellulaire, en contact direct avec une myriade d’organisme hostiles, et cependant Ă  ce point omniprĂ©sent qu’un centimĂštre cube d’humus contient assez de cellules de fungis pour faire, mises bout Ă  bout, un fil de 2 kilomĂštres. J’ai calculĂ© que chaque pas que je fais influence plus de 500 km de mycĂ©lium. Ces tissus fongiques imprĂšgnent les quelques centimĂštres d’humus de quasiment toutes les Ă©tendues terrestres qui sont porteuses de vie et ils se partagent les sols avec des lĂ©gions d’autres organismes. Si vous Ă©tiez un organisme minuscule dans un sol de forĂȘt, vous seriez impliquĂ©s dans un carnaval d’activitĂ©s, avec du mycĂ©lium en mouvement permanent au travers des paysages souterrains, comme des vagues cellulaires, au travers de bactĂ©ries qui dansent et de protozoaires qui nagent avec des nĂ©matodes faisant la course comme des baleines dans une mer microscopique de vie.

Tout au long des saisons, les fungis dĂ©composent et recyclent les dĂ©chets vĂ©gĂ©taux, filtrent les microbes et les sĂ©diments des lessivages et rĂ©gĂ©nĂšrent les sols. Ultimement, un sol porteur de vie est créé Ă  partir de dĂ©chets, particuliĂšrement de bois mort. Nous arrivons maintenant Ă  une pĂ©riode durant laquelle des mycofiltres peuvent ĂȘtre construits Ă  partir d’espĂšces sĂ©lectionnĂ©es de fungis pour dĂ©truire les dĂ©chets toxiques et prĂ©venir les pathologies telles que des infections venant de staphylocoques, de coliformes et de protozoaires ou des maladies provoquĂ©es par des organismes pathogĂšnes. Dans le proche futur, nous pourrons orchestrer des espĂšces sĂ©lectionnĂ©es de fungis pour gĂ©rer des successions d’espĂšces. Tandis que le mycĂ©lium nourrit les plantes, les fungis eux-mĂȘmes constituent une nourriture pour les vers, les insectes, les mammifĂšres, les bactĂ©ries et autres fungis parasitiques. Je suis convaincu que la prĂ©sence et la dĂ©composition d’un champignon prĂ©dĂ©termine la nature et la composition des populations en aval dans sa niche d’habitat.

Partout oĂč une catastrophe crĂ©e une zone de dĂ©bris – que cela vienne de coupes forestiĂšres ou de pollution par les hydrocarbures – de nombreux fungis rĂ©agissent par des vagues de mycĂ©lium. Cette facultĂ© d’adaptation reflĂšte la trĂšs lointaine antiquitĂ© et la diversitĂ© des fungis – rĂ©sultant dans l’Ă©volution de tout un royaume peuplĂ© d’un Ă  deux millions d’espĂšces. Les fungis surpassent les plantes en nombre par un ratio d’au moins 1 Ă  6. Environ 10% des fungi sont ce que nous appelons communĂ©ment des champignons (Hawksworth 2001) et environ seulement 10% des espĂšces de champignons ont Ă©tĂ© identifiĂ©es ce qui signifie que notre connaissance taxinomique des champignons est surpassĂ©e par notre ignorance de l’ordre de 10 fois plus. La diversitĂ© surprenante des fungi est caractĂ©ristique de la complexitĂ© nĂ©cessaire Ă  un environnement sain. Il est devenu de plus en plus Ă©vident, pour les mycologistes, que la protection de la santĂ© de l’environnement est directement corrĂ©lĂ©e Ă  notre comprĂ©hension des rĂŽles spĂ©cifiques Ă  ses populations fongiques complexes. Nos corps et nos environnements sont des habitats avec des systĂšmes immunitaires; les fungi constituent un pont commun entre ces deux sphĂšres.

Tous les habitats dĂ©pendent directement de ces alliĂ©s fongiques sans lesquels le systĂšme soutenant la vie de la Terre s’effondrerait rapidement. Les rĂ©seaux mycĂ©liaux tiennent les sols ensemble et ils les aĂšrent. Les acides, les antibiotiques et les enzymes fongiques influencent crucialement la condition et la structure des sols. A la suite de catastrophes, la diversitĂ© fongique aide Ă  restaurer les habitats dĂ©vastĂ©s. Les tendances Ă©volutives induisent gĂ©nĂ©ralement un accroissement de la biodiversitĂ©. Cependant, en raison des activitĂ©s humaines, nous sommes en train de perdre de nombreuses espĂšces avant mĂȘme que nous ne puissions les identifier. En effet, au fur et Ă  mesure que nous perdons des espĂšces, nous faisons l’expĂ©rience d’une dĂ©volution – nous inversons l’horloge de la biodiversitĂ©, ce qui est une pente glissante vers un effondrement Ă©cologique massif. L’interconnexion de toute vie est une vĂ©ritĂ© patente que nous ignorons Ă  nos propres risques.

Dans les annĂ©es 60, le concept d’une “meilleure vie grĂące Ă  la chimie” devint l’idĂ©al alors que les plastiques, les alliages, les pesticides, les fongicides et les pĂ©trochimiques naissaient dans les laboratoires. Lorsque ces produits de synthĂšse furent libĂ©rĂ©s dans la nature, ils eurent souvent un effet initial dramatique sur leur cible. Cependant, les Ă©vĂ©nements de ces quelques derniĂšres dĂ©cennies ont prouvĂ© que la majoritĂ© de ces inventions Ă©taient en fait des fruits amers de la science, prĂ©levant un lourd pĂ©age sur la biosphĂšre. Nous avons maintenant appris que nous devons cheminer avec lĂ©gĂšretĂ© sur le tissu de la vie, au risque sinon qu’il se dĂ©sagrĂšge sous nos pas.

Les fongicides toxiques tels que le bromure de mĂ©thyle, une fois Ă©pandus, non seulement dĂ©truisent les espĂšces ciblĂ©es mais Ă©galement des organismes non ciblĂ©s, ainsi que leurs chaĂźnes alimentaires, en sus de menacer la couche d’ozone. Les insecticides toxiques procurent souvent une solution temporaire jusqu’Ă  ce que le niveau de tolĂ©rance soit atteint. Lorsque les bĂ©nĂ©fices naturels des fungi ont Ă©tĂ© Ă©radiquĂ©s, le besoin perçu de fertilisants chimiques s’accroit, crĂ©ant un cycle de dĂ©pendance chimique, qui finit par Ă©roder la durabilitĂ©. Cependant, nous pouvons crĂ©er des environnements mycologiquement soutenables en introduisant des fungi (mycorrhizaux et endophytiques) oeuvrant en symbiose avec les plantes en mĂ©lange avec un mulching de mycelia de champignons saprophytiques. Les rĂ©sultats de ces activitĂ©s fongiques comprennent un sol sain, des communautĂ©s biodynamiques et des cycles perpĂ©tuels de rĂ©gĂ©nĂ©ration. Avec chaque cycle, la profondeur des sols s’accroit et les conditions promouvant la biodiversitĂ© sont favorisĂ©es.

Vivre en harmonie avec notre environnement naturel est une condition essentielle pour notre santĂ© en tant qu’individus et en tant qu’espĂšce. Nous sommes un reflet de l’environnement qui nous a donnĂ© naissance. La destruction gratuite des Ă©cosystĂšmes, qui soutiennent la vie, est l’Ă©quivalent du suicide. Si nous enrĂŽlons les fungi comme alliĂ©s, nous pourrons remĂ©dier aux dommages environnementaux, infligĂ©s par les humains, en accĂ©lĂ©rant la dĂ©composition organique des zones massives de dĂ©chets que nous crĂ©ons – tant au travers des coupes forestiĂšres que des construction de citĂ©s . Notre Ă©mergence relativement soudaine, en tant qu’espĂšce destructrice, stresse les systĂšmes de recyclage fongique de la nature. L’avalanche de dĂ©chets et de toxines, gĂ©nĂ©rĂ©s par les humains, dĂ©stabilise les cycles de transfert de nutriments, provoquant l’Ă©chec des rĂ©coltes, le rĂ©chauffement global, le changement climatique et, dans le pire des scĂ©narios, accĂ©lĂ©rant le rythme vers des Ă©cocatastrophes qui sont de notre fait. En tant que perturbateurs Ă©cologiques, les ĂȘtres humains poussent les systĂšmes immunitaires de notre environnement au-delĂ  de leurs limites. Le rĂŽle de la nature est tel que lorsqu’une espĂšce outrepasse la facultĂ© que possĂšde son environnement de la sustenter, ses chaĂźnes alimentaires s’effondrent et les pathologies Ă©mergent pour dĂ©vaster les populations de l’organisme menaçant. Je suis persuadĂ© que nous pouvons atteindre un Ă©quilibre avec la nature en utilisant le mycĂ©lium pour rĂ©guler le flux de nutriments. Nous sommes Ă  l’aube de l’Ăąge de la remĂ©diation mycologique. C’est maintenant le moment de garantir le futur de notre planĂšte et de notre espĂšce en cheminant, et en Ă©tablissant un partenariat, avec le mycĂ©lium.

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A propos des Zéolites qui seraient Graphénisées

Lors d’un rĂ©cent post, j’ai mis en exergue une portion de mon premier dossier, “Champignons, Enzymes, BactĂ©ries et autres Micro-Organismes susceptibles, potentiellement, de dĂ©truire les nano-matĂ©riaux Ă  base de GraphĂšne”, Ă  propos des capacitĂ©s des ZĂ©olites de mĂ©taboliser les dĂ©rivĂ©s nano-particulaires de GraphĂšne. [133] 

Une des Ă©tudes mentionnĂ©es porte sur les interactions de l’oxyde de graphĂšne avec trois minĂ©raux argileux omniprĂ©sents dans les sols – montmorillonite, kaolinite et diatomite.

Aujourd’hui, il reste Ă  prouver que les gisements de ZĂ©olites – dont une soixantaine de types sur la planĂšte – soient tous contaminĂ©s par une graphĂ©nisation ambiante.

Il est bien Ă©vident que les ZĂ©olites sont utilisĂ©es en synergie avec du GraphĂšne, selon quelques centaines d’études rĂ©centes. “Graphene-oxide loading on natural zeolite particles for enhancement of adsorption properties” [124]. “Growth of zeolite crystals with graphene oxide nanosheets”. [125] etc, etc. Cependant, la majoritĂ© de ces Ă©tudes font, vraisemblablement, rĂ©fĂ©rence Ă  des zĂ©olites synthĂ©tiques qui sont utilisĂ©es par l’Industrie, depuis un bon siĂšcle. Ce sont les zĂ©olites naturelles, provenant de gisements miniers, qui sont utilisĂ©es par les MĂ©decines Alternatives.

Il est archi-clair que les filtres de zĂ©olite utilisĂ©s Ă  Fukushima, en 2011, par le gang AREVA, n’étaient pas Ă  base de kaolinite naturelle! D’ailleurs, ils n’ont servi strictement Ă  rien vu le niveau incroyable de pollution radioactive gĂ©nĂ©rĂ©e par ce dĂ©sastre nuclĂ©aire. Le Japon est en cours de dĂ©lester 1,3 million (officiellement) de tonnes d’eau, extrĂȘmement radioactive, dans l’OcĂ©an Pacifique. 

D’ailleurs, quel Fukushima? Il s’agit, sĂ»rement, d’une contamination radioactive asymptomatique!

Attention. Ce n’est pas parce les scientifiques dĂ©ments fonctionnalisent, ou synergisent, les dĂ©rivĂ©s nano-particulaires de la famille du GraphĂšne avec de trĂšs nombreuses substances thĂ©rapeutiques que ces substances doivent ĂȘtre Ă©vitĂ©es pour Ă©liminer, justement, toutes ces nano-particules de GraphĂšne diverses et variĂ©es. 

Par dĂ©finition, si les ZĂ©olites possĂšdent la capacitĂ© de se lier aux nano-particules mĂ©talliques, et autres toxiques qui contaminent le systĂšme mĂ©tabolique humain
 c’est parce qu’elle possĂšdent, Ă©galement, cette mĂȘme capacitĂ© eu Ă©gard Ă  la contamination du systĂšme mĂ©tabolique de la BiosphĂšre GaĂŻenne. C’est pour cela qu’elles sont utilisĂ©es pour la bio-remĂ©diation des substances les plus toxiques concoctĂ©es par l’Industrie – y compris radio-actives. 

Si l’on condamne les zĂ©olites, d’un point de vue thĂ©rapeutique – sans faire d’analyses au prĂ©alable – en raison de leur potentielle graphĂ©nisation
 il va falloir en faire de mĂȘme avec les toutes les plantes mĂ©dicinales anti-oxydantes utilisĂ©es en phyto-remĂ©diation, avec toutes les espĂšces de champignons mĂ©dicinaux anti-oxydants utilisĂ©s en myco-remĂ©diation, etc, etc


Au cas oĂč d’aucuns chercheraient, sincĂšrement, des informations prĂ©cises portant sur les zĂ©olites, j’ai quelques ouvrages anciens, ad hoc, parfois rares, dans ma bibliothĂšque, dont:

“Zeolites of the World”.  Rudy Tschernich. 1992.

“Natural Zeolites ’93. Occurence, Properties, Use”. Ming et Mimpton. 1995.

“Zeo-Agriculture”. Edition par Pond et Mumpton. 1984.

“Rare Earths. Forbidden Cures. Joel Wallach et Ma Lan. 1994.

Nouvelles du 28 Juillet 2023

“Mind your Step
 because They are Stepping on Your Mind” 

La K Line rĂ©vĂšle la prĂ©sence de 498 vĂ©hicules Ă©lectriques – sur 3 783 vĂ©hicules – sur le navire porte-autos Fremantle Highway – ravagĂ© par un incendie

Selon la K Line, il y avait 3 783 véhicules à bord, tous neufs, y compris les 498 véhicules électriques

La cargaison, chargĂ©e en Allemagne, se dirigeait vers l’ExtrĂȘme-Orient via le canal de Suez.

On pensait Ă  l’origine que le navire ne transportait que 25 vĂ©hicules Ă©lectriques.

L’incendie s’est dĂ©clarĂ© cette semaine au large des Pays-Bas, entraĂźnant l’Ă©vacuation complĂšte de l’Ă©quipage et la mort d’un marin. [122]

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Selon l’organisation terroriste, l’OMS,  l’augmentation des cas de Dengue est due au RĂ©chauffement Climatique Anthropique: la moitiĂ© de la population mondiale vit sous le risque de la Dengue – en propagation fulgurante – et les pays EuropĂ©ens sont Ă©galement en extrĂȘme alerte!!!

Pourquoi cette histoire de Dingues? Parce que deux vaccins anti-dengue sont commercialisés depuis 2022 : Dengvaxia et Qdenga
 en sus de quelques anti-viraux dans le pipe-line!!

Selon le Dr Raman Velayudhan, un officiel de l’OMS, l’Organisation pour le Massacre Sanitaire, en juillet 2023: « Environ la moitiĂ© de la population mondiale est exposĂ©e au risque de dengue, et la Dengue touche environ 129 pays. Les pays EuropĂ©ens sont Ă©galement en alerte car l’Europe a enregistrĂ© une transmission de la Dengue ou du chikungunya par les Aedes depuis 2010
 ».

Selon le Dr Raman Velayudhan, deux ou trois remĂšdes anti-viraux anti-Dengue font l’objet d’essais de phase 2 et passeront Ă  la phase 3.  

L’article est intitulĂ©, en Anglais: “Spike in Dengue cases due to global warming, warns WHO”. What a Spike, indeed! [96]

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Une ancienne journaliste, Marianne Klowak, dénonce la couverture du CoqueVide/19 par la Canadian Broadcasting Corporation, CBC

La vidĂ©o d’1h30 est ici: [94]


 L’invitĂ© de ce dernier Ă©pisode de Global Research News Hour nous rappelle comment le mĂ©dia dominant au Canada, la CBC, joue un rĂŽle dans la destruction de la vie d’innombrables personnes Ă  travers le pays par sa couverture mĂ©diatique de la rĂ©cente pandĂ©mie.

La journaliste Marianne Klowak explique dans une interview d’une heure pour la National Citizens Inquiry : La rĂ©ponse du Canada au COVID-19. Les auditeurs et les tĂ©lĂ©spectateurs ont Ă©tĂ© déçus par leur refus de diffuser leurs propres histoires pendant ses Ă©missions. Elle n’a jamais Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă  interviewer des experts qui, parce qu’ils n’Ă©taient pas d’accord avec la version standard du COVID-19, (tout comme les personnes interviewĂ©es dans cette Ă©mission) n’Ă©taient pas considĂ©rĂ©s comme des experts et Ă©taient mĂȘme qualifiĂ©s “d’anti-vaxxers” et “d’artistes de la dĂ©sinformation”.

En 2021, Klowak a dĂ©cidĂ© qu’elle en avait assez. Elle a quittĂ© la CBC aprĂšs plus de trente ans de bons services et a agi en tant que dĂ©nonciatrice… dans les trĂšs rares forums dont elle disposait. Dans cette Ă©dition de l’Heure des nouvelles de Global Research, nous avons le plaisir de prĂ©senter Ă  nos auditeurs une version lĂ©gĂšrement modifiĂ©e (en raison de sa longueur) du tĂ©moignage qu’elle a livrĂ© Ă  l’EnquĂȘte nationale sur les citoyens. Ce tĂ©moignage a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  l’enquĂȘte Ă  Ottawa le deuxiĂšme jour, Ă  la suite d’autres journalistes, James Corbett et Rodney Palmer. 

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“Il n’a pas eu de PandĂ©mie”

Essai radical du Professeur Canadien, Denis Rancourt

Bravo Denis Rancourt. Il n’y a jamais eu de pandĂ©mie. JAMAIS.  “C’est a narration au sujet du virus qui constitue le Virus”. Je l’ai hurlĂ© dans mes 3 articles de mars 2020. [98]

La farce des “vaccins”, depuis 1855, et la fausse pandĂ©mie covidienne de 2020 constituent, Ă  ce jour, les deux plus grandes arnaques de la mĂ©decine allopathique nĂ©o-darwiniste.

23 juillet 2023

C’est radical

Cet essai est basĂ© sur mon tĂ©moignage du 17 mai 2023 devant la National Citizens Inquiry (NCI) Ă  Ottawa, au Canada, sur mon livre de 894 pages de piĂšces Ă  conviction Ă  l’appui de ce tĂ©moignage, et sur nos recherches continues

Je suis un scientifique et physicien interdisciplinaire accompli, et un ancien professeur titulaire de physique et scientifique principal, Ă  l’origine Ă  l’UniversitĂ© d’Ottawa

J’ai rĂ©digĂ© plus de 30 rapports scientifiques relatifs Ă  COVID, Ă  partir du 18 avril 2020 pour l’Association des libertĂ©s civiles de l’Ontario (ocla.ca/covid), et rĂ©cemment pour une nouvelle sociĂ©tĂ© Ă  but non lucratif (correlation-canada.org/research).

SUITE: [97]

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“#ClimateScam – Grand Minimum Solaire et Refroidissements PlanĂ©taires”: 

Situations de sĂ©cheresse dans les ocĂ©ans et dans les mers
 et 60°C en Espagne!!!

Selon Mathilde Panot, l’handicapĂ©e mentale qui sĂ©vit chez la France Insoumise: « Nous avons des situations de sĂ©cheresse dans les ocĂ©ans et dans les mers »  [101]

Selon Sandrine Rousseau, l’handicapĂ©e mentale qui sĂ©vit chez les Verts: «Il a fait 60°C en Espagne». [102]

Toutes les serpillĂšres politiques sont complices dans l’orchestration d’un rĂ©chauffement climatique anthropique – tout aussi inexistant que le Sars-CoV-2. Qu’allez-vous faire? 

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“#ClimateScam – Grand Minimum Solaire et Refroidissements PlanĂ©taires” 

“Le changement climatique influence la taille du cerveau chez l’homme”

C’est la conclusion d’une nouvelle Ă©tude-bidon publiĂ©e par Jeff Morgan Sibell. [93] Les rĂ©sultats suggĂšrent une rĂ©ponse adaptative au changement climatique en ce qui concerne la taille du cerveau humain, sous l’effet de la sĂ©lection naturelle en rĂ©ponse au stress environnemental.

Pour mĂ©moire. Des chercheurs, corrompus, d’Oxford ont mis en exergue la capacitĂ© du Covid (inexistant) d’influencer, Ă©galement, la taille du cerveau chez l’homme. Tout va bien? [100]

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“Syndrome de mort subite, par coĂŻncidence, au parfum de GraphĂšne”  

La chanteuse irlandaise Sinead O’Connor s’est Ă©teinte, subitement, Ă  l’Ăąge de 56 ans

AprĂšs la mort de l’artiste irlandaise Sinead O’Connor Ă  56 ans, les hommages se sont multipliĂ©s dans le monde de la musique et au-delĂ . [99]

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“Syndrome de mort subite, par coĂŻncidence, au parfum de GraphĂšne”  

Daniel Ibåñez, le gardien de but de l’AtlĂ©tico TucumĂĄn, meurt subitement Ă  25 ans

Daniel Ibåñez, le gardien de but de l’AtlĂ©tico TucumĂĄn qui jouait en prĂȘt Ă  Chacaritas de Ambato, est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’Ăąge de 25 ans des suites d’une embolie pulmonaire. [113]

Nouvelles du 27 Juillet 2023

L’administration Biden met en place un “bureau permanent de prĂ©paration Ă  la pandĂ©mie” – sous contrĂŽle de l’exĂ©cutif
 dont l’objectif est d’en exĂ©cuter des millions

Selon un communiquĂ© du 21 juillet 2023 de la Maison Blanche: « Il s’agira d’un bureau permanent au sein de l’Executive Office of the President (EOP) chargĂ© de diriger, de coordonner et de mettre en Ɠuvre des actions liĂ©es Ă  la prĂ©paration et Ă  la rĂ©ponse aux menaces biologiques connues et inconnues ou aux agents pathogĂšnes qui pourraient conduire Ă  une pandĂ©mie ou Ă  des perturbations significatives liĂ©es Ă  la santĂ© publique aux États-Unis. » [112]

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La loi dĂ©nommĂ©e “Therapeutic Products Bill” a Ă©tĂ© votĂ©e en Nouvelle-ZĂ©lande: 

C’est une attaque directe Ă  l’encontre des mĂ©decines naturelles et alternatives

Le dĂ©cret de loi a Ă©tĂ© votĂ© le 19 juillet 2023. [111] Selon le criminel ministre de la “santĂ©â€ Andrew Little :

« Il permettra Ă  la Nouvelle-ZĂ©lande de tirer parti des progrĂšs de la mĂ©decine, tels que les thĂ©rapies cellulaires et tissulaires, les thĂ©rapies gĂ©niques Ă©mergentes et l’utilisation de l’intelligence artificielle et des logiciels d’apprentissage automatique. Le fait de disposer de systĂšmes d’approbation proportionnels aux risques amĂ©liorera l’accĂšs aux mĂ©dicaments nĂ©cessaires et vitaux, tels que les vaccins en cas de pandĂ©mie. » Bla bla bla


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Pierre Chaillot, statisticien : Diagnostic d’une “non-maladie”

Animateur de la chaĂźne DĂ©coder l’Ă©co, le statisticien Pierre Chaillot est passĂ© maĂźtre dans l’art de montrer comment des gouvernements peuvent faire hurler des chiffres pour terroriser ou leurrer les gens. [110]

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Dernier article d’Yves Rasir:

Un Olivier Foudroyé

Mea culpa. Mea maxima culpa. Comme vous avez Ă©tĂ© nombreux Ă  me le faire savoir, j’ai certainement mal interprĂ©tĂ© la vidĂ©o dans laquelle feu Olivier Soulier dĂ©clare que beaucoup de soignants sont vaccinĂ©s, lui y compris. Il parlait manifestement de la vaccination en gĂ©nĂ©ral, et non de l’injection covid qu’il avait dĂ©clinĂ©e. Je n’ai aucun alibi car pour rĂ©aliser ma mĂ©prise, il m’aurait suffi de lire le descriptif de la vidĂ©o ou de la visionner dans son entiĂšretĂ©. Sur ce coup-lĂ , je ne suis pas fier de moi, et mĂȘme assez honteux de vous avoir dĂ©sinformĂ©s. Je confesse mon erreur et prĂ©sente mes excuses Ă  toutes celles et ceux qu’elle a indignĂ©s. En rĂ©flĂ©chissant Ă  cette faute professionnelle, je me suis cependant trouvĂ© trois circonstances attĂ©nuantes. La premiĂšre, la plus mauvaise, c’est que je ne suis pas le seul Ă  m’ĂȘtre fourvoyĂ©. D’autres que moi ont mal compris cette phrase qui prĂȘte Ă  confusion quand on la tire de son contexte. La deuxiĂšme, c’est qu’il s’agit quand mĂȘme d’un curieux “coming out” de la part d’un mĂ©decin homĂ©opathe qui dĂ©fendait de surcroĂźt une “mĂ©decine du sens” fondĂ©e sur les dĂ©couvertes du Dr Hamer. Lorsqu’on se dit favorable au principe de la vaccination et qu’on adhĂšre ainsi au credo virophobique de la Sainte Église vaccinaliste, on donne l’impression d’en apprĂ©cier toutes les hosties injectables. Si le Dr Soulier avait l’habitude de consommer celle contre la grippe, sa mort prĂ©coce pourrait en partie en dĂ©couler puisque la surmortalitĂ© post-vaccinale, NĂ©osantĂ© l’a assez soulignĂ©, concerne aussi les valences antigrippales “classiques”. Dans son livre explosif, le scientifique EusĂšbe RiochĂ© en fournit encore la dĂ©monstration statistique incontestable. [109]

Nouvelles du 24 Juillet 2023

Dernier Billet, aigre, d’Emilie Mugabo

“DE PASSAGE POUR UNE SÉRIEUSE MISE EN GARDE. RESTEZ SOUVERAINS !”

Le saviez-vous ? Le WABT que prĂ©side le Professeur Giuseppe (Joseph) Tritto est un rassemblement d’agences dont le point commun est d’ĂȘtre agrĂ©es par l’ONU pour Ă©laborer l’Agenda 2030. Eh oui… Celui-lĂ  mĂȘme que tous les rĂ©sistants dĂ©noncent depuis des annĂ©es maintenant ! Un agenda lui-mĂȘme inscrit dans les “Millenium development goals of UN” (MDG’s UN). E-santĂ© globalisĂ©e, biotechs, gĂ©nomique, rĂ©gulation de la fertilitĂ© de la population et contrĂŽle bien centralisĂ©… Des congrĂšs, des confĂ©rences, des alliances et partenariats… MĂȘme avec Pfizer et Janssen, il y a seulement un an. Tout ce qu’on aime, hein… 

Vous comprendrez donc certainement mon effarement et mon retrait: des mondialistes assermentés volant soudain au secours de la résistance et lui distribuant des médailles???

SUITE. [108]

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Depuis Octobre  2015, Xochipelli.fr est un site d’Education des Peuples – et non un site-marchand – d’accĂšs strictement gratuit

Pour Information. Mon site xochipelli.fr est opĂ©rationnel – et d’accĂšs strictement gratuit – depuis octobre 2015. De plus, je ne vends rien de rien: xochipelli.fr n’est pas un site marchand mais un site d’éducation des Peuples.

PriĂšre, donc, de ne pas tenir compte des messages intempestifs de VK, ou autre plate-forme, conviant les internautes Ă  ne pas visiter xochipelli.fr parce qu’il serait, potentiellement, dangereux. 

Dont le message suivant – avec l’option “Ouvrir malgrĂ© tout” : « Le lien xochipelli.fr semble suspect. Ne l’ouvrez pas pour Ă©viter tout risque, mĂȘme s’il vous a Ă©tĂ© envoyĂ© par un ami. Si vous dĂ©cidez d’ouvrir ce lien, n’entrez pas votre mot de passe, votre numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, vos informations de carte bancaire ou d’autres informations personnelles.»

Tout ce fatras terrorisant est induit par le fait que certains sites, sur la Toile, dont le mien, ne seraient pas “certifiĂ©s”, “sĂ©curisĂ©s”, bla-bla-bla. “CertifiĂ©s”, et “sĂ©curisĂ©s”, par qui? Avec quels objectifs? Au profit de qui? Et mandatĂ©s par qui? QUI?

Comme l’écrivait Frank Herbert, dans Dune: «La peur, c’est la petite Mort». Les psychopathes globalistes et eugĂ©nistes en usent, au quotidien, de la Peur, pour terroriser les masses, les enfermer dans des nasses virtuelles, les masquer, les vacciner, les pucer, les numĂ©riser, les graphĂ©niser
 et, Ă©ventuellement, les annihiler.

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Nouvelles du 23 Juillet 2023

Un brevet de 2023: Absorbeur de graphÚne Térahertz à ultra-bande passante basé sur un réseau de colonnes à engrenages à gradient

L’invention divulgue un absorbeur de graphĂšne tĂ©rahertz Ă  ultra-bande passante basĂ© sur un rĂ©seau de colonnes d’engrenages Ă  gradient, qui comprend les composants suivants : la colonne d’engrenages comprend une couche de base, plusieurs couches de rĂ©seaux de colonnes d’engrenages et plusieurs couches de plans de graphĂšne, les couches de rĂ©seaux de colonnes d’engrenages et les couches de plans de graphĂšne Ă©tant disposĂ©es sur la couche de base ; les couches de rĂ©seaux de colonnes d’engrenages et les couches de plans de graphĂšne sont distribuĂ©es en alternance, et plusieurs rĂ©seaux de colonnes d’engrenages, couches de plans de graphĂšne et rĂ©seaux de colonnes d’engrenages sont mis en cascade pour former une cavitĂ© rĂ©sonante de couplage ; plusieurs cavitĂ©s rĂ©sonantes couplĂ©es de poteaux d’engrenages Ă  poteaux d’engrenages sont formĂ©es dans chaque couche de rĂ©seaux de poteaux d’engrenages. Selon l’invention, la cavitĂ© rĂ©sonante de couplage en cascade est formĂ©e en disposant le rĂ©seau de colonnes d’engrenages multicouches entre les couches planes de graphĂšne multicouches, et l’effet de cavitĂ© rĂ©sonante de couplage gĂ©nĂ©rĂ© peut augmenter l’effet de couplage, de sorte que l’absorption des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques incidentes est accrue, et l’efficacitĂ© d’absorption de l’absorbeur de graphĂšne tĂ©rahertz est amĂ©liorĂ©e ; l’existence de modes de couplage riches dans les cavitĂ©s rĂ©sonantes de couplage en cascade augmente efficacement la largeur de bande d’absorption. [107]

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Dernier rapport criminel des eugĂ©nistes du Conseil de l’Ordre des MĂ©decins

“Les pratiques de soin non conventionnelles et leurs dĂ©rives”

Le PDF est ici: [106]

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Le Professeur Turc, Ian F. Akyildiz, se lĂąche sur les vaccins CoqueVide/19:

« Ces vaccins ARNm ne sont rien d’autre que des nano-machines Ă  petite Ă©chelle qui sont programmĂ©es et injectĂ©es »

Le Professeur Ian F. Akyildiz a, rĂ©cemment, dĂ©clarĂ©: « Au cours des 15 derniĂšres annĂ©es, j’ai effectuĂ© de nombreuses recherches sur l’internet des bio-nano-choses, c’est-Ă -dire des bio-nano-machines injectĂ©es dans le corps pour surveiller les problĂšmes de santĂ©. Cela marche trĂšs bien. Ces vaccins Covid, ces ARNm ne sont rien d’autre que des nano-machines Ă  petite Ă©chelle qui sont programmĂ©es et injectĂ©es.» [104]

Le Professeur Ian F. Akyildiz est un professeur de tĂ©lĂ©communications et un expert 5G, 6G, 7G, etc. [103] C’est, Ă©galement, un expert en nano-communications Ă  base de GraphĂšne dans les bandes de frĂ©quence TĂ©rahertz. 

Sa derniĂšre confĂ©rence – donnĂ©e en Equateur, en Estonie et Ă  Barcelone, s’intitule “Networking 2030: Metaverse, Extended Reality, Holographic Type and Mulsemedia Communication challenges in 6G and Beyond Wireless Systems” Ă  savoir “RĂ©seaux 2030 : MĂ©taverse, rĂ©alitĂ© Ă©tendue, type holographique et dĂ©fis de la communication multimĂ©dia dans les systĂšmes sans fil de la 6G et au-delà”. [105]

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Un Soulier mal chaussé

Article d’Yves Rasir portant sur le dĂ©part d’Olivier Soulier


 Mais avant de pĂ©nĂ©trer les coulisses psychosomatiques de son envol vers les Ă©toiles, je me dois d’évoquer un “dĂ©tail” assez inouĂŻ : le Dr Soulier Ă©tait vaccinĂ© contre le covid ! C’est en tout cas ce qu’il dĂ©clare lui-mĂȘme au tout dĂ©but de  cette interview accordĂ©e Ă  un mĂ©dia alternatif. Il y confesse que beaucoup de soignants qualifiĂ©s d’antivaxs, lui y compris, ne sont pas hostiles au vaccin et qu’ils ont acceptĂ© de se faire injecter. ConfrontĂ©s Ă  cette vidĂ©o, certains amis communs m’ont objectĂ© qu’Olivier avait sans doute menti pour se donner du crĂ©dit et ne pas nuire au Syndicat LibertĂ© SantĂ©, qu’il venait de co-fonder. Ce raisonnement m’échappe car le syndicat en question avait prĂ©cisĂ©ment pour but de coaliser les rĂ©fractaires Ă  la piqĂ»re et de dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts. Il aurait dĂ» ĂȘtre fier, au contraire, d’incarner la rĂ©sistance aux injections expĂ©rimentales. Ceux que l’aveu dĂ©route ignorent cependant un trait majeur de la personnalitĂ© du disparu : il Ă©tait  constamment tiraillĂ© entre l’art mĂ©dical classique accordant un rĂŽle pathogĂšne aux agents infectieux et les approches parallĂšles disculpant virus et bactĂ©ries dans la genĂšse des maladies.

SUITE: [83]

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“Syndrome de mort subite, par coĂŻncidence, au parfum de GraphĂšne”  

Annabelle Ham : Mort Ă  22 ans d’une cĂ©lĂšbre influenceuse, retrouvĂ©e sans vie

C’est une tragique nouvelle qui nous vient tout droit des États-Unis. Annabelle Ham, une cĂ©lĂšbre influenceuse amĂ©ricaine, ĂągĂ©e de 22 ans, a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte. En effet, ce samedi 15 juillet 2023, son corps sans vie a Ă©tĂ© dĂ©couvert. [84]

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Dr. Sam Bailey – L’Histoire de Pfizer Inc

Traduction AmirautĂ©. [81] L’histoire de Pfizer – Une Ă©tude de cas sur l’empire pharmaceutique et la corruption des entreprises par le Health Freedom Defense Fund le 19 juin 2023

Le Health Freedom Defense Fund a publiĂ© un essai dĂ©vastateur le 19 juin 2023 : “L’histoire de Pfizer Inc. une Ă©tude de cas sur l’empire pharmaceutique et la corruption des entreprises” et m’a autorisĂ© Ă  produire cette version vidĂ©o

Elle documente quelques-uns des nombreux crimes commis par l’entreprise qui, de maniĂšre flagrante, a Ă©tĂ© crĂ©ditĂ©e d’avoir aidĂ© l’humanitĂ© au cours de l’Ăšre COVID-19

Il a fallu une “cuillerĂ©e de sucre” pour que le vaccin frauduleux contre la polio soit administrĂ© aux enfants dans les annĂ©es 1960. Il a fallu une montagne d’argent et de marketing pour dissimuler les activitĂ©s de Pfizer Ă  l’Ăšre moderne.

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Dr. Sam Bailey – La vente incitative du vaccin contre le VRS

Traduction AmirautĂ©. Il n’y a rien de tel qu’un acronyme de trois lettres pour attirer l’attention du public, et le “VRS” (virus respiratoire syncytial) est l’une des derniĂšres craintes en date

L’hypothĂšse du virus est une impasse scientifique et pourtant le VRS est plus que jamais accusĂ© d’ĂȘtre Ă  l’origine de dĂ©cĂšs chez les jeunes enfants et les personnes ĂągĂ©es

Quel type de maladie le VRS est-il censĂ© provoquer et qu’ont dĂ©couvert les scientifiques chez les chimpanzĂ©s dans les annĂ©es 1950 ? Tous les chemins mĂšnent Ă  Big Pharma, un autre scandale mĂ©dical allopathique..

Dr Samantha Bailey.

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Dr Sam Bailey : Le Cavalier du Virus Japonais

Traduction AmirautĂ©. [78] Le spectacle COVID-19 existe depuis plus de 3 ans et si le scĂ©nario est le mĂȘme dans la plupart des pays, les Japonais en ont une version tout Ă  fait unique. Ils ont mĂȘme produit une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e qui prĂ©tendait dĂ©montrer que des “coronavirus” attaquaient des cellules, Ă  la maniĂšre de Godzilla.

Qu’est-ce que les images haute dĂ©finition ont rĂ©ellement rĂ©vĂ©lĂ© et qu’est-ce qui est ressorti d’un appel tĂ©lĂ©phonique ultĂ©rieur avec le chercheur principal 

Notre ami Proton Magic s’est penchĂ© sur cette affaire, et cette vidĂ©o rend hommage Ă  sa contribution Ă  la dĂ©nonciation de la fraude de la virologie et de la thĂ©orie des germes

Samantha Bailey

Nouvelles du 14 Juillet 2023

COVID-19 : guerre ouverte contre les peuples

Ouvrage d’EusĂšbe RiochĂ© aux Editions RĂ©surgence. [85]

«L’évidence est aujourd’hui criante: le monde occidental bascule. Depuis quelques temps des termes inquiĂ©tants Ă©manent de la rumeur publique: nouvel ordre mondial, grande rĂ©initialisation
 Puis la COVID-19 est brusquement apparue de nulle-part, servant des intĂ©rĂȘts opportuns. Quelque chose se trame. Et si les piĂšces du puzzle Ă©taient dĂ©jĂ  lĂ , prĂȘtes Ă  ĂȘtre assemblĂ©es pour dĂ©voiler le sens des Ă©vĂ©nements ?

Il n’y a pas de secret, tout est sous nos yeux. Il suffit d’un peu de bon sens et de compĂ©tences scolaires de base pour tout deviner de la mĂ©canique derriĂšre les faits. Mais il y a une condition pour accĂ©der au savoir. L’avenir appartient Ă  ceux qui ont Ă©tĂ© chassĂ©s du passĂ©. Si vous avez des richesses Ă  protĂ©ger ou une situation Ă  prĂ©server, les bouleversements de la sociĂ©tĂ© vous Ă©chapperont. Mais si vous n’ĂȘtes rien, si vous ne possĂ©dez rien, si vous ĂȘtes libres, tout apparaĂźtra avec la clartĂ© du cristal.

Sous prĂ©texte d’une Ă©trange maladie, sous couvert d’urgence sanitaire, une guerre fait rage. Elle oppose ceux qui veulent tout Ă  ceux qui n’auront bientĂŽt plus rien. Ils combattent pour assouvir leurs ultimes caprices. Aucun coup bas n’est interdit; c’est un combat sans merci. Ils sont les plus riches, ils sont les plus forts: ils vaincront ! À moins que »

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Les brĂ»lantes vĂ©ritĂ©s d’EusĂšbe RiochĂ©

Dernier article d’Yves Rasir de NĂ©o-SantĂ©. [88]

Tourner la page de la pandĂ©mie, comme le voudrait le ministre français de la santĂ© ? Il s’impose au contraire d’instruire le dossier, d’en examiner tous les aspects et de confronter les rĂ©cits aux faits. Pour ce faire, il suffit de tourner les pages de deux livres exposant magistralement comment les gouvernements et les mĂ©dias ont menti sur tout et tout le temps. Le premier de ces ouvrages, celui de Pierre Chaillot, est sorti il y a six mois et il a fait un tabac malgrĂ© le black-out mĂ©diatique et les critiques fielleuses des rares journaleux qui en ont parlĂ©. Le second essai trĂšs rĂ©ussi vient tout juste d’ĂȘtre imprimĂ©, il arrivera en librairie Ă  la rentrĂ©e, mais on peut dĂ©jĂ  se le procurer sur le site de l’éditeur Marco Pietteur : il s’agit de “COVID-19 : guerre ouverte contre les peuples â€, d’EusĂšbe RiochĂ©. Je l’ai lu le week-end dernier, j’ai interviewĂ© son auteur pour le NĂ©osantĂ© de septembre, et je peux vous dire que ce “brĂ»lot de vĂ©ritĂ©â€, comme le qualifie son prĂ©facier Jean-Dominique Michel, va dĂ©coiffer ses lecteurs ! Chiffres officiels et moult graphiques Ă  l’appui, ce bouquin dĂ©montre en effet qu’il n’y a pas eu de flĂ©au infectieux dĂ©passant en gravitĂ© celle d’un banal Ă©pisode grippal et que si les autoritĂ©s ne l’avaient pas gĂ©rĂ© en dĂ©pit du bon sens en terrifiant les populations, il serait passĂ© inaperçu et n’aurait fait aucune
vague. Selon EusĂšbe RiochĂ©, docteur en sciences s’abritant modestement derriĂšre un pseudonyme mais visiblement trĂšs calĂ© en statistiques, les pics de mortalitĂ© enregistrĂ©s en 2020 ne sont en rĂ©alitĂ© que les effets normaux du vieillissement conjuguĂ©s Ă  un dĂ©labrement des hĂŽpitaux, Ă  un abandon massif des soins et Ă  une â€œĂ©pidĂ©mie de meurtres” dans les maisons de repos. Au final, la maladie prĂ©tendument Ă©mergente n’aura Ă©tĂ© qu’une « fable destinĂ©e Ă  couvrir un gĂ©ronticide Â», Ă©crit le scientifique qui n’a pas sa plume dans sa poche et qui ne dĂ©daigne pas l’humour noir en ajoutant que « quand on tue les gens, ils guĂ©rissent forcĂ©ment moins bien Â».  

Suite: [88] 

Nouvelles du 10 Juillet 2023

Au sujet des mĂ©taux lourds prĂ©sents dans les Vers de Farine (Tenebrio molitor) – destinĂ©s Ă  l’alimentation humaine – alimentĂ©s avec les dĂ©chets de la production d”huile d’olive

Il s’agit de l’étude “Influence of Feeding Substrates on the Presence of Toxic Metals (Cd, Pb, Ni, As, Hg) in Larvae of Tenebrio molitor: Risk Assessment for Human Consumption“Influence of Feeding Substrates on the Presence of Toxic Metals (Cd, Pb, Ni, As, Hg) in Larvae of Tenebrio molitor: Risk Assessment for Human Consumption / Influence des substrats d’alimentation sur la prĂ©sence de mĂ©taux toxiques (Cd, Pb, Ni, As, Hg) dans les larves de Tenebrio molitor : Évaluation des risques pour la consommation humaine”. [79]

Selon les conclusions, les concentrations en plomb, en cadmium, en sĂ©lĂ©nium, en nickel, etc, prĂ©valentes chez les larves du Tenebrio molitor restent dans la limite des normes (gĂ©nocidaires) EuropĂ©ennes. 

Faut-il prĂ©ciser que ces concentrations en plomb, en cadmium, en sĂ©lĂ©nium, en nickel, etc, sont Ă©galement prĂ©valentes dans les huiles d’olives industrielles et non-bios?

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Les premiÚres études portant sur des nano-tubes de carbone (graphÚne), en tant que vecteurs vaccinaux, datent de 2003. Tout va bien?

“Vaccine delivery by carbon nanotubes / Administration de vaccins par des nanotubes de carbone”. [86]

“Synthesis, structural characterization, and immunological properties of carbon nanotubes functionalized with peptides / SynthĂšse, caractĂ©risation structurelle et propriĂ©tĂ©s immunologiques de nanotubes de carbone fonctionnalisĂ©s avec des peptides”. [87]

En outre, ce conjuguĂ© peptide-nano-tubes de carbone est immunogĂšne, suscitant des rĂ©ponses anticorps de la bonne spĂ©cificitĂ©. Un tel systĂšme pourrait ĂȘtre trĂšs avantageux Ă  des fins de diagnostic et pourrait trouver des applications futures dans l’administration de vaccins.

“Immunization with peptide-functionalized carbon nanotubes enhances virus-specific neutralizing antibody responses / L’immunisation avec des nanotubes de carbone fonctionnalisĂ©s par des peptides renforce les rĂ©ponses des anticorps neutralisants spĂ©cifiques au virus”. [89]

En outre, les nano-tubes de carbone peptidiques ont suscitĂ© de fortes rĂ©ponses anticorps antipeptidiques chez les souris, sans rĂ©activitĂ© croisĂ©e dĂ©tectable avec les nanotubes de carbone. Cependant, seul le conjuguĂ© nano-tubes de carbone monodĂ©rivĂ© a induit des niveaux Ă©levĂ©s d’anticorps neutralisant le virus. Ces rĂ©sultats mettent en Ă©vidence pour la premiĂšre fois le potentiel des nano-tubes de carbone Ă  prĂ©senter des Ă©pitopes biologiquement importants dans une conformation appropriĂ©e Ă  la fois in vitro et in vivo et ouvrent la possibilitĂ© de les utiliser pour l’administration de vaccins.

Nouvelles du 9 Juillet 2023

Les nanotechnologies Ă  l’Ăšre du COVID-19 : Les nanomatĂ©riaux Ă  base de carbone, une solution prometteuse 

Etude de Juin 2023. La pandĂ©mie de coronavirus 2019 (COVID-19) a conduit Ă  une collaboration entre les scientifiques des nanotechnologies, les acteurs de l’industrie et les cliniciens afin de dĂ©velopper des solutions pour le diagnostic, la prĂ©vention et le traitement des infections par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sĂ©vĂšre 2 (SARS-CoV-2). Les nanomatĂ©riaux, y compris les matĂ©riaux Ă  base de carbone tels que le graphĂšne et les nanotubes de carbone, ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s pour leur potentiel dans la recherche virale. Les effets uniques des matĂ©riaux Ă  base de carbone sur les micro-organismes, l’interaction immunitaire et la sensibilitĂ© des diagnostics en ont fait un sujet prometteur pour la recherche sur le SRAS-CoV-2. Cette Ă©tude traite de l’interaction des matĂ©riaux Ă  base de carbone avec le SRAS-CoV-2 et de leur applicabilitĂ©, y compris les propriĂ©tĂ©s physiques et chimiques des matĂ©riaux Ă  base de carbone, les interactions connues entre les matĂ©riaux Ă  base de carbone et les composants viraux, et les utilisations proposĂ©es en matiĂšre de prĂ©vention, de traitement et de diagnostic. [26]  

Il convient de souligner le rĂŽle fondamental des scientifiques dans l’Ă©lucidation de la cinĂ©tique immunitaire et plus gĂ©nĂ©ralement sanguine des nano-matĂ©riaux Ă  base de carbone pour la crĂ©ation de nouveaux traitements et vaccins. Qu’il s’agisse de l’immunostimulation nĂ©cessaire Ă  la vaccination ou de la suppression immunitaire de la tempĂȘte de cytokines gĂ©nĂ©rĂ©e par COVID-19.

En fait, selon cette Ă©tude, depuis le lancement de la fausse pandĂ©mie, le nombre d’études portant sur le GraphĂšne dans la gestion du CoqueVide/19, a augmentĂ© de 9600% par rapport Ă  l’annĂ©e 2019.

Dans cette Ă©tude, portant sur les nano-technologies Ă  l’ùre du CoqueVide/19, le terme “GraphĂšne” apparaĂźt 148 fois, le terme “Carbone” apparaĂźt 117 fois et le terme “Vaccin” apparaĂźt 40 fois. 

Nouvelles du 8 Juillet 2023

A propos des capacités des Zéolites, et autres argiles, de dégrader les dérivés de la famille du GraphÚne

“Kaolin alleviates the toxicity of graphene oxide for mammalian cells / Les kaolins attĂ©nuent la toxicitĂ© de l’oxyde de graphĂšne pour les cellules de mammifĂšres”: [93]

« Le dĂ©veloppement de nouveaux vĂ©hicules nanomĂ©triques pour l’administration de mĂ©dicaments suscite un intĂ©rĂȘt croissant pour les Ă©tudes d’interaction entre les nanomatĂ©riaux. Dans cet article, nous rapportons les Ă©tudes in vitro de la rĂ©ponse physiologique des cellules eucaryotes Ă  l’incubation avec de l’oxyde de graphĂšne et de l’argile nano planaire de kaolin. Les matĂ©riaux de la famille du graphĂšne, y compris l’oxyde de graphĂšne, sont prometteurs pour de nombreuses applications en raison de leurs propriĂ©tĂ©s Ă©lectroniques uniques. Cependant, l’oxyde de graphĂšne se rĂ©vĂšle toxique pour certaines lignĂ©es cellulaires par le biais d’un mĂ©canisme non identifiĂ©. Par consĂ©quent, les mĂ©thodes et les agents rĂ©duisant la toxicitĂ© de l’oxyde de graphĂšne peuvent Ă©largir son application pratique. Nous avons utilisĂ© un test colorimĂ©trique, la cytomĂ©trie en flux et des mĂ©thodes d’analyse de l’indice cellulaire pour Ă©valuer les effets de l’application sĂ©parĂ©e et combinĂ©e de l’oxyde de graphĂšne et du kaolin sur les cellules de mammifĂšres. Nous avons montrĂ© que l’application conjointe d’oxyde de graphĂšne et de kaolin rĂ©duisait les effets nĂ©gatifs du graphĂšne de prĂšs de 20%, trĂšs probablement en raison de la coagulation des nanoparticules entre elles, qui a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e par microscopie Ă  force atomique ».

Voir, Ă©galement, l’étude “Effects of solution chemistry on the attachment of graphene oxide onto clay minerals” [108]:

« Avec l’augmentation de la production et la large application de l’oxyde de graphĂšne, les particules colloĂŻdales d’oxyde de graphĂšne sont libĂ©rĂ©es dans le sol et les eaux souterraines, oĂč il existe un grand nombre de particules minĂ©rales. En outre, la chimie de l’eau interstitielle (par exemple l’acide organique, la valence des cations) est un aspect nĂ©gligĂ© mais important pour Ă©tudier de maniĂšre exhaustive le devenir de l’oxyde de graphĂšne. Les interactions de l’oxyde de graphĂšne avec trois minĂ©raux argileux omniprĂ©sents (montmorillonite, kaolinite et diatomite) ont Ă©tĂ© systĂ©matiquement Ă©tudiĂ©es dans le cadre d’expĂ©riences par lots sur une large gamme de chimies de solution. En gĂ©nĂ©ral, l’affinitĂ© pour l’oxyde de graphĂšne est de l’ordre de la montmorillonite > kaolinite > diatomite dans les mĂȘmes conditions d’expĂ©rience. Cette observation peut ĂȘtre expliquĂ©e par les caractĂ©ristiques des diffĂ©rents minĂ©raux argileux, telles que la charge de surface et la surface spĂ©cifique. Les rĂ©sultats indiquent que l’augmentation de la force ionique ou la diminution du pH renforcent la fixation des nanoparticules de l’oxyde de graphĂšne sur les minĂ©raux argileux, en raison d’interactions Ă©lectrostatiques. Avec l’augmentation de la concentration de Ca2+, davantage de particules d’oxyde de graphĂšne se fixent sur les particules de minĂ©raux argileux.

Il est Ă  noter, Ă©galement, que des zĂ©olites peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour amĂ©liorer la croissance de champignons mĂ©dicinaux ou en augmenter le taux d’anti-oxydants.

Voir les Ă©tudes “Addition of Zeolites to Improve the Functional Characteristics of the Hen of the Wood or Maitake Medicinal Mushroom, Grifola frondosa / Ajout de zĂ©olites pour amĂ©liorer les caractĂ©ristiques fonctionnelles du champignon mĂ©dicinal MaĂŻtakĂ©, Grifola frondosa” [94] ; “Zeolites as possible biofortifiers in Maitake cultivation / Les zĂ©olithes comme biofortifiants possibles dans la culture du MaĂŻtakĂ©â€ [96]; “Coriolus versicolor Mushroom Grown on Selenium-Rich Zeolite Tuff as a Potential Novel Food Supplemen / Champignon Coriolus versicolor cultivĂ© sur du tuf de zĂ©olite riche en sĂ©lĂ©nium comme nouveau complĂ©ment alimentaire potentiel” [110]; “Effect of clinoptilolite zeolite on mushroom growth / Effet de la zĂ©olite clinoptilolite sur la croissance des champignons” [111].

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Quelques Ă©tudes portant sur les capacitĂ©s de l’oxyde de GraphĂšne aĂ©rien de modifier la sexualitĂ© des plantes

“The Interaction of Graphene Oxide with the Pollen−Stigma System: In Vivo Effects on the Sexual Reproduction of Cucurbita pepo L”. [76]  

Ici, les effets de l’oxyde de graphĂšne et de l’oxyde de graphĂšne purifiĂ© Ă  partir de rĂ©sidus de production ont Ă©tĂ© testĂ©s in vivo sur le stigmate de Cucurbita pepo L. ssp. pepo – de variĂ©tĂ© Greyzini. Les stigmates ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l’oxyde de graphĂšne ou Ă  l’oxyde de graphĂšne purifiĂ© Ă  partir de rĂ©sidus de production pendant trois heures et ont ensuite Ă©tĂ© analysĂ©s par microscopie Ă©lectronique Ă  balayage dans l’environnement pour vĂ©rifier les Ă©ventuelles altĂ©rations de leur surface. Les stigmates ont ensuite Ă©tĂ© pollinisĂ©s Ă  la main pour vĂ©rifier les effets des deux l’oxydes de graphĂšne sur l’adhĂ©sion et la germination du pollen sur le stigmate et, par la suite, sur le dĂ©veloppement des fruits et des graines. Aucun dommage grave n’a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© sur le stigmate ; nĂ©anmoins, l’adhĂ©sion du pollen et la germination sur le stigmate ont diminuĂ©. De plus, les fruits se sont dĂ©veloppĂ©s de maniĂšre dĂ©fectueuse avec des signes de nĂ©crose dans le cas de l’oxyde de graphĂšne, alors que les fruits n’ont pas mĂ»ri dans le cas de l’l’oxyde de graphĂšne purifiĂ© Ă  partir de rĂ©sidus de production et que les ovules n’ont pas dĂ©veloppĂ© de graines aprĂšs les deux traitements Ă  l’oxyde de graphĂšne. Ces rĂ©sultats mettent en Ă©vidence les diffĂ©rents mĂ©canismes d’interaction des deux matĂ©riaux avec le systĂšme pollen-stigmate, suggĂ©rant un impact nĂ©gatif possible des oxydes de graphĂšne sur la reproduction sexuelle d’autres plantes Ă  graines.

Micrographies MEB de stigmates de Cucurbita pepo L. recouverts de 0 (ContrĂŽle) (a,b) ou de 1 mg d’oxyde de graphĂšne (c) et d’oxyde de graphĂšne purifiĂ© (d), et pollinisĂ©s aprĂšs trois heures. Les papilles stigmatiques, les grains de pollen et les paillettes/nanoparticules d’oxyde de graphĂšne sont indiquĂ©s par des flĂšches, des astĂ©risques et des pointes de flĂšches, respectivement. Barres = 50 ”m.

“Beyond graphene oxide acidity: Novel insights into graphene related materials effects on the sexual reproduction of seed plants / Au-delĂ  de l’aciditĂ© de l’oxyde de graphĂšne : Nouveaux aperçus des effets des matĂ©riaux apparentĂ©s au graphĂšne sur la reproduction sexuelle des plantes Ă  graines”.  [92]

Les matĂ©riaux Ă  base de graphĂšne ont plusieurs effets sur les plantes, et l’oxyde de graphĂšne, en particulier,  peut affecter la germination du pollen et la croissance des tubes en raison de ses propriĂ©tĂ©s acides.

“Interactions of airborne graphene oxides with the sexual reproduction of a model plant: When production impurities matter / Interactions des oxydes de graphĂšne en suspension dans l’air avec la reproduction sexuelle d’une plante modĂšle : Quand les impuretĂ©s de production comptent”. [82] 

L’utilisation croissante de matĂ©riaux Ă  base de graphĂšne dans les produits de la vie quotidienne suscite des inquiĂ©tudes quant Ă  leur Ă©ventuelle dissĂ©mination dans l’environnement et Ă  l’impact qu’elle pourrait avoir sur les organismes. Les matĂ©riaux Ă  base de graphĂšne ont des effets trĂšs variables sur les plantes et, selon des preuves rĂ©centes, l’oxyde de graphĂšne a le potentiel d’interfĂ©rer avec la reproduction sexuelle en raison de ses propriĂ©tĂ©s acides et de ses rĂ©sidus de production. Ici, les stigmates de la plante modĂšle Cucurbita pepo ont Ă©tĂ© soumis Ă  des dĂ©pĂŽts secs simulĂ©s d’oxyde de graphĂšne et d’oxyde de graphĂšne purifiĂ© Ă  partir de rĂ©sidus de production
 Il s’agit de la premiĂšre limite de “sĂ©curitĂ©â€ jamais enregistrĂ©e pour les dĂ©pĂŽts d’oxyde de graphĂšne, sortis de leur boĂźte,  concernant la reproduction d’une plante Ă  graines. Si elle est confirmĂ©e pour les espĂšces pollinisĂ©es par le vent, elle pourrait ĂȘtre prise en compte dans l’Ă©laboration des politiques relatives aux Ă©missions de matĂ©riaux Ă  base de graphĂšne dans l’air.

“Is airborne graphene oxide a possible hazard for the sexual reproduction of wind-pollinated plants? / L’oxyde de graphĂšne en suspension dans l’air constitue-t-il un risque pour la reproduction sexuelle des plantes pollinisĂ©es par le vent ?”. [90]

“Effects of Few-Layer Graphene on the Sexual Reproduction of Seed Plants: An In Vivo Study with Cucurbita pepo / Effets du graphĂšne multicouche sur la reproduction sexuelle des plantes Ă  graines : Une Ă©tude in vivo avec Cucurbita pepo”. [80]

“Graphene oxide impairs the pollen performance of Nicotiana tabacum and Corylus avellana suggesting potential negative effects on the sexual reproduction of seed plants. L’oxyde de graphĂšne nuit Ă  la performance du pollen de Nicotiana tabacum et de Corylus avellana, suggĂ©rant des effets nĂ©gatifs potentiels sur la reproduction sexuelle des plantes Ă  graines”. [82]

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Au sujet de la sur-mortalitĂ© post-vaccinale, au parfum de GraphĂšne, au Japon: 

140 000 décÚs en excÚs depuis le lancement de la fausse pandémie

Voir l’article de Felicittina [60] et le site officiel de l’équipe Japonaise composĂ©e de 16 experts. “Excess and Exiguous Deaths Dashboard in Japan”. [62]

Nouvelles du 5 Juillet 2023

La logique embryologique 

Hommage au Dr Soulier

DerniĂšre newsletter d’Yves Rasir. 

Stupeur et tristesse. Le dĂ©cĂšs soudain du Dr Olivier Soulier, jeudi dernier, a suscitĂ© une vive Ă©motion parmi la rĂ©sistance. Il devait fĂȘter ses 67 ans hier. Depuis trois ans, le mĂ©decin homĂ©opathe lillois s’était beaucoup investi dans la lutte contre le totalitarisme sanitaire, notamment en animant de nombreuses Ă©missions du CSI (Conseil Scientifique IndĂ©pendant) et en impulsant la crĂ©ation du SLS (Syndicat LibertĂ© SantĂ©) pour regrouper et soutenir les soignants suspendus. À travers sĂ©minaires et confĂ©rences, cet infatigable orateur tentait parallĂšlement de promouvoir une “mĂ©decine du sens” axĂ©e sur la symbolique des maladies et une nouvelle comprĂ©hension du vivant basĂ©e, en bonne partie, sur les dĂ©couvertes du Dr Hamer. C’est Ă  ce titre qu’ Olivier avait collaborĂ©, dĂšs le dĂ©but, Ă  l’aventure NĂ©osantĂ©. Il n’avait pas l’écriture facile, le temps lui manquait souvent, mais il nous a quand mĂȘme offert quelques articles et dossiers que nous sommes fiers d’avoir publiĂ©s. En guise d’hommage Ă  cet ami disparu, je vais aujourd’hui diffuser le premier texte signĂ© de sa main et paru dans le n° 3 de notre revue mensuelle, il y a tout juste 12 ans.

Suite. [63]

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“Syndrome de mort subite, par coïncidence, au parfum de Graphùne”

Mort de Jo Lindner : l’influenceur aux millions d’abonnĂ©s est dĂ©cĂ©dĂ© d’un anĂ©vrisme Ă  l’Ăąge de 30 ans

[59] Avec 8,5 millions de followers sur Instagram et plus de 940 000 abonnĂ©s sur YouTube, Jo Lindner Ă©tait trĂšs populaire sur les plateformes de mĂ©dias sociaux car il partageait rĂ©guliĂšrement des conseils et des astuces sur le fitness. Selon le post Instagram de sa compagne, Jo Lindner est dĂ©cĂ©dĂ© des suites d’un anĂ©vrisme.

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Dr. Sam Bailey – Le mensonge sur la maladie de Lyme

Traduction de l’AmirautĂ©. [61] Lorsqu’il s’agit de maladies redoutĂ©es, la maladie de Lyme se classe parmi les pires. Cependant, l’histoire du grand public pose un problĂšme majeur. La “nouvelle” maladie n’est apparue que dans les annĂ©es 1970, les tiques et les “germes” Borrelia ayant Ă©tĂ© accusĂ©s peu aprĂšs.

Il est temps d’exposer les documents scientifiques sur lesquels repose toute cette histoire et de souligner un autre problĂšme fondamental : comment cette “maladie” peut-elle ĂȘtre diagnostiquĂ©e ?

Il s’agit d’un sujet important car les campagnes de marketing impliquant les tiques comme cause d’une grande Ă©pidĂ©mie et mĂȘme comme “armes biologiques” potentielles ont dĂ©jĂ  commencĂ©…

Nouvelles du 4 Juillet 2023

Royaume-Uni. PrĂšs de 100 000 dĂ©cĂšs liĂ©s Ă  des troubles cardiaques et Ă  des accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux de plus que d’habitude depuis fĂ©vrier 2020


À savoir, en langage clair: une sur-mortalitĂ© de 100 000 dĂ©cĂšs post-vaccinaux dus Ă  des pathologies cardiaques

C’est selon le dernier rapport de la British Heart Foundation publoiĂ© le 22 juin 2023. L’analyse des donnĂ©es de l’Office for Health Improvement and Disparities (OHID) rĂ©vĂšle qu’il y a eu plus de dĂ©cĂšs en excĂšs liĂ©s Ă  des maladies cardiovasculaires que pour tout autre groupe de maladies dans cette analyse, soit un total de 96 540 depuis fĂ©vrier 2020. 

Suite. [69]

Nouvelles du 2 Juillet 2023

L’Union EuropĂ©enne appelle Ă  des discussions mondiales sur les risques liĂ©s Ă  la gĂ©oingĂ©nierie du climat
 Sans plaisanter?

BRUXELLES, 28 juin (Reuters) – La Commission europĂ©enne a appelĂ© mercredi Ă  des discussions internationales sur les dangers et la gouvernance de la gĂ©o-ingĂ©nierie, estimant que de telles interventions visant Ă  modifier le climat posaient des risques “inacceptables”.

La gĂ©o-ingĂ©nierie suscite un intĂ©rĂȘt croissant, les pays ne parvenant pas Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre assez rapidement pour enrayer le changement climatique. Mais la question de la manipulation des systĂšmes planĂ©taires pour lutter contre le rĂ©chauffement climatique reste trĂšs controversĂ©e. [72]

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Suisse. PlongĂ©e dans les statistiques Covid et post-vaccinales 

Document en PDF, de 173 pages, préparé par Viviane Cuendet

Viviane Cuendet a passĂ© les derniĂšres deux annĂ©es Ă  traduire bĂ©nĂ©volement en français les publications et prĂ©sentations de Real Data Hero, un canal d’information allemand sur les donnĂ©es statistiques liĂ©es au Covid, ainsi que d’autres vidĂ©os qu’elle diffuse sur son canal. [67]

Pour des extraits de ce document, voir le site de CovidHub. [74]

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Bill Gates promet 400 millions de dollars pour tester un nouveau “vaccin” contre la tuberculose sur 26 000 personnes en Afrique et en Asie du Sud-Est

La Fondation Bill & Melinda Gates et le Wellcome Trust ont annoncé mercredi leur intention de financer un essai clinique de phase 3 pour un vaccin contre la tuberculose qui sera testé sur 26 000 personnes dans 50 sites en Afrique et en Asie du Sud-Est au cours des quatre à six prochaines années.

Bill Gates s’est engagĂ© Ă  verser 400 millions de dollars pour cet essai et Wellcome – le plus grand bailleur de fonds de la recherche mĂ©dicale au Royaume-Uni et l’un des plus importants au monde – s’est engagĂ© Ă  verser 150 millions de dollars supplĂ©mentaires.

Les essais porteront sur le vaccin M72/AS01, mis au point par le géant pharmaceutique GSK (anciennement GlaxoSmithKline) avec un financement partiel de la Fondation Gates.

Des experts ont dĂ©clarĂ© au Washington Post que la nouvelle Ă©tait â€œĂ©norme”. Le Guardian a saluĂ© l’annonce comme “changeant la donne”, tandis que STAT l’a qualifiĂ©e de “prometteuse”.

Mais Brian Hooker, Ph.D., P.E., directeur principal de la science et de la recherche pour Children’s Health Defense, a dĂ©clarĂ© au Defender que les essais prĂ©vus pour le vaccin antituberculeux soulevaient des inquiĂ©tudes.

Suite. [70]

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Hommage d’Emilie Mugabo au Dr. Olivier Soulier
 qui venait d’ĂȘtre expulsĂ© du Conseil Scientifique “IndĂ©pendant”

Par oĂč commencer quand tant de sentiments aussi forts se bousculent ? Pardon.

Hier soir, je faisais une capture vidĂ©o de l’Ă©mission du CSI pour Olivier Soulier qui voulait s’assurer d’en avoir la version diffusĂ©e en direct mais Ă©tait par avance trop Ă©coeurĂ© pour la visionner et entendre comment serait réécrite l’histoire du CSI qu’il avait créé avant de s’en faire Ă©jecter par Emmanuelle Darles et Pavan.

J’ai donc subi en direct cette 110Ăšme Ă©mission en me disant qu’assurĂ©ment, je pouvais prĂ©dire sans guĂšre me tromper que j’avais sous les yeux une partie du futur conseil scientifique non-indĂ©pendant du prochain gouvernement de la France, dĂ©signĂ© pour gĂ©rer la future plandĂ©mie, conformĂ©ment au plan et d’autant plus facilement qu’avaient Ă©tĂ© sortis du CSI les gens intĂšgres et incorruptibles tels qu’Olivier, Ariane BilhĂ©ran ou encore Guillaume et SĂ©bastien du collectif Next Dose.

Lorsque le narratif de cette opposition de posture et d’imposteurs en vient Ă  ce point Ă  converger et s’aligner sur celui de nos dirigeants et leurs donneurs d’ordres… Nous en parlions ici-mĂȘme il y a trois jours, n’est-ce pas ?

J’ai Ă©coutĂ© et enregistrĂ© ces personnes, nausĂ©euse, en colĂšre et ne lĂąchant un sourire qu’Ă  la fin de cet exercice de rĂ©visionnisme, en observant sans surprise les regards gĂȘnĂ©s, l’inconfort manifeste et le grand blanc que laissĂšrent les intervenants aprĂšs cet enterrement en rĂšgle et sans vergogne.

Suite. [64]